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Le jeune Tarek Mameri

Le jeune Tarek Mameri

Le site web du journal indépendant « Le Quotidien d’Algérie » et la page facebook des Envoyés spéciaux algériens « une page d’information animée par des internautes algériens et qui regroupe plus de cent mille fans » ont reporté aujourd’hui que le jeune Tarek Mameri , un jeune originaire du cartier populaire algérois Belouizdad (Ex Belcour) et connu pour ces vidéos relayés sur youtube et appelant au « boycott pacifique » des élections législatives du 10 mai prochain été « arrêté » hier en début de soirée dans son quartier par « des civils venus à bord d’un véhicule banalisé » et emmené vers une « destination inconnue ».

La page des envoyés spéciaux a affirmé que ces informations « qui restent  à confirmer » ont été recueillis de plusieurs sources concordantes et des témoignages de certains citoyens de Belcourt (Belouizdad).

Mises à jour :

14h GMT: Le syndicaliste et militant des droits de l’homme Yacine Zaid a affirmé aux journalistes du site d’information DNA-ALGERIE que le jeune activiste se trouve ce mercredi 2 mai entre les mains de la police « Ce matin, des policiers se sont présentés auprès de la famille du jeune homme pour récupérer sa carte identité, révèle-t-il. Ils ont demandé à sa maman de lui ramener le déjeuner au commissariat. Toutefois, je ne suis pas en mesure de vous dire dans quel commissariat se trouve-t-il. ». Source

15h30 GMT: Selon un membre de la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme (LADDH) contacté par la rédaction de NessNews -un site web appartenant aux Envoyés spéciaux algériens-, Tarek Mameri se trouvait dans une commissariat situé à la rue Docteur Saâdane au centre d’Alger pour être interrogé au sujet de ses « vidéos postés sur internet » dans lesquelles il s’en prend au « régime » et au scrutin du 10 mai prochain., le jeune Tarek sera présenté demain jeudi au Procureur de la République du Tribunal Abane Ramdane pour répondre de ses actes. Source

18h45: Le Réseau d’Avocats pour la Défense des Droits de l’Homme a annoncé dans un communiqué signé par le maître Amine Sidhoum que le réseau va assurer la défense du jeune Tarik Mameri.

Communiqué Réseau d’avocats pour la défense des droits de l’homme en Algérie. (En Arabe)

شبكة المحامين للدفاع عن حقوق الإنسان

بــــيـــــان عن اعتقال طارق معمري

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شبكة المحامين للدفاع عن حقوق الإنسان في الجزائر تعبر عن حيرتها عن وضعية السيد معمري طارق 23 سنة الذي تم توقيفه على الساعة التاسعة ليلا من قبل أشخاص بزي المدني الذين قدموا على متن سيارة من نوع فولسفاقن كادي سوداء اللون حيث تجدر الإشارة بأن السيد معمري طارق قد قام بنشر فيديوهات على شبكة الانترنت يدعو فيها إلى مقاطعة الانتخابات التشريعية المقرر إجراءها في العاشر من شهر ماي الجاري و حسب مصادرموثوقة أنه تمت متابعته من أجل التحريض على مقاطعة الانتخابات إن مثل هذه المتابعات تعد مساسا خطيرا بحقوق و حريات المواطن فيما يتعلق بحرية التعبير و الرأي. إن مثل هذه التصرفات و الاعتقالات في حقوق المواطنين بسبب إبداء أرائهم يعد مخالفا للاتفاقيات و المعاهدات الدولية لحقوق الإنسان خاصة العهد المتعلق بالحقوق المدنية و السياسية التي صادقت عليها الجزائر مما يجعلها ملزمة لها إلا أن مضمونها يضرب عرض الحائط من قبل السلطات.

نحن محامون و أعضاء شبكة المحامين للدفاع عن حقوق الإنسان نندد و بشدة عملية توقيف و الحجز للسيد معمري طارق من أجل ابداء رأيه .

و تجدر الإشارة إلى أن السيد معمري سيتم تقديمه أمام وكيل الجمهورية لدى محكمة سيدي أمحمد يوم 03/05/2012 من أجل التحريض ن في نفس اليوم الذي سيتم النطق بالحكم في قضية السيد خربة عبد القادر.

إن الشبكة ستكون حاضرة و بقوة يوم 03/05/2012 ليس للدفاع عن مواطن هضمت حقوقه الأساسية فحسب و إنما لترقية مبدأ احترام حقوق الإنسان في الجزائر. :

02/05/2012 مــنـســق الشبكة الأستاذ أمين سيدهم

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04/05/2012 – 9h30 GMT : le jeune Tarek Mameri vient d’être transféré au tribunal d’Abane Ramdane pour être présenté au Parquet. Ses avocats surpris par cette décision en ce jour férié, sont en route vers le tribunal pour l’assister. C’est la mère de Tarek qui a appelé son avocat pour l’informer des faits. Source

04/05/2012 – 10h40 GMT : Selon l’activiste Yacine Zaid, Tarek Mameri vient d’être relâché à l’ instant, il sera tout de même entendu par le juge, son procès aura lieu le 30 mai.

04/05/2012 -13h00 GMT : Au terme de son audition, le prévenu a été poursuivi pour quatre chefs d’inculpations « suite à une plainte déposée contre lui par la mairie de son arrondissement » : destruction de biens d’autrui, destruction de documents administratifs, incitation directe à attroupement et outrage à un corps constitué.

Interrogé par DNA, son avocat, Me Amine Sidhoum, a indiqué que Tarek Mameri a assumé devant le magistrat ses actes en revendiquant son droit d’opinion : « Il a dit au procureur : ‘ Je ne voulais pas occuper la route, je ne voulais pas m’immoler par le feu. J’ai donné mon opinion sur les élections et je ne vais pas changer d’opinion.’ ». Source

بيان شبكة المحامين للدفاع عن حقوق الإنسان

شبكة المحامين للدفاع عن حقوق الإنسان
بــــيـــــان
شبكة المحامين للدفاع عن حقوق الإنسان في الجزائر تعبر عن ارتياحها لإخلاء سبيل معمري طارق و حيرتها إزاء المتابعة القضائية في حقه من أجل جنحة تحطيم ملك الغير حرق وثائق إدارية و التحريض المباشر على التجمهر و اهانة هيئة نظامية فقد حددت جلسة 30/05/2012 كتاريخ لمحاكمته.

إن شبكة المحامين للدفاع عن حقوق الإنسان نندد و بشدة المتابعات القضائية ضد مواطنين و نشطاء في مجال حقوق الإنسان الماسة بحقهم في حرية التعبير و إبداء الرأي غير الموالي للسلطة و استعمال القضاء كوسيلة ردع لتكميم الأفواه .

إن الشبكة ستكون حاضرة كعادتها يوم محاكمة السيد معمري طارق و كل مواطن هضمت حقوقه الأساسية و سلبت منه حريته في التعبير عن رأيه.

الجزائر في: 04/05/2012

مــنـســق الشبكة
الأستاذ أمين سيدهم

Le rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à la liberté d’opinion et d’expression, Frank La Rue a critiqué la situation de la presse et des libertés publiques en Algérie à l’issus de ses entretiens avec des membres du gouvernement, des journalistes, des représentants de syndicats autonomes et des responsables de partis politiques  lors d’une conférence de presse au terme d’une visite en Algérie de sept jours (ces déclarations ont largement censurées par les médias publics « radios, télévision et agence de presse »).

Frank La Rue -Rapporteur spécial des Nations Unies-

Frank La Rue -Rapporteur spécial des Nations Unies-

Mr Frank La Rue a critiqué Le code pénal algérien amendé en mai 2001 pour y introduire deux articles, le 144 et le 144 bis, particulièrement répressif à l’égard des journalistes et prévoit des peines de prison pour les journalistes coupables de diffamation, d’offense ou d’injure à l’égard des institutions de l’État. « Cela relève clairement de l’intimidation qui affecte la liberté d’expression en ce sens qu’elle crée l’auto‑censure chez les journalistes », a‑t‑il dit, il a noté que l’accès à l’information auprès des institutions publiques est vraiment difficile et parfois impossible pour les journalistes Algériens, et il a critiqué l’absence d’organisations indépendantes pour  représenter et défendre l’éthique professionnelle des journaliste « Dans toutes les sociétés démocratiques, la transparence des activités publiques joue un rôle crucial dans le renforcement de la confiance du public ».

Le rapporteur de l’ONU n’a pas caché son inquiétude de l’article 46 de l’ordonnance du 27 février 2006 appliquant la charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui prévoit des peines de prison allant jusqu’à cinq ans de prison et des amendes pouvant atteindre 5500 euros pour des personnes que ça soit en Algérie ou à l’étranger, jugés d’avoir utiliser les blessures de la tragédie nationale pour porter atteinte aux institutions de la République algérienne, nuire à l’honorabilité de tous ses agents ou ternir l’image de l’Algérie sur le plan international, selon Mr Frank La Rue « La paix est basée sur le droit à la vérité et le droit de l’accès à la justice pour les victimes ».

Concernant le sujet des disparus, Mr Frank La Rue a  invité l’Algérie à collaborer avec les Nations Unies pour que les familles des disparus puissent connaitre le sort de leurs enfant, et de trainer les responsables de ces disparitions en justice, au lieu d’appliquer une censure terrible sur ce sujet, « ….Et pour les cas des familles de disparus, elles doivent avoir le droit de s’exprimer en public ».

Le nombre de « disparus » en Algérie depuis la décennie 1990 avoisinerait les 7000.

Il n’a pas raté l’occasion pour appeler le gouvernement à arrêter l’usage de la force contre les manifestations pacifiques, il a indiqué qu’il était témoin d’usage excessif  de la force pour réprimer  plusieurs manifestations pacifiques par les dispositifs policiers. « J’ai pu observer une marche des étudiants qui a été violemment dispersée par les forces de l’ordre », Il a estimé qu’il est important que la liberté de manifester pacifiquement soit complémentaire avec la liberté d’opinion et d’expression qui doit être garantie  par l’Etat.

Repression des marches à Alger

Repression des marches à Alger

De son coté, Le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales Mr Dahou Ould Kablia a qualifié « d’inopportunes » les déclarations du rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à la liberté d’opinion et d’expression, invité le mercredi 20 avril à la radio chaîne Algérienne, le ministre a dit « La Constitution algérienne accorde le maximum de libertés qui peuvent ne pas exister dans d’autres pays. Des pays qui nous donnent la leçon aujourd’hui. Il s’agit de la liberté de conscience, la liberté syndicale, la liberté d’expression, la liberté de réunion, la liberté d’association. Il y avait eu peut-être une petite restriction avec l’application de l’état d’urgence. Maintenant que cet état d’urgence a été levé, toutes ces libertés vont être restaurées et l’accès aux médias également autorisé et encouragé », il a ajouté « Elles ne nous engagent absolument pas. Ceux qui veulent nous donner des leçons, doivent bien se garder de le faire ».

Le rapport final sur la liberté d’opinion et d’expression en Algérie sera présenté, en 2012, au Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Venus des différentes universités du pays, plusieurs milliers d’étudiants ont bravé pour la première fois depuis des années l’impressionnant dispositif de sécurité déployé par la police autour de la Grande Poste pour répondre à l’appelle à la marche lancé par la coordination autonome des étudiants vers le Palais du Gouvernement comme prévu.

Le cordon sécuritaire placé à l'entrée du tunnel des Facultés

Le cordon sécuritaire placé à l’entrée du tunnel des Facultés

Devant le cordon sécuritaire important placé à l’entrée du tunnel des Facultés pour empêcher la marche vers le Palais du Gouvernement de commencer.

Les milliers d’étudiants ont foncé sur des barrières métalliques, érigées par la police au niveau de la Grande poste, et entament leur marche vers la Présidence de la République, à El Mouradia, sur les hauteurs d’Alger.

Début de la marche des étudiants

Début de la marche des étudiants

Scandaient des slogans hostiles au pouvoir et en faveur de la démocratie « Pouvoir assassin », « Zenga, zenga, dar bdar, houkouma tachâal ennar » (le gouvernement met le feu dans toutes les ruelles et dans toutes les maisons), slogan inspiré d’un discours de Kadhafi, « y en a marre du ministère, y en a marre de la misère », « Nous ne sommes pas des voyous, nous sommes des étudiants » « Dégage Haraoubia [ministre de l’Enseignement supérieur], on est toujours des révolutionnaires »

Vers 12 h 15: La tentative policière de bloquer la progression des étudiants vers la Présidence de la république par la force a échoué, la marche à tourné à l’affrontement au niveau de l’avenue Pékin, non loin de la Présidence de la république, des dizaines de blessés parmi les manifestants selon le journaliste d’Elwatan.

La police charge violement les étudiants

La police charge violement les étudiants

La police charge violement les étudiants

La police charge violement les étudiants

Une fois les étudiant ont réussi à atteindre le lycée Bouamama (Ex-Décartes), à quelques centaines de mètres du siège de la Présidence. Un impressionnant dispositif policier a été déployé à hauteur du lycée Bouamama pour empêcher que les étudiants n’accèdent au Palais présidentiel  d’El Mouradia, mais les étudiants n’ont pas arrêter leurs tentative de forcer le barrage sécuritaire, scandaient « El Châab yourid iskat el nidham » ( le peuple veut la chute du système), « Bouteflika Ouyahia houkouma irhabia » (Bouteflika, Ouyahio, gouvernement terroriste) ou encore, « Y en a marre de ce pouvoir », la police à violement chargé les manifestants et ils ont réussi à repousser les étudiants jusqu’à proximité de l’hôtel El Djazair (ex-Saint-Georges). Les affrontements ont fait de nombreux blessés parmi les étudiants et plusieurs policiers ont également été touchés. Une cinquantaine d’étudiants ont été blessés et plusieurs autres ont été arrêtés, a constaté sur place un journaliste d’elwatan.com.  Les forces de sécurité ont usé de la matraque jusqu’à mettre en danger la vie de plusieurs étudiants qui se sont retrouvés avec de graves blessures à la tête.

Les étudiants à proximité de la Présidence de la République

Les étudiants à proximité de la Présidence de la République

Les policiers ont même tenté d’empêcher des étudiants de filmer ou de prendre des photos de la bastonnade. A rappeler qu’une vidéo était prise lundi 11 avril dans laquelle une étudiante est violemment repoussée par une policière avant de tomber par terre circule actuellement sur le net.

Les étudiants semblent satisfaits de leur action  et estiment avoir brisé un tabou. Celui de marcher dans la capitale, ont quitté vers 15h30 El Mouradia, ils ont même réussi à se rassembler à nouveau devant la Grande Poste, pour démontrer aux forces de sécurité que leur pratiques de répression n’ont pas eu raison de leur courage et de leur détermination à poursuivre leur marche à Alger.

Prés de 3000 garde communal ont réussi une deuxième fois ce dimanche 03 Avril de se regrouper en pleine centre d’Alger pour manifester devant le siège de la présidence à El Mouradia -hauteur d’Alger-, tentative échoué par la police, pousse les gardes communaux à observer un sit-in à la place des Martyrs au centre d’Alger.

Sit-in des gardes communaux a Alger

Passaient la nuit de dimanche à lundi à la Place des Martyrs, les gardes communaux sont déterminés à poursuivre leur protestation à Alger jusqu’à la satisfaction entière de leurs revendications, car les propositions de Dahou Ould Kablia, ministre de l’Intérieur, après leur première manifestation nationale du 7 mars sont insuffisantes. « «Ils n’ont accepté que deux ou trois points de nos revendications, mais rien sur la prise en charge des blessés, les rappels de salaires par exemple », constate Mehdi, un garde communal de Batna au journaliste de TSA-Algérie. Et c’était le cas, car ils ont observé un nouveau sit-in aujourd’hui et au même endroit, et selon les représentants des gardes communaux, des centaines de leurs camarades vont rejoindre la capitale pour marcher jusqu’au siège de la Présidence, « Nous attendons l’arrivée de nos camarades qui sont encore bloqués dans les wilayas de l’intérieur du pays. Nous voulons réunir plus de 15.000 éléments pour organiser notre marche. Nous devons être nombreux pour déjouer l’impressionnant dispositif policier qui nous empêche de manifester », explique Nourredine, un garde communal originaire de Tiaret au journaliste d’Elwatan –journal indépendant-. 

De son coté, le ministre de l’intérieur et des collectivités locales, Dahou Ould Kablia, a menacé de sanctions contre les gardes communaux qui protestent à Alger depuis dimanche.  « Nous allons les exclure du corps. Toutes les autorités militaires et  civiles sont décidées à considérer les actes menés par les gardes communaux  comme étant des actes d’indiscipline dans un corps de sécurité », a-t-il dit en marge de la conférence nationale sur le Schéma national d’aménagement du territoire.

Forces anti-emeutes encerclent les gardes communaux

Forces anti-emeutes encerclent les gardes communaux

Et face à ces graves menaces, les gardes communaux, de leurs part ont décidé d’ignorer les menaces du ministre et de poursuivre leur mobilisation pacifique jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications légitimes malgré  les dispositifs sécuritaires et forces anti émeutes dépêchés sur place, « Nous resterons rassemblés ici à Alger le temps qu’il faudra pour arracher la satisfaction entière de nos revendications. Nous protestons de manière pacifique et nous passerons cette nuit là encore à la Place des Martyrs », assure , représentant des gardes communaux de la wilaya de Tissemsilt au journaliste d’Elwatan.

Des enseignants contractuels venus des quatre coins du pays manifestent pacifiquement depuis le dimanche 20 Mars dernier devant la Présidence de la République à El-Mouradia, -hauteurs d’Alger- pour dénoncer la marginalisation et les injustices qui frappent ces enseignants contractuels et demandent une intégration et une reconnaissance de leurs droits, «On est venu devant le siège de la Présidence de la République à Alger pour défendre nos droits et réclamer une intervention d’Abdelaziz Bouteflika. Plus de 20.000 enseignants contractuels subissent la marginalisation et la précarité. Cela ne peut plus durer !», relève Meriem Maarouf, présidente du Conseil National des enseignants contractuels, contactée mardi par le journal indépendant El watan.

Ils étaient plus de 200 enseignants, Les forces de l’ordre ont chargé violemment ces manifestants pour les empêcher de marcher vers le siège de la présidence, au moins neuf blessés ont été comptés les deux premiers jours, et suite à cette répression policière,  les enseignants contractuels qui passaient leurs nuits devant les dispositif policier à El Mouradia, se sont rassemblés mardi matin pour la troisième journée consécutive devant le siège de la Présidence, autres enseignants contractuels ont put rejoindre cet action de contestation le jeudi 24 Mars, leur nombre a atteint quelques 400 personnes. «Nos camarades de Béjaïa, Djelfa, Tébessa et Jijel viennent d’arriver pour consolider notre rassemblement», explique Mme Maârouf , les enseignant face a la passivité des autorités menacent de mettre fin à leurs jours collectivement. «D’ici la rentrée scolaire, si la tutelle continue à nous refuser le droit d’intégration, nous allons jeter nos cartes d’identité dans un sac poubelle et nous nous suiciderons ensemble».

De leur part, les autorités ont commencé une guerre psychologique durant les nuits contre les manifestants, ils ont chargé des sociétés d’exécuter des travaux nocturne de forage et d’entretien pour perturber et empêcher ces manifestants de dormir afin qu’ils abandonnent le sit-in et retournent chez eux –certains n’ont pat dormis depuis 5 jours-, des policiers en civiles ont mené une compagne harcèlement envers les enseignants et surtout les femmes et sans compter les insultes et humiliations, heureusement une bonne partie des habitanst et commerçants d’El Mouradia étaient très solidaires avec les enseignants, affirment un des protestataire au journaliste d’El Khabar –journal indépendant arabophone- «Ils nous ont acheté des médicament et des couvertures…..».

Les enseignants ont confirmé au journaliste d’El Khabar que malgré la pluie, la répression et les harcèlements de la police, «nous ne quitteront pas SAHET EL IDMAGE –place de l’intégration- la place d’El Mouradia avant la satisfaction de nos revendications»,

ils ont même juré de continuer leur combat pacifique pour la dignité jusqu’à la fin et que leur seule et unique arme est la solidarité.

Manifestation marginalisée et ignorée par les medias lourds comme la télévision et la radio Algérienne contrôlée par le pouvoir, et face à cette censure, répression et injustice, nous les anonymous, déclarons notre solidarité et soutient avec les enseignants contractuels, nous considérons que leur combat est le notre, nous appelons les journaux libres de consacrer plus espaces d’expressions a ces manifestants pour que leur voie sera entendu dans les quatre coins du globe, nous appelons aussi le peuple Algérien libre d’apporter son soutient a cette catégorie qui a fait preuve de courage et de sacrifice pendant la décennie noire.

Dés le début des révolutions dans le monde arabe, la voix de la diplomatie Algérienne s’est éteinte, le pouvoir Algérien n’a apporté aucun soutien clair aux révoltes et il a même tout fait pour empêcher des manifestations populaires de soutien à ces révoltes dans le pays (on cite une manifestation soutenant la révolution égyptienne fortement réprimée par la police le 11 Février 2011 à Alger), mais la position algérienne au sein de la Ligue arabe concernant l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus du pays -frère et voisin- la Lybie pour protéger les civils contre les bombardements des milices du colonel El Kadhafi a choqué l’opinion nationale.

L’Algérie n’a pas accepté l’idée de création d’une zone d’exclusion aérienne en Libye, a indiqué ce samedi 12 mars un diplomate participant à la réunion de la Ligue arabe au Caire. « La décision de la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne a été acceptée par les ministres arabes à l’exception de ceux d’Algérie et de Syrie », a-t-il dit sous couvert d’anonymat à l’AFP. Cette position est venue renforcer des doutes sur le soutien du pouvoir Algérien au colonel El Kadhafi.

En plus de cette position décevante, l’Algérie été accusée d’avoir transporté des mercenaires en Lybie par plusieurs opposant lybiens, certains sites électroniques et plusieurs chaines de télévision satellitaires comme Aljazeera, Alarabia et BBC arabic.


Des diplomates libyens à l’étranger ont également évoqué la présence d’avions Algériens et certains ont parlé de présence de mercenaires venus d’Algérie pour prêter main forte aux troupe d’El Kadhafi.


Un pilote Libyen a même confirmé à la chaine BBC arabic dans un entretien téléphonique qu’il a des documents officiels qui illustrent l’utilisation d’avions civils et militaires Algériens pour transporter des mercenaires.

De sa part, l’Algérie a démenti officiellement, l’utilisation d’avions militaires algériens pour le transport de mercenaires en Libye, « Le ministère des Affaires étrangères dément, de la manière la plus catégorique, les allégations mensongères colportées par certains sites électroniques ainsi que par certaines chaînes de télévision satellitaires sur une prétendue utilisation d’avions militaires algériens pour transporter des mercenaires en Libye », précise un communiqué du ministère des Affaires étrangères.


Ces soupçons envers l’Algérie se trouvent renforcés par l’attitude d’Alger à l’égard des événements en Libye. Alger n’a pas condamné le massacre des populations libyennes par les troupes d’El Kadhafi. Pire : selon l’agence officielle libyenne, le président Bouteflika a appelé son homologue Lybien pour lui affirmer son soutien. La présidence algérienne n’a pas fait état de cette communication téléphonique.