Articles Tagués ‘edf’

Communiqué d’Anonymous du 2 février en réaction aux arrestations dans l’affaire EDF

INTRODUCTION

Vendredi  27 janvier 2012, nous apprenions l’arrestation de trois personnes présumées liées au mouvement Anonymous et soupçonnées d’être auteurs d’attaques contre EDF lors de l’opération « Green Rights ». L’une des personnes mises examen est Triskel, propriétaire du raccourcisseur de lien irc.lc.

 LES FAITS

 Pour bien comprendre cette affaire, revenons sur les faits.
     Fin mars 2011, suite aux évènements tragiques survenus à Fukushima, Anonymous réagit.
L’opération « GreenRights » est lancée contre de grandes entreprises accusées de privilégier leurs  activités lucratives au dépend de l’environnement et des critères essentiels de sécurité.
    EDF fait partie des cibles retenues en raison de sa proximité avec le groupe Enel, actif  dans la production et la distribution d’électricité et de gaz sur  quatre continents, dont l’actionnaire principal n’est autre que le ministère de l’Économie et des Finances italien.
Cette  décision de politique énergétique du gouvernement Berlusconi était  opposée à la volonté populaire italienne, le peuple ayant voté  majoritairement contre le nucléaire par référendum.
    Le  câble Wikileaks 08ROME1191 soulignait d’ailleurs la corruption dans le  choix des appels d’offres passés auprès des entrepreneurs du nucléaire.
    Le 8 mai, deux pads concernant EDF ont été créés. L’un s’intitulant « edf sucks« , une sorte de revue de presse recensant les différentes casseroles d’EDF, l’autre « edf press release » visant à rédiger un manifeste et d’en faire des traductions dans le cadre d’une diffusion massive.
Cependant, aucun de ces pads n’appelaient à une quelconque sorte de manifestation virtuelle. Ils ne contenaient pas non plus de détail technique pouvant servir à un piratage, ils avaient pour seul but d’informer.
La perquisition du parti pirate allemand
C’est dans la précipitation et sur la base de rumeurs entendues d’elles seules, que le 19 mai les autorités perquisitionnent le siège du Parti Pirate Allemand, deux jours avant les élections dans le Land de Brême.
    La police a saisi les serveurs du parti sous prétexte que « piratenpad », son outil d’édition collaborative, aurait hébergé une clé SSH permettant d’accéder à un ou des serveurs d’EDF. Cette rumeur lancée par la justice n’a cependant, jusqu’à ce jour, jamais été prouvée.
Selon ses dires EDF aurait, en avril dernier, subi une intrusion informatique. La justice française soupçonne alors « Anonymous » d’être responsable de celle-ci car à la même période, un sit-in virtuel avait été mené contre EDF.
    La police allemande fit ainsi preuve d’un zèle remarquable en intervenant avant même que les enquêteurs français fassent une requête formelle.La saisie des serveurs rendant inaccessible le site, les électeurs étaient dans l’incapacité de s’informer des avancées politiques des élus du Parti Pirate, ainsi que d’en consulter le programme. Et ce, à seulement deux jours d’élections locales.
    Pour couronner le tout, aucun « Anonymous » ne semble avoir eu connaissance de cette « fameuse » clé SSH. Autre détail curieux, EDF est la seule entreprise ayant déclaré avoir subi un préjudice financier. Celui-ci avoisinant les 160 000 euros.
    En résumé, sur la seule base d’une supposition, une importante opération policière franco-allemande a été menée, mettant en cause la création de deux textes purement informatifs et pénalisant de surcroit le parti pirate allemand à la veille d’une échéance électorale.
VAGUE D’ARRESTATIONS
    Avant d’en venir aux récentes arrestations, rappelons que : « La durée de la garde à vue est de 24 heures.Elle ne peut être prolongée jusqu’à 48 heures que si la  peine encourue est d’au moins 1 an d’emprisonnement, sur autorisation écrite et motivée du procureur de la République et après présentation devant celui-ci.Pour les affaires particulièrement complexes et graves, la prolongation peut être prolongée jusqu’à 72 heures (voire 96 heures  ou 120 heures, en cas de risque terroriste), sur décision du juge des libertés et de la détention (JLD) ou du juge d’instruction ».
    Le mardi 24 janvier, la police procède à l’interpellation de Triskel. Placé en garde à vue pendant plus de 48h (60 heures exactement, selon ses dires), il est accusé d’avoir participé à un sitting virtuel contre edf.com ainsi que d’ ”entente en vue de l’entrave au fonctionnement d’un système de traitement de données“ car offrant « un moyen de discussion » aux « Anonymous ». Or ce jour-là, Triskel n’a fait que visiter le site d’EDF pour constater le sitting, comme beaucoup d’internautes.
    De plus, son site web irc.lc n’est qu’un raccourcisseur de liens parmi d’autres redirigeant de manière simplifiée vers d’autres serveurs hébergeant des salons de discussions irc, comme il en existe beaucoup sur Internet. La perquisition du domicile a permi à la police de mettre la main sur une grande quantité de données concernant toute personne s’étant connectée à irc.lc, mais n’ayant pas spécialement de rapport avec les opérations.  Les forces de l’ordre vont même jusqu’à fouiller dans les sous-vêtements de sa petite amie afin d’y débusquer un masque de Guy Fawks (V  pour vendetta).
        Parmi les deux autres prévenus, l’un est accusé d’avoir coordonné les sit-in virtuels lors de l’opération « green rights », ce qui est en réalité totalement faux, car l’initiative avait déjà été prise en avril par des Anonymous italiens.

NOUS DÉNONÇONS

  • Anonymous dénonce les moyens disproportionnés utilisés par les polices allemandes et françaises contre deux pads au contenu informatif et parfaitement légal.
  • Anonymous dénonce l’amalgame entre les actes de piratages, les intrusions informatiques, les sittings virtuels et la participation aux débats sur des salons de discussions en ligne ouverts à tous.  L’information judiciaire a été ouverte pour « accès  et maintien  frauduleux  dans un système automatisé de traitement de  données, entrave  et  participation à un groupement en vue de la  participation à ces   infractions ».  Cette attitude de la justice  française pourrait créer un dangereux précédent. En effet, un  internaute, qui se connecte sur un chat librement accessible et qui va vérifier si un site visé par une opération est  toujours en marche, peut se retrouver accusé d’être partie prenante de « l’entente » Anonymous.
  • Anonymous réprouve la répression des sit-in virtuels qui ne sont que le reflet d’une manifestation pacifique à l’ère d’internet  et ne conduisent à aucun dégât matériel. Il n’y a eu ni cyber-morts, ni cyber-blessés, ni cyber-dégats.
  • Anonymous condamne l’acharnement judiciaire n’ayant d’autre motif que de désigner un coupable, discréditer une contestation et faire bonne figure devant l’opinion.
  • Anonymous en appelle aux pouvoirs publics français afin de mettre un terme à de tels agissements, qui ne respectent d’ailleurs pas les principes de base de la République.

 FINAL

    Ces arrestations témoignent d’une dégradation des libertés en France. Selon l’Article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen 1789: « La libre communication des pensées et des  opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen  peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus  de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi »

Chacun a le droit de parler librement dans un lieu ouvert à tous ou d’écrire un argumentaire pour dénoncer les comportements d’une entreprise sans appeler à des actes illégaux.
Toute  Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. Les arrestations à but politique sont indignes d’un État de droit.
    Nous tenons à manifester toute notre sympathie envers les trois personnes arrêtées et leur famille. Nous saluons avec émotion toutes les anonymous victimes de la répression qui ont eu le courage de défendre nos valeurs et nos principes, ainsi que les droits fondamentaux de chacun d’entre nous.
We are Anonymous,
We are legion,
We do not forgive,
We do not forget
Expect us

La Direction centrale du renseignement intérieur française (DCRI) avait placé en garde à vue trois personnes ce mardi 24 janvier 2012, ces trois individus, deux hommes âgés de 26 et 36 ans et une femme sont soupçonnés d’avoir participé a des attaques par déni de service distribué (DDoS) contre le site internet d’EDF à plusieurs reprises les 20 et 23 avril et le 2 juin dans le cadre de l’opération Green Rights mené par le collectif Anonymous contre les sites web de plusieurs sociétés comme General Electric et le groupe italien Enel après les évènements dramatiques de Fukushima au Japan.

L’un des anons interpelés est connu sous le nom de Triskel, (la personne qui hébergeait la plateforme IRC francophone http://irc.lc/anonops) le site est actuellement fermé, Triskel avait laissé le message suivant « La justice française réclame au site IRC.LC de ne plus rediriger les visiteurs vers le chat IRC AnonOps, plateforme de communication du Collectif Anonymous. La fermeture fait suite à la garde à vue de 60 heures de Triskel, gestionnaire du site de redirection IRC.LC. », comme le montre la capture d’écran suivante, le message date d’hier soir.

Le message deTriskel 27-01-2012

Le message de Triskel 27-01-2012

Une source judicaire avait expliqué à AFP que les 3 anons présumés ont été interpellés mardi dans le Gard et en région parisienne, leurs ordinateurs ont été saisis et leurs disques durs épluchés, la source a ajouté que deux d’entre eux ont été présentées hier à un juge de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris.

Le parquet de Paris a adressé deux demandes d’entraide judiciaire à l’Allemagne et aux Etats-Unis, une information judiciaire été ouverte le jour même pour « entrave au fonctionnement d’un service de traitement de données », « accès frauduleux dans un service de traitement de données » et « participation à un groupement formé ou à une entente établie en vue de la préparation de ces infractions », cette information vise en particulier à identifier d’autres participants à cette attaque.

On rappel que plusieurs individus impliqués dans des attaques par déni de service (DDoS), -considérés par les gouvernements comme acte de piratage- ont été arrêtés et trainés en justice durant l’année 2011, alors qu’une action DDoS utilisé par anonymous s’agit simplement de milliers de personnes envoient simultanément des connections légitimes sur un serveur web accessible au public, en utilisant en même temps la bande passante ou le processeur dudit serveur au maximum de sa capacité, ce qui provoque un énorme « embouteillage » pour exprimer la protestation populaire.

Le vendredi 20 mai, le parti pirate allemand a vu ses serveurs saisis par la police à la demande d’un juge français. Ce dernier enquêtait sur une attaque en projet contre EDF, cible de l’operation greenrights.

anon pirate

image de arstenicha

Le parti pirate allemand propose un service gratuit qui s’appelle piratenpad. Un pad est un espèce de fichier texte que chacun peut modifier en ligne. C’est un outil très pratique pour pouvoir collaborer à distance. Anonymous l’utilise pour mettre en ligne des infos collectées ou écrire des communiqués de presse. Les manifestants en Espagne, les « indignados » sont aussi adeptes de cet outil.

Les raisons avancées pour justifier la perquisition sont floues. On sait que l’enquête de la police française concerne une attaque DDOS contre EDF. Piratenpad a bien été utilisé par les Anonymous pour recueillir des informations sur edf dans un pad appelé « edf sucks » et écrire un communiqué de presse. Cependant, aucun des deux pads n’appellent à une attaque DDOS contre edf. Les coordonnées des sièges d’EDF dans plusieurs pays du monde ont aussi été recueillis dans le pad de l’opgreenrights. Là non plus rien d’illégal, envoyer des faxs ou des emails de protestation à EDF n’est pas illégal non plus. EDF a fait les frais d’une attaque DDOS le 18 avril mais les pads dédiés à EDF ont été écrits bien après.

On évoque aussi la publication d’une clé SSH sur un pad. Après m’être renseigné, je n’en ai vu aucune trace. Une clé SSH permet de s’authentifier sur un serveur:

La clé permet de garantir à un système qu’un utilisateur est bien celui qu’il prétend être… en deux mots : « Je jure et je prouve que c’est bien moi ».

L’authentification par clé fonctionne grâce à 3 composants :

  • Une clé publique : elle sera exportée sur chaque hôte sur lequel on souhaite pouvoir se connecter.
  • Une clé privée : elle permet de prouver son identité aux serveurs.
  • Une passphrase : Permet de sécuriser la clé privée (notons la subtilité, passphrase et pas password… donc « phrase de passe » et non pas « mot de passe »).

La sécurité est vraiment accrue car la passphrase seule ne sert à rien sans la clé privée, et vice-versa. (source: fedora-fr)

clé SSH

exemple de clé SSH, image de fedora-fr

On peut se demander pourquoi quelqu’un aurait publié une clé d’authentification à un serveur en ligne. L’utilisation du hive nécessite la publication d’une adresse irc que les individus reprennent dans le LOIC pour faire de leur un machine un bot sous les ordres de la personne qui coordonne l’attaque.

Ce qui est notable c’est la disproportion de l’ampleur de la perquisition par rapport aux faits reprochés. Tous les serveurs du parti pirate allemand ont été mis temporairement hors ligne alors qu’un seul était concerné. A deux jours des élections du parlement du land de Brême, le site du parti pirate allemand devenait indisponible.

Piratenpad est aussi utilisé par les manifestants en Espagne que l’Etat a cherché à faire taire avant les élections locales. L’outil collaboratif du pirate allemand est aussi utilisé pour les opérations de soutien aux manifestants dans les pays arabes.

Anonymous a publié en conséquence un communiqué de presse pour réagir aux évènements:

Très cher Peuple,

En se réferant aux restrictions de la police allemande contre les serveurs du Parti Pirate Allemand juste avant les élections locales à Bremen ce vendredi 20 Mai 2010 Anonymous se sent obligé de donner une prise de position.
Sous prétexte que sur les pads présents sur le système se trouvaient des informations sur une attaque prévue contre le groupe nucléaire EDF, ceux-ci ont été coupés et réquisitionnés pour analyse. De ce fait le Parti Pirate fut simultanément coupé de l’un de ses principaux outils de communication.
Cette action s’est faite connaître sous le nom Servergate et s’est rapidement propagée en tant qu’information choquante. Anonymous reconnaît en elle une atteinte à la démocratie et à la liberté de penser.

Comme annoncé sur Twitter, le Parti Pirate Espagnol a également utilisé les Pads pour l’organisation des manifestations en Espagne, qui ont été ainsi temporairement déconnectées du réseau, et ce fut donc un obstacle pour le processus démocratique en cours en Espagne. Certaines de nos opérations furent également touchées, comme par exemple OperationIran qui s’efforce de lutter contre la pression du régime en Iran et d’y aider les habitants.

« SpiegelOnline » a publié le 20 Mai un article disant qu’un groupe du mouvement Anonymous voulait attaquer une centrale nucléaire et que la police dut couper les serveurs afin d’éviter cette attaque terroriste. « Welt » et « TAZ » les ont suivis avec des articles similaires.
Nous méprisons profondément cette propagation délibérée de désinformation, mais notre but n’est pas de restreindre la liberté de la presse; en fait nous voulons donner des réponses précises aux critiques.
Anonymous a légitimement attaqué la présence internet de EDF par une « attaque par déni de service » le 18 avril dans le cadre de #OpérationGreenrights, mais il est impossible de prendre le contrôle d’une centrale nucléaire ou d’infliger des dommages de toute nature de cette manière. Il est également contraire au bon sens de penser que l’infrastructure hautement critique d’une centrale soit utilisée avec une connexion directe à internet.

Des cyberactivistes de la résistance collective Anonymous ont attaqué en réponse la présence internet de la police allemande et de la Bundeskriminalamt. Cela n’a cependant pas affecté la poursuite de délinquants, cela n’a jamais été l’intention. En raison de la gravité de leurs actes contre le Parti Pirate Allemand ces autorités furent rapidement la cible de courants libres au sein des Anonymous. Il n’existe cependant encore aucune action collective.

Résumons: La police allemande a, en raison d’une ancienne action de protestation contre le site internet de EDF, paralysé un parti démocratique juste avant des élections, gêné le mouvement démocratique du peuple espagnol et perturbé des opérations d’Anonymous contre des régimes au Moyen-Orient. Dans l’ensemble #Servergate a donc été un jour très peu démocratique dans l’histoire de nos amis et soutiens.

Nous espérons ne pas avoir à réagir à d’autres actions comme celle-ci

We are Anonymous.
We are Legion.
We do not forgive.
We do not forget.
Expect us !

Pour un contenu d’un pad dont l’illégalité du contenu semble être fort douteuse, on ne peut que condamner le comportement tout simplement disproportionné de la police allemande qui s’est livrée à une perquisition hors-norme.

Ce câble wikileaks a été publié par l’espresso, le 18 mars 2011 dans un dossier sur le nucléaire italien:

Au moment où, suite à l’émotion suscitée par l’accident nucléaire de Fukushima, le gouvernement italien semble hésiter sur le retour annoncé vers le nucléaire (abandonné par référendum en 1987), L’Espresso publie une série de câbles diplomatiques américains révélant « un scénario où les pots-de-vin ont décidé de l’avenir énergétique du pays ». Obtenus par WikiLeaks, ces documents attesteraient qu’entre 2005 et 2009, les Etats-Unis comptaient pousser l’Italie vers le nucléaire afin de réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie et de l’influence du partenariat entre le groupe italien ENI et le russe Gazprom. Pour cela, Washington aurait engagé un long bras de fer avec les concurrents français EDF-Areva, avantagés par les rapports privilégiés avec de nombreuses entreprises italiennes. A la fin, écrit L’Espresso, les lobbyistes américains sont parvenus à convaincre Rome à abandonner les critères de sécurité fixés par l’UE pour les nouvelles centrales en faveur de ceux, plus souples, de l’OCDE. Une victoire pour leurs entreprises, « obtenue au détriment de la sécurité des Italiens ». (source: presseurop.eu)

Vous pouvez retrouver un résumé en Français du dossier sur le nucléaire italien par l’espresso sur le sitemyeurop:
Wikileaks: pots-de-vin en Italie sur l’atome, myeurop, 25/03/11

Lors des dernières élections, Berlusconi avait promis de remettre en marche le programme nucléaire italien suspendu par référendum en 1987. Le gouvernement italien se propose de poser la première pierre d’un premier EPR d’ici à 2013, pour une mise en service en 2018. Après l’incident à la centrale nucléaire de Fukushima, le premier ministre italien, Berlusconi, a opté pour un moratoire sur la construction des centrales nucléaires avant de revenir sur sa décision le mois-ci, maitnenant le partenariat entre EDF et ENEL. Pour aller plus loin: L’Italie n’a pas renoncé au nucléaire, lepoint.fr, 26/04/2011

Le gouvernement italien compte aussi construire sur son sol des centrales utilisant les technologies américaines et japonaises. Le nucléaire est un sujet polémique en Italie qui avait refusé cette technologie par référendum. Selon un sondage réalisé par l’institut Demopolis réalisé au début de l’année 2010, 53% des Italiens sont opposés au nucléaire.

Source: Italie: le retour au nucléaire est sur les rails face à une vive opposition, AFP, 10/02/10

Actuellement, le parlement italien a approuvé le retour du nucléaire et tous les recours judiciaires contre cette mesure ont été déboutés.

Les protagonistes:

  • Daniele Mancini, conseiller diplomatique au ministre du développement économique. C’est lui qui explique aux Américains les options prises par le gouvernement italien et comment se passe le lobbying par les Français et les Russes en particulier au plus haut niveau de l’Etat.
  • Westinghouse, société américaine rachetée par le japonais Toshiba en 2006. Westinghouse craint que son réacteur AP 1000, rival de l’EPR construit par le Français AREVA, soit défavorisé par rapport aux Français et aux Russes avec lesquels ENEL entretient des liens très étroits.

Le câble:

N° de Référence Créé le Publié Classification Origine
08ROME1191 2008-09-24 07:32 2011-03-18 11:00 CONFIDENTIEL ambassade de Rome

VZCZCXYZ0004
PP RUEHWEB

DE RUEHRO #1191/01 2680732
ZNY CCCCC ZZH
P 240732Z SEP 08
FM AMEMBASSY ROME
TO RUEHC/SECSTATE WASHDC PRIORITY 0931
INFO RUEHSS/OECD POSTS COLLECTIVE PRIORITY
RUEHRL/AMEMBASSY BERLIN PRIORITY 1846
RUEHHE/AMEMBASSY HELSINKI PRIORITY 0277
RUEHLO/AMEMBASSY LONDON PRIORITY 1509
RUEHMO/AMEMBASSY MOSCOW PRIORITY 4456
RUEHFR/AMEMBASSY PARIS PRIORITY 2440
RUEHKO/AMEMBASSY TOKYO PRIORITY 1949
RUCPDOC/DEPT OF COMMERCE WASHDC PRIORITY
RHEBAAA/DEPT OF ENERGY WASHDC PRIORITY
RUEHBS/USEU BRUSSELS PRIORITY 4663
C O N F I D E N T I A L ROME 001191

SIPDIS

EEB FOR CBA/FRANK MERMOUD
EEB FOR SPECIAL ENVOY GRAY
EEB FOR DAS HENGEL
EEB FOR DAS BRYZA
STATE PASS TO DOC DAS JAIME ESTRADA AND DOE DAS DENNIS
MIOTLA

E.O. 12958: DECL: 09/17/2018
TAGS: EINV ENRG ETRD ETTC IT KNNP

OBJET: LE CHOIX DU NUCLÉAIRE PAR L’ITALIE VA DANS LE SENS DES INTÉRÊTS AMÉRICAINS

REF: ROME 1184

Classifié Par:  Le ministre conseiller [NDLR: 3e rang dans l’ambassade après le ministre et l’ambassadeur] aux affaires économiques Thomas Delare pour les raisons 1.4b et d.

1. (C) Résumé: Le gouvernement de Berlusconi nous a dit que le projet de remise sur pied du secteur de l’énergie nucléaire était sérieux. Si le GOI [NDLR: gouvernement italien]suit effectivement cette politique, cela représentera des dizaines de milliards de dollars de contrats commerciaux. Déjà, nous voyons un lobbying au plus haut niveau de l’Etat par les chefs des gouvernements britanniques, français et russes qui cherchent à s’assurer que leurs entreprises participeront à ce projet au potentiel immense.   L’Italie prendra des décisions clés d’ici les 6-12 mois à venir; l’USG [NDLR: Le gouvernement américain] devrait peser de tout son poids sur le GOI pour que les firmes américaines puissent aussi participer à la compétition. Nous devrions aussi pousser le GOI à prendre compte la sécurité énergétique dans ses prises de décision. Les officiels du GOI nous ont dit que les entreprises et les technologies nucléaires pourraient gagner des contrats de construction de réacteurs nucléaires en Italie. POTUS [NDLR: le président des Etats-Unis] pourrait vouloir discuter des intérêts de l’USG avec Berlusconi lors de la visite de ce dernier à Washington au mois d’octobre. Fin du résumé

2. (C) Le nouveau gouvernement Berlusconi suit le programme du parti aux élections et a annoncé en mai dernier qu’il a l’intention de réintroduire l’énergie nucléaire en Italie. Le 16 septembre, des EmbOffs [NDLR: officiels de l’ambassade] ont rencontré Daniele Mancini, le conseiller diplomatique au ministre du développement économique,  pour obtenir des informations sur l’avancement du projet. Mancini a dit aux EmbOffs que le GOI s’est engagé à raviver le programme nucléaire du pays, avec comme but de démarrer la construction des réacteurs nucléaires dans les cinq prochaines années. Mancini a expliqué que l’objectif du ministre du développement économique Scajola est d’obtenir un mélange constitué à 50% de ressources traditionnelles (pétrole et du charbon propre), 25% d’énergie renouvelable et 25% de nucléaire. Mancini nous a dit que l’Italie achèterait des réacteurs « prêts à l’usage [off-the-shelf], et a ajouté que la procédure exacte de décision d’achat qui serait appliqué reste encore peu claire. Interrogé sur le fait si le GOI achèterait des réacteurs nucléaires directement, ou si une firme italienne serait chargé de gérer le contrat de sous-traitance. Mancini a réitéré que ces aspects restent encore inconnus. Il a cependant fait longuement référence à l’entreprise publique italienne d’électricité, Enel, et a suggéré qu’elle jouerait un rôle clé dans le processus (i.e maître d’œuvre). Sur les prochaines étapes pratiques, Mancini a dit que le GOI espère avoir d’ici la fin de l’année un plan pour le stockage des déchets nucléaires qui soit approuvé et la reconnaissance de 4 ou 5 sites où les nouveaux réacteurs nucléaires pourront être construits. Le processus de décision du choix du constructeur viendra ensuite.

3. (C) Les commentaires de Mancini suggèrent que les Français et les Russes sont déjà en train de manœuvrer et de faire du lobbying pour obtenir les contrats. Les entreprises des deux entreprises pourraient jouir d’avantages grâce à leurs liens déjà établis avec ENEL. Mancini a dit qu’ENEL est déjà entré dans le secteur nucléaire par le biais de leurs affaires avec les Français et les Russes, et que le ministre Scajola a prévu que le ministre Scajola a prévu une de faire une visite cet automne en France et en Finlande pour en savoir plus sur les nouveaux réacteurs qui y seront construits [NDLR: il s’agit des réacteurs de technologie EPR] (Note: ENEL a signé une participation de 12% avec EDF sur ses nouveaux réacteurs nucléaires, le premier est en train d’être construit par l’entreprise française Areva à Flamanville. ENEL a aussi acheté un réacteur nucléaire en Slovaquie construit par les Russes, acquérant ainsi la technologie nucléaire russe — elle développe ses compétences sur son utilisation. Areva construit le réacteur finlandais le plus récent à Olkiluoto. Fin de note)
4. (C) Lors d’une autre rencontre le 11 septembre avec un EconOff [NDLR: Economic official, représentant du département de l’économie, équivalent au ministère] et des fonctionnaires du FCS [NDLR: Foreign Commercial Service, département du commerce extérieur américain], les représentants de Westinghouse [NDLR: un constructeur américain de réacteurs nucléaires] à propos de la concurrence française et russe. Westinghouse a dit qu’elle est intéressée par le secteur nucléaire italien, et qu’elle proposerait de construire son modèle nucléaire le plus récent (l’AP 1000). Cependant, Westinghouse a peur que le GOI n’ait de yeux que pour les technologies nucléaires et françaises en raison des liens d’affaires français et russes d’ENEL cités ci-dessus. De plus,  d’après certaines informations, ENEL a dit à Westinghouse que les Français et les Russes font du lobbying au plus haut niveau du GOI, mais que le GOI n’a pas de nouvelles des Etats-Unis.

5. (C) Mancini nous a aussi raconté que les gouvernements étrangers et les entreprises ont commencé à faire du lobbying auprès du GOI, et il a dit que Westinghouse et son partenaire italien Ansaldo Nucleare ont déjà prévu de le rencontrer (Note: le PDG de l’entreprise allemande E.ON était à Rome du 10 au 11 septembre pour discuter des opportunités commerciales dans l’énergie et selon ce qui a été rapporté par la presse, il a rencontré le sous secrétaire Gianni Letta, le ministre de l’environnement Stefania Prestigiacomo, et le président de l’Autorité Italienne de l’Energie Sandro Ortis. Fin de note)

6. (C) Commentaire: Nous avons constaté que le GOI subit à ses plus hauts échelons un lobbying des gouvernements étrangers pour influencer son choix de la technologie nucléaire. Lors de la visite de Berlusconi au Royaume-Uni le 10 septembre, nous avons déduit des rapports de presse qu’il a discuté de la coopération sur l’énergie nucléaire avec Gordon Brown. Cependant, la coopération énergétique est probablement au programme de la visite de Berlusconi le 7 novembre en Russie, avec la signature de sorte d’accords énergétiques déjà annoncés. Le choix du constructeur des réacteurs nucléaires par l’Italie aura des conséquences sur les intérêts américains. Vu l’ampleur des affaires d’ENEL avec le Français EDF, ses affaires commerciales en plein essor avec la Russie et la relation étroite qu’entretien Berlusconi avec Poutine, il est possible que le choix de l’Italie se porte en faveur de la technologie nucléaire russe ou française. De plus, la corruption est omniprésente en Italie, et nous craignons que ce soit l’un des facteurs auquel nous aurons à faire face. Si le choix [de l’Italie] se porte sur la France ou la Russie, cela exclura définitivement les compagnies américaines de ces lucratives opportunités commerciales. Plus important encore, le choix de la technologie nucléaire russe rendra l’Italie encore plus dépendant de la Russie pour son approvisionnement énergétique, affaiblissant sa sécurité énergétique.

7. (C) Suite du commentaire: Ceci dit, il y a encore le temps pour les Etats-Unis de peser sur le choix du partenaire qui apportera sa technologie nucléaire. Cette décision sera probablement faite aux plus hauts échelons du GOI, et nous devrions nous engager au plus haut niveau si nous voulons avoir des considérations favorables pour les compagnies américaines et la protection des intérêts sécuritaires géopolitiques/énergétiques. Nous recommandons que les choix en matière d’énergie nucléaire qui se présentent à l’Italie soit à l’agenda de l’USG lors de la visite de Berlusconi en Octobre.

8. (C) Suite du commentaire: Les visites à venir du sous secrétaire d’Etat à l’énergie Dennis Miotla, du sous-secrétaire d’Etat au commerce Jaime Estrada et du représentant spécial de l’Etat au Commerce et aux Affaires [NDLR: CBA, Commercial and Business Affairs] et l’envoyé spécial Boyden Gray sont d’excellentes opportunités pour commencer les discussions avec le GOI, et de présenter les technologies nucléaires américaines comme un choix important à prendre en considération. Nous recommandons que les sous-secrétaires d’Etat, le représentant spécial et l’envoyé spécial soient préparés à expliquer la position américaine sur la possible participation russe au programme nucléaire italien. Les officiels en visites devraient aussi être préparés à rappeler à leurs interlocuteurs italiens les obligations dont ils doivent faire preuve sur la transparence et l’équité des appels d’offre sur les énergies nucléaires. Ces visites seront un très bon début aux efforts de l’USG à ce sujet, mais il est important qu’il réalisé que les pays en compétition sont en train de peser de tout leur poids aux plus hauts niveaux [de l’Etat italien]; dans nos efforts de protection des intérêts commerciaux et géopolitiques des Etats-Unis, nous devrions être préparé à agir de même. Fin du commentaire.

SPOGLI « 

opgreenrights

3e cible de l'operation green rights: le géant de l'énerie italien enel

Anonymous a décidé de s’en prendre aux géants de l’énergie qui causent du tort à la planète. Enel a été la cible d’une attaque DDOS et a été indisponible aujourd’hui. General Electric a aussi fait les frais d’une attaque DDOS avant Enel. La prochaine cible est EDF.

Anonymous a décidé de lancer cette opération après l’explosion de la centrale de Fukushima pour pointer du doigt les responsabilités des géants de l’énergie dans la conservation de l’environnement:

Les énormes limites de la technologie et de la science constatées dans le cadre des évènements dramatiques de Fukushima suite au tremblement de terre désastreux, confirment la nécessité de changer le modèle de développement global en investissant davantage dans la recherche et la connaissance.
 Aussi, depuis l’aube de ce drame nous sommes aussi en droit d’espérer certaines contributions majeures de la part de la communauté scientifique mondiale. En effet, ces dernières semaines, de nombreux chercheurs à travers le monde ont animé de nombreux débats avec beaucoup d’application une fois de plus, afin de démontrer l’extrême richesse de notre extraordinaire planète, malheureusement humiliée et souillée par des politiques d’investissements aveuglées ces dernières années par la course au profit.
 Nous avons besoin de plus d’efficacité dans notre action de défense de la nature, et le signifier fermement aux  grandes institutions étatiques en attaquant ces dernières ; notemment le conglomérat nommé Ritem demeure certainement l’arme la plus importante dans les mains des partisans de l’immobilisme absolu. Nous savons que nous avons les moyens de mettre en place une politique énergétique propre et mondiale à l’échelle de la planète. Nous savons également que ce n’est pas dans l’intérêt des lobbys et des Etats, dont les comptes en banques ne peuvent se passer des pétrodollars.
 Or aujourd’hui, la science s’occupe aussi bien de l’énergie, que de sa production et jusqu’à sa distribution (dont nous savons à quel point elle est impactante pour le sort de la planète).
 L’objectif est de rappeler à la Communauté Scientifique qu’elle détient entre ses mains le fruit de milliers d’années de travail collaboratif et de découvertes personnelles et collectives et qu’elle se doit par conséquent de mettre son travail au service de l’Humanité. Cela implique qu’elle place l’éthique bien avant le besoin de rentabiliser les investissements de ceux qui l’emploie dans l’ordre de ses priorités.
  Jusqu’ici les chercheurs et inventeurs, hésitent encore souvent à perturber leur carrière, en se rendant par-delà complices de la régréssion de la qualité de vie de la planète…Et donc des gens la peuplant eux-mêmes.
 Nous voulons croire que la communauté scientifique est déjà détentrice des solutions répondant aux problèmes énergétiques majeurs auxquels le monde est aujourd’hui confronté ; nous voulons croire qu’avec elle, nous battrons les puissantes multinationales de l’énergie non controlée et dangereuse mise à mal à Fukushima. Nous voulons croire que les impératifs financiers ne prendront plus le pas sur les impératifs humains.

operation green rightsL’attaque contre General Electric s’explique par la participation de cette dernière à la construction de la centrale de Fukushima:

Nous savons que le réacteur utilisé à Fukushima était de type Mark 1, fabriqué par General Electric.
Dale G. Brindenbaug et d’autres ingénieurs ont construits le réacteur Mark 1, mais nous savons que Dale G. Brindenbaugh et deux de ses collèges à General Electric (GE) ont quittés leur travail après être de plus en plus convaincus que le réacteur nucléaire Mark 1 n’était pas capable de supporter l’immense pression qui résulterait d’une perte de pouvoir de refroidissemment du réacteur. Le désastre de Fukushima montre que le réacteur n’était pas parfaitement construit. Donc General Electric sait que le réacteur à Fukushima était très dangereux.
Un récent cable de Wikileaks dit que Zapatero, en 2007, a reçu des pressions de diplomates américains et du lobby General Electric. Le but était de convaincre Zapatero d’acheter des moteurs d’hélicoptères General Electric au lieu de ceux de Rolls Royce.
Ces deux faits montrent à tous le pouvoir de la politique commerciale de General Electric : 1) pour gagner de l’argent nous pouvons mettre les Hommes et la nature en danger (ex : Fukushima)
2) pour gagner de l’argent nous pouvons corrompre les politiciens en utilisant les diplomates et les lobbys.
Nous sommes Anonymous et nous ne pouvons tollerer le côté diabolique du commerce sur les personnes et la nature.
General Electric il est temps de payer !
Les critiques adressées par enel sont propres à l’Italie qui a une situation particulière:

En 1987, soit un an après la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine), il fut décidé par référendum de la sortie du nucléaire civil en Italie. Les quatre centrales nucléaires présentes en Italie furent arrêtées, la dernière en 1990.

Un moratoire sur la construction de nouvelles centrales, initialement voté de 1987 à 1993, a depuis été prolongé indéfiniment[5].

L’Italie importe de l’électricité nucléaire (notamment de France), et la société italienne Enel SPA investit dans la construction de réacteurs nucléaires en France et en Slovaquie, ainsi qu’au développement de la technologie de l’EPR.

En mai 2008, le nouveau gouvernement de Silvio Berlusconi a annoncé le retour à l’énergie nucléaire dans les cinq ans[6]. Le gouvernement italien se propose de poser la première pierre d’un premier EPR d’ici à 2013, pour une mise en service en 2018[7]. (extrait de l’article wikipédia: sortie du nucléaire)

Il ne faut pas faire de généralités à partir d’un communiqué qui s’exprime plutôt sur la situation italienne:

Au cours des dernières années, Enel a délaissé les énergies renouvelables pour le nucléaire. La communauté scientifique continue d’ignorer les nouvelles technologies pour produire de l’électricité.
Le gouvernement italien a réglé ses dettes vis à vis de la France, en contrepartie il a entrepris la construction de 5 réacteurs nucléaires de technologie complètement obsolète. La décision a été guidée par la volonté de l’Etat de réduire de son budget.
Peut être qu’il est temps de se demander s’il ne faut pas mieux un Etat en faillite plutôt que de risquer à l’avenir la vie de nos enfants.
Les énergies solaires et éoliennes sont encore trop peu encouragées en particulier en ce qui concerne la production domestique.
Enel, en accord avec le gouvernement italien, veut imposer un monde dominé par un oligopole de producteurs d’électricité, ce qui aurait des conséquences dramatiques sur la vie des citoyens. Ils veulent nous faire croire que des énergies propres et domestiques ne viendront jamais à satisfaire nos besoins. Tout ça n’est que mensonge.
Après des années d’illusion et de convention sur l’utilisation des panneaux solaires après  que le peuple italien ait dit non par référendum, Enel cherche de nouveau à imposer l’énergie nucléaire.
Maintenant, nous sommes bombardés de publicité financée par enel que ce soit à la télé ou sur les forums internet.
Les modes d’action privilégiés sont les attaques DDOS et les envois massifs de fax.
Vous pouvez trouver plus d’informations sur les pads suivants: