Levée d’état d’urgence en Algérie…. Mensonge d’état!!!!

Publié: mars 11, 2011 par Resistant dans Les articles de la rédaction
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Un peu d’historique ; L’état d’urgence avait été instauré en 1992 alors que des violences frappaient l’Algérie après l’annulation des élections législatives remportées par le Front islamique du salut (FIS) qui promettait d’instaurer une « République islamique » . Cette mesure était une obligation pour gérer la situation sécuritaire en Algérie.

En 1998, les fortes frappes des services de sécurité algériens et l’échec de la politique de recrutement ont affaibli  les groupes extrémistes armés et ont rendu leurs menaces minimes d’où l’application de l’état d’urgence perd ses raisons d’exister et devient comme un mécanisme de restriction des libertés collectives et individuelles et l’état de siège s’installa depuis.

En 2011, des violentes émeutes secouent l’Algérie pendant 5 jours, bilan ; 6 morts, 800 Blessées et plus de 1000 personnes arrêtés,  des mouvements de protestations et révolutions « colorées » ravagent plusieurs pays arabes comme la Tunisie, le Yémen et l’Égypte ont poussé le régime algérien (un des régimes les plus compliqué du monde) à chercher des tentatives de manipulation pour briser et s’échapper de toutes tentatives de changement pacifique en Algérie.

Jeudi 24 février, l’état d’urgence n’est plus en vigueur. L’ordonnance présidentielle du 23 février 2011 portant levée de l’état d’urgence en Algérie a été publiée au Journal Officiel, cette manœuvre vise directement l’opinion publique international car les réalités sur le terrain après cette date  restent les mêmes.

On commence par les dispositifs sécuritaire installés en Algérie et prenant comme exemple, la capitale du pays, Alger, voici une carte qui montre les barrages sécuritaires fixes à Alger.

une carte qui montre les barrages sécuritaires fixes à Alger

une carte qui montre les barrages sécuritaires fixes à Alger

Les « P en bleu » indique l’endroit des « CHECK POINTS », vous pouvez remarquer que la capitale algérienne est sous haute sécurité, ces barrages qui quadrillent la ville deviennent plus strictes les jours des marches organisés par la CNCD (tous les samedis depuis le 12 février) pour bloquer les gens venant des autres wilayas à rejoindre ces marche.

Répression en Algérie

Répression en Algérie

La répression est le titre de chaque manifestation ou rassemblement en Algérie. Etudiants, médecins, paramédicaux, gardes communaux ou simples citoyens confrontent toujours des dispositifs anti-émeutes importants, baltaguis et ont tous le droit à des coups de matraques, bombes à lacrymogène et parfois à des  arrestations.

Création des parties politiques, syndicats et associations civiles, pas pour demain selon Dahou Ould Kablia, le ministres des affaires intérieures qui s’est montré plus nuancé. Il a indiqué que « l’État prend des mesures en commençant par les questions prioritaires pour le citoyen d’ordre économique et social (…). Les préoccupations politiques suivront et c’est le gouvernement qui décidera du moment opportun ». le but est de garder l’espace politique en Algérie ferme.

Le droit d'expression en Algérie

Le droit d’expression en Algérie

Et pour terminer, on prend l’exemple d’un des droits fondamentaux des citoyen, le droits d’expression. Un droit qui existait en Algérie si on croit les déclarations du ministres des affaires étrangères Mourad Medelci : « la liberté d’expression existait en Algérie car elle a permis à ceux qui avaient été récemment empêchés de manifester  à Alger de s’exprimerCeux qui n’ont pas pu marcher à Alger n’ont pas été empêchés de parler,  ils ont donné leur point de vue qui a été entendu et relayé de façon considérable par les médias étrangers « , la vérité, ….. ce droit est complètement bafoué en Algérie, interdiction de créer une chaîne de télévision, interdiction de créer un journal indépendant, une radio, un magazine, ..

L’état d’urgence est proclamé officiellement en cas de péril qui menace l’existence de l’Etat et de la Nation et peut restreindre certaines libertés fondatrices de l’état de droit, notamment la liberté de circuler, de la presse et autres droits d’associations et de réunions publiques et autres manifestations. La proclamation de l’état d’urgence n’est en aucun cas un permis, accordé à l’autorité publique, de violer certains droits fondamentaux de l’humain tels que le droit à la vie, le droit au respect, le droit à la liberté, à l’expression, etc.

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