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Projet K, projet spécial de WikiLeaks: Les Câbles Kissinger

Les Câbles Kissinger font partie du lancement, aujourd’hui, de la WikiLeaks Public Library of US Diplomacy (PlusD), qui contient la plus vaste collection, publiquement accessible au monde de communications diplomatiques US confidentielles, ou précédemment confidentielles. Dès son lancement le 8 avril 2013, elle contient 2 millions de communications comprenant approximativement un milliard de mots.

L’éditeur de WikiLeaks Julian Assange a déclaré: « La collection couvre l’implication US dans, ou des rapports diplomatiques ou de renseignements de chaque pays sur Terre. Il s’agit du lot de matériel géopolitique unique le plus significatif qui ait jamais été publié. »

Les Câbles Kissinger

« Ce qui est illégal nous le faisons tout de suite, ce qui est anticonstitutionnel prend un peu plus de temps. » – Henry Kissinger, Ministre US des Affaires Etrangères, le 10 mars 1975:http://wikileaks.org/plusd/cables/P860114-1573_MC_b.html#efmCS3CUB

Les Câbles Kissinger sont constitués de plus de 1,7 million de communications diplomatiques US enregistrées pour la période de 1973 à 1976, comprenant 205.901 communications relatives à l’ancien ministre des affaires étrangères US, Henry A. Kissinger. Datées du 1 janvier 1973 au 31 décembre 1976 elles couvrent une gamme de communications diplomatiques dont des câbles, des rapports de renseignements et des communications pour les parlementaires. Elles comprennent plus de 1,3 million de câbles du service diplomatique lui-même et 320.000 communications initialement classées confidentielles. Celles-ci comprennent plus de 227.000 câbles classés « CONFIDENTIAL »" et 61.000 câbles classés « SECRET ». Ce qui est peut-être plus important, il y a plus de 12.000 documents ornés de l’avertissement « NODIS » ou « no distribution« , et plus de 9.000 documents classés « EYES ONLY » (très, très secret, ndt).

Avec autour de 700 millions de mots, la collection des Câbles Kissinger est à peu près cinq fois plus grande que le Cablegate de WikiLeaks. Les données brutes en .PDF font plus de 380 Gigabytes en taille et sont à ce jour la plus importante publication de WikiLeaks.

Les partenaires médiatiques de WikiLeaks publieront des articles sur leurs trouvailles tout au long de la semaine. Celles-ci comprennent des révélations importantes sur l’implication US avec des dictatures fascistes, en particulier en Amérique Latine, sous l’Espagne franquiste (y compris concernant la famille royale espagnole) et en Grèce pendant le régime des Colonels.

Les documents contiennent aussi des rapports diplomatiques horaires sur la guerre de 1973 entre Israël, l’Égypte, et la Syrie (la « guerre du Yom Kippour »). Bien que ces documents aient déjà été utilisés par des chercheurs US par le passé, les Câbles Kissinger en fournissent au public et aux journalistes un accès sans équivalent.

La plupart des communications ont été revues par le processus systématique du State Department US (ministère des affaires étrangères US, ndt) de dé-classification après 25 ans. Pendant l’examen, les archives étaient soit déclassifiées soit conservées classées confidentielles avec tout ou partie des données annexes déclassifiées. Les deux jeux de données étaient soumis à un nouvel examen par le National Archives and Records Administration (NARA). Une fois tenues pour être publiables, les documents étaient placés en .PDF individuels aux National Archives comme partie de la collection des Central Foreign Policy Files. Malgré le fait que le processus doive revoir les documents après 25 ans il n’y a pas de communications diplomatiques archivées après 1976. La dé-classification formelle et le processus de révision de ces documents historiques hautement précieux sont donc en retard de 12 ans.

Le format sous lequel ces documents était stocké à la NARA est en tant que 1,7 million de .PDF individuels. Afin de préparer ces documents à être intégrés dans la collection PlusD, WikiLeaks a obtenu et rétro-travaillé tous le 1,7 million de .PDF et accompli une analyse détaillée des thèmes particuliers, développé des systèmes techniques sophistiqués pour gérer les données complexes et volumineuses, et corrigé beaucoup d’erreurs introduites par la NARA, le State Department ou ses diplomates, en harmonisant par exemple les différentes façons dont les différents départements, capitales ou noms de personnes étaient écrits. Tout notre travail de correction est référencé et disponible à partir des liens des descriptions des thèmes individuels sur l’interface de recherche de texte de PlusDhttps://search.wikileaks.org/plusd

Échec de tentatives de re-classification

La CIA et d’autres agences ont tenté de re-classifier ou de retenir des sections des US National Archives. Des minutes détaillées de réunions du State Department US démontrent que ces tentatives, qui ont pris leur origine sous la deuxième administration Bush, ont persisté au moins jusqu’en 2009. Une analyse de 2006 par les US National Security Archives, un institut de recherche et une bibliothèque, non-gouvernementaux et indépendants situés à la George Washington University, a découvert que 55.000 pages avaient secrètement été re-classifiées.

La censure des US National Archives fut fortement mise en évidence en novembre de l’année dernière quand l’Archive a censuré toutes les recherches sur « WikiLeaks » de ses données.. Pour plus d’infos, cliquez sur http://dissenter.firedoglake.com/2012/11/03/us-national-archives-has-blocked-searches-for-wikileaks/

Julian Assange, éditeur de WikiLeaks, a dit: « Il n’est pas possible de faire confiance à l’administration US de maintenir l’historique de ses interactions avec le reste du monde. Heureusement, une organisation avec un parcours sans faille dans la résistance aus efforts de censure en a maintenant une copie. »

Source : http://wikileaks.org/plusd/pressrelease/

Traduit par Will Summer

Les hacktivistes d’antisec ont procédé aujourd’hui le 27 février à la publication d’un total de 14 Gigabytes de données, code et logiciel liés à Bank of America, Bloomberg, Thomson Reuters, TEKSystems et ClearForest sur leur propre plateforme de diffusion d’informations confidentielles Par:Anoia.

Par:Anoia

Selon un communiqué de presse publié par les hacktivistes Anonymous sur la même plateforme, les données publiées contiennent des informations détaillées de plusieurs centaines de milliers de cadres et d’employés de diverses sociétés à travers le monde (informations sur leurs salaires) et montrent que Bank of America collabore avec d’autres sociétés pour espionner et collecter des informations sur des citoyens privés, activistes du mouvement Occupy Wall Street, hactivistes du collectif Anonymous et d’autres activistes sur les réseaux sociaux et les canaux IRC, le communiqué ajoute que les 14 Gigabytes publiés n’ont pas été acquis par un un acte de piratage mais « récupérés » d’un serveur -mal configuré- situé à Tel Aviv en Israel.

Ici pour lire le communiqué complet (fichier pdf -anglais).

Vous pouvez aussi consulter et/ou télécharger les fichiers publiés par les hacktivistes d’antisec :

Main release site: http://par-anoia.net/releases2013.html#bofa

Main file directory: http://par-anoia.net/assessment/us/bofa/

OneCalais software: http://par-anoia.net/assessment/us/bofa/OneCalais

Bank of America source code: http://par-anoia.net/assessment/us/bofa/lior/

Executive/Employee data: http://par-anoia.net/assessment/us/bofa/officers.zip

OneCalais software 4.7 FULL (torrent): http://1337x.org/torrent/487009/OneCalais-4-7-FULL-Anonymous/

Chokri Belaïd le 29 décembre 2010 à Tunis (AFP/Archives, Fethi Belaid)

Chokri Belaïd le 29 décembre 2010 à Tunis (AFP/Archives, Fethi Belaid)

Une figure de l’opposition tunisienne, Chokri Belaïd, a été tuée par balles mercredi à Tunis et ses proches ont accusé les islamistes au pouvoir du crime, alors que le Premier ministre dénonçait "un acte de terrorisme" dans un contexte d’instabilité croissante en Tunisie.

Quelque 200 personnes manifestaient pour dénoncer le meurtre devant le ministère de l’Intérieur sur l’avenue Habib Bourguiba, l’axe central de Tunis et haut lieu de la révolution de janvier 2011 qui a renversé le régime de Zine El Abidine Ben Ali.

"Mon frère a été assassiné, je suis plus que désespéré", a indiqué à l’AFP le frère du défunt, Abdelmajid Belaïd.

Selon l’épouse de l’opposant et secrétaire général du parti des Patriotes démocrates, s’exprimant sur la radio Mosaïque, il a été touché par plusieurs balles alors qu’il sortait de chez lui.

Son frère a immédiatement accusé le parti islamiste Ennahda, qui dirige le gouvernement tunisien, d’être responsable du meurtre. "J’accuse (le chef d’Ennhada) Rached Ghannouchi d’avoir fait assassiner mon frère", a-t-il déclaré, sans plus d’explication pour étayer cette accusation.

Chokri Belaïd, 48 ans, critique acerbe du gouvernement actuel, avait rejoint cette année une coalition de partis de gauche, le Front populaire, qui se pose en alternative au pouvoir en place.

Le Premier ministre islamiste, Hamadi Jebali a immédiatement dénoncé le meurtre y voyant un "acte de terrorisme". "C’est un acte criminel, un acte de terrorisme pas seulement contre Belaïd mais contre toute la Tunisie", a-t-il dit à la radio Mosaïque FM, promettant de tout faire pour que le tueur soit arrêté rapidement.

"Le peuple tunisien n’est pas habitué à ce genre de choses, c’est un tournant grave (…) notre devoir à tous, en tant que gouvernement, en tant que peuple c’est de faire preuve de sagesse et de ne pas tomber dans le piège du criminel qui vise à plonger le pays dans le désordre", a-t-il déclaré.

Selon M. Jebali, Belaïd a été tué de trois balles tirées à bout portant par un homme portant un vêtement de type burnous, sorte de long manteau traditionnel en laine avec une capuche pointue.

Ennahda a de son côté dénoncé "un crime odieux visant à déstabiliser le pays".

Devant l’hôpital du quartier Ennasr de Tunis, où la dépouille de Belaïd se trouve, une foule s’est aussi réunie hurlant sa colère et accusant Ennahda scandant: "Le peuple veut une nouvelle révolution". "Ghannouchi sale chien", criait notamment le père de la victime, en larmes.

Hamma Hammami, le chef du Front populaire et proche de Belaïd, a dénoncé un "crime politique". "Il a été commis par des partis politiques qui veulent enfoncer le pays dans le meurtre et l’anarchie. Tout le gouvernement, et tout le pouvoir assume la responsabilité de ce crime odieux car les menaces contre Chokri et d’autres ne datent pas d’aujourd’hui", a-t-il dit à l’AFP.

La Tunisie a vu se multiplier les violences sociales et politiques ces derniers mois.

Plusieurs partis d’opposition et des syndicalistes ont accusé des milices pro-islamistes, la Ligue de protection de la révolution, d’orchestrer des heurts ou des attaques contre les opposants ou leurs bureaux. Les partisans de ce mouvement sont accusés notamment d’avoir tué en octobre un dirigeant régional du parti d’opposition Nidaa Tounès à Tataouine (sud).

Par ailleurs, la Tunisie est plongée dans une impasse politique, faute d’un compromis sur la future Constitution qui bloque l’organisation de nouvelles élections.

Enfin, la coalition au pouvoir dominée par Ennahda traverse une grave crise, ses deux alliés de centre-gauche Ettakatol et le Congrès pour la République, réclamant un remaniement d’ampleur du gouvernement pour retirer aux islamistes des ministères régaliens.

AFP

imagesLe département américain de la Sécurité intérieure a mis en garde, jeudi 10 janvier, contre une faille dans le logiciel Java – utilisé par plus d’un milliard d’ordinateurs et trois milliards de mobile à travers le monde -, appelant ses utilisateurs à cesser d’y avoir recours.

La vulnérabilité détectée et qui fonctionne en général comme un « plug-in » dans les navigateur Web est actuellement exploitée par des pirates informatiques, prévient la branche chargée des situations informatiques d’urgence du département sur son site internet Alert (TA13-010A). "Nous ne connaissons à l’heure actuelle aucune solution pratique à ce problème", ajoute-t-elle.

En poussant des internautes à accéder à des sites piégés, des pirates peuvent exploiter la faille de Java pour exécuter des codes sur les ordinateurs des internautes, selon des sociétés de sécurité informatique qui ont validé l’alerte lancée par le département de la Sécurité intérieure. Concrètement, un hacker pourrait prendre à distance le contrôle d’un ordinateur via un virus. 

Selon Kurt Baumgartner, expert en sécurité pour l’éditeur de logiciels de sécurité Kasperky, l’attaque a débuté le 6 janvier et touche de nombreux pays mais transitent par des sites principalement hébergés au Royaume-Uni, en Russie et au Brésil.

une carte réalisée par Kurt Baumgartner pour identifier les zones les plus sévèrement touchées

une carte réalisée par Kurt Baumgartner pour identifier les zones les plus sévèrement touchées

La solution recommandée revient à désactiver le logiciel java créé par Sun Microsystems mais distribué par Oracle depuis que ce dernier a racheté Sun.