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Des enseignants contractuels venus des quatre coins du pays manifestent pacifiquement depuis le dimanche 20 Mars dernier devant la Présidence de la République à El-Mouradia, -hauteurs d’Alger- pour dénoncer la marginalisation et les injustices qui frappent ces enseignants contractuels et demandent une intégration et une reconnaissance de leurs droits, «On est venu devant le siège de la Présidence de la République à Alger pour défendre nos droits et réclamer une intervention d’Abdelaziz Bouteflika. Plus de 20.000 enseignants contractuels subissent la marginalisation et la précarité. Cela ne peut plus durer !», relève Meriem Maarouf, présidente du Conseil National des enseignants contractuels, contactée mardi par le journal indépendant El watan.

Ils étaient plus de 200 enseignants, Les forces de l’ordre ont chargé violemment ces manifestants pour les empêcher de marcher vers le siège de la présidence, au moins neuf blessés ont été comptés les deux premiers jours, et suite à cette répression policière,  les enseignants contractuels qui passaient leurs nuits devant les dispositif policier à El Mouradia, se sont rassemblés mardi matin pour la troisième journée consécutive devant le siège de la Présidence, autres enseignants contractuels ont put rejoindre cet action de contestation le jeudi 24 Mars, leur nombre a atteint quelques 400 personnes. «Nos camarades de Béjaïa, Djelfa, Tébessa et Jijel viennent d’arriver pour consolider notre rassemblement», explique Mme Maârouf , les enseignant face a la passivité des autorités menacent de mettre fin à leurs jours collectivement. «D’ici la rentrée scolaire, si la tutelle continue à nous refuser le droit d’intégration, nous allons jeter nos cartes d’identité dans un sac poubelle et nous nous suiciderons ensemble».

De leur part, les autorités ont commencé une guerre psychologique durant les nuits contre les manifestants, ils ont chargé des sociétés d’exécuter des travaux nocturne de forage et d’entretien pour perturber et empêcher ces manifestants de dormir afin qu’ils abandonnent le sit-in et retournent chez eux –certains n’ont pat dormis depuis 5 jours-, des policiers en civiles ont mené une compagne harcèlement envers les enseignants et surtout les femmes et sans compter les insultes et humiliations, heureusement une bonne partie des habitanst et commerçants d’El Mouradia étaient très solidaires avec les enseignants, affirment un des protestataire au journaliste d’El Khabar –journal indépendant arabophone- «Ils nous ont acheté des médicament et des couvertures…..».

Les enseignants ont confirmé au journaliste d’El Khabar que malgré la pluie, la répression et les harcèlements de la police, «nous ne quitteront pas SAHET EL IDMAGE –place de l’intégration- la place d’El Mouradia avant la satisfaction de nos revendications»,

ils ont même juré de continuer leur combat pacifique pour la dignité jusqu’à la fin et que leur seule et unique arme est la solidarité.

Manifestation marginalisée et ignorée par les medias lourds comme la télévision et la radio Algérienne contrôlée par le pouvoir, et face à cette censure, répression et injustice, nous les anonymous, déclarons notre solidarité et soutient avec les enseignants contractuels, nous considérons que leur combat est le notre, nous appelons les journaux libres de consacrer plus espaces d’expressions a ces manifestants pour que leur voie sera entendu dans les quatre coins du globe, nous appelons aussi le peuple Algérien libre d’apporter son soutient a cette catégorie qui a fait preuve de courage et de sacrifice pendant la décennie noire.

Les Algériens étaient calmes pendant plus de deux mois après les violentes émeutes qui ont secoués le pays ce début d’année 2011, mais cette semaine était vraiment chaude en Algérie, car les émeutes ont repris et avec force, selon les jeunes Algériens, la violence est le seul langage que le pouvoir Algériens comprenne.

De violents affrontements ont éclaté mercredi 23 mars en début de matinée, entre les habitants de la cité de Climat de France -un cartier populaire située sur les hauteurs de Bab El Oued-, dans le centre d’Alger, et les forces de sécurité lorsque des engins de la marie sont arrivés sur les lieux pour démolir des constructions illicites qui compte près de 150 habitations, ces baraques (bidonville) construisent il y a quelques mois plutôt pour faire face à la crise de logements.

Dés le début de l’opération de démolition, les jeunes du quartier ont brulé des pneus utilisé comme des barricades, avant d’affronter les policiers à coups de pierres et de cocktails Molotov, la réponse de la police était brutale, Tirs avec des balles en caoutchouc et bombes lacrymogènes, les émeutes ont repris jeudi matin dans la cité, les axes routiers barricadés par les jeunes du cartier pour empêcher la démolition de leurs baraques.

Le bilan était lourd, au moins 75 manifestants et 50 policiers ont été blessés dans ces violences, parmi eux, un jeune manifestant âgé de 17 ans a eu l’œil crevé après avoir reçu une balle en caoutchouc au visage.

Pas loin de Climat de France, a Diar El mahssoul (Cartier populaire de la commune El Madania), la situation reste très tendue après les émeutes du 16 Mars dernier, Les forces de l’ordre, dépêchées en renfort sur les lieux pour réprimer toutes manifestations des habitants.

Le logement n’est pas le seul élément déclencheur des manifestations, le travail aussi, plus de 200 enseignants contractuels manifestent depuis le 20 Mars devant les yeux de Bouteflika -le siège de la Présidence de la République à Alger- pour réclamer des postes de travail stables, les policiers antiémeute ont chargé violemment les enseignants contractuels et l’ont empêché de progresser vers le siège de la Présidence, on signale deux tentative d’immolation par le feu parmi ces enseignants. La présence policière a également été considérablement renforcée à proximité du siège de la Présidence.

A Annaba, 600 km a l’est d’Alger, la vente des billets pour le match Algérie-Maroc, au niveau du stade 19 Mai, a connu de graves incidents, des échauffourées entre les supporters devant les guichets causeront plusieurs blessés à l’arme blanche, dont certains ont dû être transférés à l’hôpital, alors que d’autres ont été soignés sur place dans les ambulances de la Protection civile, des témoins affirment au journaliste d’El Watan, «Ce sont des bandes organisées qui ont causé toute cette pagaille. Chaque bande a pris d’assaut un guichet, couteau et sabre à la main. Ce sont eux qui contrôlaient tout, et dès qu’un supporter qui n’était pas de leur quartier ou qu’ils ne connaissent pas s’approchait, il était attaqué. J’ai assisté à plusieurs agressions et j’ai vu deux jeunes qui voulaient les défier se faire agresser sous mes yeux. Le premier a été blessé à la gorge et le second à la cuisse», reste à signaler que ces actes de violence se déroulaient devant les yeux des policiers stationnés au niveau du stade 19 Mai, ces derniers se contentaient d’observer de loin sans intervenir.

Comme chaque samedi depuis le 12 Février et malgré la pluie battante ce matin sur Alger. Des manifestants, entre 300 et 500 personnes selon le journaliste de DNA-Algérie ont tenté d’organiser une nouvelle marche à laquelle a appelé la coordination nationale pour le changement (CNCD), version partis politiques, ces manifestants scandaient des slogans hostiles au pouvoir tels que « Houkouma Irahabiya », « A bas la répression, vive la liberté d’expression », « Pouvoir dégage »….

Les policiers ainsi que des véhicules anti-émeute qui encerclaient la Place du 1er Mai à Alger centre dés la levée du jour ont réussit à disperser les manifestants par usage de la force, ils n’ont pas hésité à bousculer et rudoyer ces femmes et hommes venus manifester pacifiquement selon le journaliste du journal autonome El watan.

Le président du RCD Said Sadi et l’activiste des droits de l’homme Ali Yahia Abdenour n’ont pas pu parvenir à la place du 1er mai.  Le véhicule qui transportait les deux hommes du  boulevard Bouguerra à El Biar vers la place du 1er mai été pris dans un embouteillage monstre au niveau du musée du Bardo, un embouteillage provoqué par les forces de police pour éviter que les deux hommes n’arrivent à la place du 1er mai avant 11 heures, heure à laquelle la marche devait démarrer selon le reporter de DNA-Algérie.

Vers 11 h 30, les forces de sécurité ont réussi à totalement disperser les manifestants.

Une demi-heure avant l’horaire fixé pour la marche à laquelle a appelé la CNCD‑Oran, une centaine de personnes ont été interpellées, dont une dizaine de journalistes exerçant dans différents organes de presse privée. Ils ont été « cueillis » l’un après l’autre, ce qui suppose que les services de police étaient instruits de les empêcher coûte que coûte d’exercer leur métier. En effet ces derniers ont à maintes reprises exhibé leurs cartes professionnelles et autres ordres de mission, signifiant de vive voix aux agents de police qui procédaient à leur arrestation qu’ils étaient là dans le cadre de l’exercice de leur  profession.

caricature prise sur le site la revolucionvive.org

caricature prise sur le site la revolucionvive.org.ve

En dépit de cela, ils furent embarqués dans des fourgons de police et conduits au niveau de plusieurs commissariats de la ville.
Par ailleurs les journalistes arrêtés tiennent à dénoncer, de la manière la plus vive, le fait  qu’ils aient été désignés sur place, les policiers ayant  fait appel à la « collaboration » d’un journaliste connu par toute la profession pour ses accointances avec les services de renseignements. Les journalistes victimes d’entraves  graves, dénoncent énergiquement cet abus de pouvoir, contredisant les prétendus discours faisant état d’une liberté de la presse en Algérie.
Liste des organes des journalistes arrêtés ce jour samedi 5 mars à Oran :
– Le Soir d’Algérie
– Liberté
– Le Quotidien d’Oran
– El Watan
– L’Expression
– La Tribune
– La Voix de l’Oranie

On m’informe que twitter et facebook ne seraient plus accessibles en Algérie. De même, les sites des journaux el watan et le soir ont été bloqués.

A Alger, les manifestations sont sévèrement réprimées comme le montre cette vidéo de manifestants sauvagement agressés à Alger:

Ben Ali est tombé le 14 janvier, Moubarak est tombé hier, espérons que c’est bientôt au tour de Bouteflika:

dessin de Dilem, liberté-algérie

dessin de Dilem, liberté-algérie

Les nouvelles venant d’Alger ne sont guère rassurantes. D’après les informations en direct du journal el watan, on parle de centaines d’arrestations.

10h30 : Said Sadi est bousculé par les policiers, qui bastonnent tout le monde sans distinction.

Des jeunes, des voyous, selon des témoins, chauffés à blanc, scandant des slogans pro Bouteflika, foncent sur les manifestants, sous l’oeil des policiers, qui ont laissé faire.

10h20 : Les policiers chargent le groupe de manifestants. Des membres de la coordination sont arrêtés et d’autres tabassés. Fodil Boumala, Sadali du Satef, entre autres sont embarqués au commissariat. De nombreuses femmes aussi.

10h10 : Un groupe d’une vingtaine de personne s’est constitué en face des manifestants et commencent à crier des slogans pro Bouteflika. Une contre marche que les policiers laissent faire.

10h00 : Près de 300 manifestants, pour la plupart des jeunes au cotés de Bouchachi, Ali Yahia Abdenour, Said Sadi et d’autres membres de la coordination pour le changement démocratique, sont rassemblés à la station de taxi derrière le ministère de la jeunesse et des sports. Les policiers ont cessé la matraque, tout en maintenant l’encerclement des manifestants.

9h45 : Plusieurs personnes viennent d’être arrêtées, dont une journaliste de la presse étrangère, à la place du 1er Mai. Les coups de matraques pleuvent sur de nombreux manifestants. Personne n’est épargné.

Un autre député du RCD, Lila Hadj Arab, un journaliste Kader sadji, et une trentaine d’autres manifestants sont conduits au commissariat du 8eme arrondissement, à coté de l’hopital Mustapha.

9h30 : Environ 200 manifestants sont rassemblées derrière le ministère de la jeunesse et des sports. Ils sont encerclés par les forces anti émeutes, qui leur bloquent le passage vers la place du 1er Mai.

9h20 : Said Sadi, Ali Yahia Abdenour et d’autres personnalités politiques et syndicales font leur apparition à la place du 1er mai. Ils sont immédiatement cernés par des policiers qui les empêchent de bouger.

9h15 : Une cinquantaine de personnes arrêtées par des policiers devant l’hopital Mustapha et conduits au commissariat, parmi eux quatre députés du RCD, Aider Arezki, Mohcene bellabes, Tahar Besbes, Mazouz Athmane

Le siège du RCD à la rue Didouche Mourad encerclé par des dizaines de policiers.

Un trafic ferroviaire suspendu, des gares fermées, des bus au compte-gouttes, des barrages fixes installés un peu partout, une ciruclation routière perturbée, en ce samedi 12 février, Alger ressemble à un établissement pénitentiaire surveillé soigneusement par les sAervices de sécurité.

30 000 policiers sont déployés dans la capitale pour donner des coups de matraque sur tout ce qui bouge et arrêter tous les opposants qui souhaitent manifester. Voilà une vidéo assez impressionnante du dispositif répressif déployé à Alger:

Actuellement des manifestants sont rassemblés entre la place du 1er mai et le ministère de la jeunesse et des sports.

manifestation alger 12 mai

rassemblement de manifestants place du 1er mai avant que la police charge sur le groupe, photo des envoyés spéciaux algériens

Pour ceux qui ne connaissent pas Alger voilà une carte de la place du 1er mai et des environs:

place du 1er mai Alger, google map

place du 1er mai, lieu des manifestations, image google map