Articles Tagués ‘affrontement’

Des milliers de manifestants égyptiens continuaient d’affluer « pacifiquement » vers le palais présidentiel pour protester contre les nouveaux pouvoirs du président islamiste Morsi et le nouveau projet de Constitution. Des centaines de policiers ont été déployés autour du palais d’Al-Ittihadiya dans le quartier d’Héliopolis. Des barbelés ont également été installés à l’extérieur du site et les routes alentours ont été bloquées.

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Les manifestants ont coupé des barbelés installés par les forces de l’ordre à quelques centaines de mètres du palais pour avancer, avant que la police anti-émeutes protégeant le bâtiment ne tire de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants qui tentaient de s’approcher du siège de la présidence.

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Manifestants devant le palais présidentiel -Caire Égype- à 19h00 heure locale

Selon des sources présidentielles, le président Morsi a quitté le pallias présidentiel après le début des affrontements entre police et manifestants.

De leur coté, huit journaux influents ont suspendu leur publication pour protester contre le nouveau projet constitutionnel, considéré par de nombreux journalistes  comme une menace pour la liberté d’expression.

Le projet de nouvelle Constitution a été adopté à la hâte vendredi dernier par les islamistes, majoritaires à l’Assemblée constituante égyptienne, sans la participation des libéraux et des chrétiens, aggravant ainsi les tensions dans le pays.

Le Grand prix du Formula 1 du Bahreïn a bien eu lieu malgré les bombes assourdissantes et le gaz lacrymogène utilisés par les forces de police pour réprimer la contestation de l’opposition.

Le Grand prix du Formula 1 du Bahreïn a bien eu lieu malgré ma contestation

Le Grand prix du Formula 1 du Bahreïn a eu lieu malgré ma contestation

Cette contestation s’est amplifiée après la mort du manifestant Habib Salah Abbas, un activiste bahreïnien âgé de 36 ans, retrouvé mort dans le village de Bilad al-Qadim à l’est de Manama après une intervention musclée des forces de police pour disperser une violente manifestation hostile à la tenue du Grand Prix de Bahreïn le samedi 21 avril 2012.

Habib Salah Abbas, l'activiste bahreïnien tué par la police le 21/04/2012

Habib Salah Abbas, l'activiste bahreïnien tué par la police le 21/04/2012

Hier, près de 15 000 personnes de confession chiite ont assisté aux funérailles de Habib Salah Abbas, les protestataires qui brandissaient la photo du défunt et chantaient « Par nos âmes, par notre sang, nous nous sacrifierons pour le martyr », ont bloqué des routes par des barricades et des pneus brulés dès la fin des obsèques.

Cette manifestation s’est tourné en violents émeutes après l’intervention des forces de l’ordre, pierres et cocktails Molotov du coté des protestataires, gaz lacrymogène et bombes assourdissantes du coté opposé, ces affrontements ont été violentes « comme le montre la prochaine vidéo », t ils ont duré plusieurs heures causant plusieurs blessés parmi les manifestants.

Quelques centaines d’étudiants en médecine, en pharmacie et en chirurgie dentaire ainsi que des médecins résidents de différents départements du pays, se sont rassemblés ce mercredi 11 mai devant le Centre Hospitalo-universitaire « Mustapha Bacha » au centre d’Alger, pour marcher vers le siège de la présidence à El Mouradia afin de satisfaire leurs revendications pédagogiques et sociales, cette tentative s’est transformée en affrontements avec la police près du CHU Mustapaha Bacha causant plusieurs dizaines de blessés parmi les étudiants.

Un dispositif MONSTRE de policiers s’est déployé à proximité du CHU Mustapaha dès les premières heures de la matinée pour empêcher toute tentative de marche, « selon des témoins, au moins 37 camions antiémeutes ont assiégé l’hôpital ainsi qu’une vingtaine d’autres camions stationnés au niveau des ruelles adjacentes ».

Les étudiants protestataires ont tenté à deux reprises de forcer le cordon sécuritaire pour entamer leur marche, mais ils ont été accueillis à des coups de matraques, non satisfait de réprimer cette tentative de marche, les policiers ont chassé les étudiants à l’intérieur de la loge de l’hôpital Mustapha qui s’est transformée en véritable cellule de torture. « Je suis là pour tabasser et je le fais avec plaisir» Ces propos ont été lancés par un policier à des étudiants, selon le témoignage de Salim Hamiche, délégué des étudiants en chirurgie dentaire au journaliste d’El watan.

Les étudiants en pharmacie ne veulent pas lâcher et organisent un sit-in le même jour à la Fac central.

Les étudiants en pharmacie en grève depuis plus de 3 mois ont essayé de sortir vers 16 heures dans la rue Didouche Mourad, près de la Fac central pour manifester, après l’arrestation de l’un de leurs camarades lors des affrontements avec les forces anti émeutes la matinée à l’intérieur du CHU Mustapha.

Dans un climat extrêmement tendu, des dispositifs importants de force anti émeutes ont rapidement encerclé le siège de l’université, une fois l’étudiant relâché, les manifestants qui sont plus déterminés que jamais à poursuivre leur mobilisation dans les prochains jours jusqu’à la satisfaction complète de leur revendications se sont dispersés sans incidents.

France 24 a publié un reportage très intéressant sur la mobilisation en Algérie, expliquant aussi bien le ras le bol et la peur d’une population traumatisée par la décennie noire du terrorisme qui a ravagé le pays.

Les larmes de Yacine, le frère d’Abdel Hafid qui s’est immolé, sont celles de toute une jeunesse blessée et désespérée.

Si l’on n’assiste pas à un soulèvement massif comme en Egypte, en Tunisie ou même comme au Bahreïn, au Yemen et à Oman, il ne passe pas un jour sans grève ou manifestation en Algérie. Beaucoup d’universités sont en grève depuis plus d’un mois et demi et le mouvement ne cesse de se grossir. Aujourd’hui, ce sont les étudiants en chirurgie dentaire de Tizi Ouzou qui ont rejoint le mouvement:

En parcourant la page d’accueil d’el watan pour lire les principaux articles du jour, on voit que des sit-ins sont organisés dans les hôpitaux ou encore qu’une manifestation a tourné au drame à Kenchela, dans l’est du pays, où un affrontement à l’arme blanche entre tribus a fait une dizaine de blessés.

L’absence de manifestations de masse ne signifie pas que la population algérienne ne se rebelle pas contre la hogra, ce mépris du pouvoir algérien qui laisse crever son peuple dans la misère alors que le pays regorge de richesses grâce au pétrole.