le blog de l’operation leakspin cité par le magazine la vie

Publié: février 26, 2011 par argulamaton dans Les apparitions du blog dans les médias
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Dans un article consacré au rôle des réseaux sociaux,Facebook, la nouvelle arme fatale contre les dictatures, le magazine la vie ( hebdomadaire catholique de gauche qui appartient au groupe le monde) décortique le fonctionnement des mouvements de contestation dans un article de qualité comme sait très bien le faire cette publication. Le journal la vie nous met en lien dans le paragraphe suivant:

Premier rouage : les Cyberactivistes. Ce sont les principaux émetteurs d’infos. Experts du net, ceux-ci sont à l’affut : ils récupèrent les images et vidéos prises par les manifestants sur le terrain, les mettent en scène, les propulsent sur les réseau sociaux. Certains vont plus loin comme les Anonymous (en lien un de leurs blogs) , les anonymes en français. Un collectif d’internautes qui ont fait leurs armes en luttant contre l’Eglise de scientologie ou en défendant Wikileaks (Operation Leakspin). Depuis la révolution tunisienne, les Anonymous ont lancé plusieurs actions d’aide aux manifestants des pays du monde arabe comme par exemple « Opération Algérie » ou encore « Libyaration » pour la Libye. Pour le devenir, il suffit de télécharger un logiciel sur Internet et de s’inscrire sur les forums de discussion du collectif. Ceux-ci choisissent une cible, un site internet officiel par exemple, et le saturent de requêtes, jusqu’à rendre les connexions impossibles.

On peut critiquer la distinction faite dans l’article entre cyber-activistes, militants et utilisateurs facebook mais néanmoins, elle rend compte d’une certaine réalité. Si l’on prend les anonymous, il y a plusieurs terrains d’actions. Tout d’abord, un noyau dur va se retrouver sur les tchats irc où est discutée l’organisation des operations et où sont mis en ligne les pads collaboratifs qui permettent d’achever très rapidement des communiqués ou de mettre en commun de l’information. Il y a bien sur les groupes facebook qui permettent de rassembler des sympathisants et de communiquer sur nos actions. Twitter est aussi très utile pour le flux d’information continue qui permet d’être rapidement au courant. Il est certain que l’on retiendra de ces dernières manifestations la puissance d’internet. Ainsi, quand les médias ignorent un sujet, on peut faire circuler de l’information de manière alternative et toucher un grand public. Bien sur, ce n’est pas suffisant comme l’article le souligne:

« Mais attention, tempère Tristan Mendès-France, il ne faut pas surestimer le rôle des réseaux sociaux. Dans les pays concernés, les connexions à Internet ne sont pas toujours bonnes et ces sites ne sont pas forcément accessibles. C’est là qu’interviennent les médias internationaux, les chaînes satellitaires comme surtout Al Jazira, la chaîne qatari très regardée dans le monde arabe. Il se passe un jeu subtil. Quelqu’un filme par exemple la répression d’une manifestation et arrive à diffuser la vidéo sur Internet. Celle-ci fait du « buzz » à l’intérieur du pays auprès de ceux qui sont connectés à Facebook et Twitter. Cela pourrait s’arrêter là. Mais lorsque la vidéo est reprise par Al Jazira, celle-ci traverse les frontières. Et surtout, elle est vue par beaucoup plus de monde dans le pays concerné. Cela motive les gens à manifester et ainsi de suite. La contestation se nourrit de ces allers-retours incessants. Et au bout d’un moment, ça explose. »

Néanmoins, en faisant circuler l’information et en court-circuitant les médias traditionnels, on les pousse à s’intéresser à nos préoccupations. Notre rôle est d’autant plus utile que les médias ne s’intéressent qu’avec retard aux évènements alors que sur internet, l’information est immédiate et continue. Evidemment, il y a un risque d’intox et de fausses rumeures, mais l’on peut s’assurer assez rapidement de la fiabilité des sources en discutant avec l’émetteur de contenu d’informations.

Il va de soi aussi qu’internet n’est qu’un support et que la vraie vie se joue dans la rue. Aucun gouvernement ne tombe si personne ne descend dans la rue pour protester. Il peut y avoir un risque de paresse sur internet, le « slacktivisme » cité dans l’article, mais pour l’instant les faits montrent que le cyber-militantisme a débouché des manifestations concrètes sur le terrain.

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