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Le lundi 27 février, Wikileaks a lancé la publication des « Global Intelligence Files » (petits papiers du renseignement mondial), plus de 5 millions d’emails de la société de renseignement privée Stratfor, basée au Texas. Les emails couvrent une période allant de juillet 2004 à fin décembre 2011. Ils révèlent le fonctionnement interne d’une entreprise qui annonce être un service de renseignement privé, mais qui fournit des services de renseignement confidentiels à de grandes entreprises, comme Dow Chemical Corporation à Bhopal (Inde), Lokheed Martin, Northrop Grumman, Raytheon, ainsi qu’à des agences gouvernementales, telles que le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis (DHS), les « Marines » et l’Agence du renseignement pour la défense (DIA). Les emails dévoilent le réseau d’informateurs de Stratfor, sa structure de financement, les techniques de blanchiment d’argent et les méthodes psychologiques employées.

Comment fonctionne STRATFOR ?

STRATFOR ou STRATEGIC FORECASTING recueille les informations auprès d’un certain nombre de sources ouvertes comme les articles publiés sur Internet, dans les magazines, les sites sociaux et de chat ainsi que les études universitaires et gouvernementales non classées confidentielles. À cela s’ajoute un réseau de ressources humaines composé d’informateurs répartis autour du monde et ayant des antécédents dans le milieu sécuritaire, militaire, économique, informationnel ou académique. STRATFOR diffuse ses rapports sous forme de correspondances auprès de 300.000 abonnées et un peu plus de deux millions agents de courriels qui reçoivent gratuitement les «mises à jour» de la société.

Dans son activité du renseignement, STRATFOR compte sur un groupe d’agents appelés «sources» dont le travail consiste à recueillir les informations et à mobiliser d’autres agents. La «source» obtient un salaire modulable selon l’importance de l’information obtenue. Et ces «sources» travaillent selon la pratique traditionnelle du renseignement, soit sous couverture diplomatique, journalistique ou académique. Les rapports de la «source» sont envoyés périodiquement par le courrier électronique au secteur des «Analystes» qui procèdent à l’évaluation de l’information, son analyse et sa classification puis son envoi par courrier électronique à d’autres listes d’adresses selon la catégorie de l’information (économique, politique, sécuritaire, terrorisme, etc.), la localisation géographique (Moyen-Orient, Asie Centrale, Amérique Latine, etc.) et son importance (L’importance de l’information se classe entre des notes allant A à F, la note A représentant l’information importante et la note F l’information sans intérêt). Les sources sont, elles aussi, classées selon une gradation préétablie de conditions comme sa crédibilité et son degré d’investissement à servir la société en informations.

Le deuxième flux d’informations est véhiculé par les «Contrôleurs» (Monitors) qui compilent les articles et les études publiées sur les journaux et sur internet et les envoient à l’«Officier de contrôle».

Le travail de cet «Officier de contrôle» est central puisqu’il procède au filtrage et à la catégorisation des informations en provenance des «Contrôleurs» par le biais du groupe des «Analystes» et à partir des «sources». Par la suite, il se charge de les envoyer à un certain nombre de listings de courriels en vue d’évaluation et d’analyse. Certains de ces listings de messagerie sont confidentiels, réservés aux analystes et directeurs de la société, d’autres ne le sont pas, en ce sens qu’elles atterrissent chez tous les employés de la société en tant qu’information.

Ensuite vient le tour des analystes qui procèdent à la collecte de tous ces renseignements et informations puis les envoient au service de la rédaction se chargeant de la mission de mettre en forme les rapports de renseignement avant de les vendre aux clients de la société. (Source : http://www.nawaat.org un des 25 médias partenaires de Wikileaks).

FW: Guide du Contrôleur (Monitor).

L’email ayant l’ID 286265, envoyé le 21 juillet 2009 à zucha@stratfor.com nous présente le guide des contrôleurs de Stratfor répartis autour du monde., le guide complet est composé de 6 fichiers (en anglais), chacun de ces fichiers est destiné aux guides dans une région précise.

Stratfor a devisé le monde en cinq régions, l’Europe-Asie, le Moyenne Orient et l’Asie centrale, l’Afrique, l’Asie orientale et l’Amérique latine; aujourd’hui on va présenter une partie du guide destiné aux contrôleurs dans la région Europe-Asie, la partie qui concerne les contrôleurs en France.

Le document original du site Wikileaks est accessible ici.

Email-ID

286265

Date

2009-07-21 02:01:51
A zucha@stratfor.com

Fichiers attachés.

# Nom du fichier Volume
20529 20529_Eurasia.doc 117.5KiB
20531 20531_mesa.doc 123.5KiB
20532 20532_Africa.doc 144KiB
20534 20534_East Asia.doc 121.5KiB
20537 20537_briefers.doc 43KiB
20539 20539_Latam.doc 107KiB

FRANCE :

Sécurité

  • Protestations des musulmans, les groupes musulmans, tout sur les musulmans… Cela inclut également tout les mouvements du gouvernement pour freiner le port du foulard et l’interdiction des constructions des mosquées.
  • Les attaques de l’ extrême droite anti-migrants. Déclarations des groupes politique d’extrême droite.
  • Les actions de l’union, toutes les allusions d’éventuelles émeutes ou grèves.
  • Le crime organisé dans le sud de la France, toute information en relation avec Marseille.
  • Les nouvelles lois et règlements anti-terroristes.
  • Les mouvements séparatistes :  basques et corses.

Politique

  • Toutes les élections doivent être surveillés attentivement, y compris les élections régionaux mineurs qui peuvent prévoir des changements dans l’opinion publique.
  • Nous avons besoin de surveiller ce qui se passe avec le Parti socialiste. Guerre de leadership et ainsi de suite.
  • Les choses qui peuvent sembler être des histoires de « l’intérêt humain », comme qui couche avec qui et ainsi de suite, important en France. Je voudrais savoir si quelqu’un avait des affaires au sein du.
  • Surveillez tout ce que le ministre de l’intérieur dit, il contrôle une grande partie de ce qui se passe dans le pays, plus est en charge de l’appareil de sécurité intérieure, qui est probablement le plus puissant en Europe.
  • Traquez les mouvements antimondialisation, ATTAC et autres ONG.
  • Tous signes d’éventuelles acquisitions militaires ou de réarmement.

Relations Internationales

  • La France a des relations avec TOUT LE MONDE. Nous avons besoin de savoir où les responsables français du ministère des Affaires étrangères vont et ce qu’ils font là-bas.
  • La France et l’Afrique, Bien qu’il y a beaucoup moins d’activité de la France en Afrique, ils ont encore beaucoup d’intérêts clés, surtout dans des endroits comme le Niger où Areva dirige pratiquement le pays. Mais la nouvelle base française aux Emirats Arabes Unis est emblématique d’une réévaluation française de sa politique étrangère, et les deux activités à cette nouvelle base et le mandat d’évolution dans l’ensemble, en regardant de près.
  • Tout ce qui se passe entre la France et l’Iran est d’un intérêt particulier.
  • Relations U.S./France :

    • Nicolas Sarkozy est une bonne impulsion sur ce qui se passe en France, particulièrement en ce qui concerne les États-Unis. Essayons d’avoir un sens de ce qu’il pense sur les États-Unis.
    • Toutes les initiatives prises par la France sur l’Iran, La Russie, La Corée du Nord, l’Afrique, qui pourrait être fait à la demande des États-Unis. Nous devons être conscients de ce que fait France et ce qu’elle pouvait faire pour les États-Unis.
    • Concurrence entre Airbus et Boeing.
    • Concurrence entre Areva et GE (pas vraiment une compétition, Areva a botté le cul de GE).

    Relations Russie/France :

    • Toutes les visites de dirigeants français en Russie.
    • Affaires commerciales, en particulier le secteur d’énergie doit être surveillées attentivement.
    • Les actions Française dans la périphérie Russe (Caucase, Asie centrale, la Biélorussie) doivent être suivis attentivement.

    Relations Union Européenne/France :

    • Que dit Sarkozy sur le dernier président de l’Union européenne.
    • Tous signes de clivages entre la France et l’Union Européenne. Comme avec l’Allemagne: surveiller toutes déclarations qui semblent hors de l’ordinaire, ou qui semblent en confrontation soit avec la Commission de l’union européenne, la France, la banque européenne centrale ou la cour de justice des communautés européennes. Les déclarations du chancelier sont particulièrement importants.
    • Les agendas soutenues par la France à l’intérieur de l’union européenne ? En relation avec l’énergie nucléaire.

Économie

  • Nous sommes au milieu de la récession, TOUT est essentiel. Lorsqu’une nouvelle donné sera publiée, elle devra être porté à notre attention.
  • Les faillites et les sauvetages bancaires sont importants.
  • Toutes les affaires nucléaires ou militaires à l’étranger.

STRATFOR.

le 24 décembre 2011, le site de la société de renseignement privée Stratfor, connue aussi sous le nom du “shadow CIA où bien la CIA de l’ombre”  a fait l’objet d’une cyber attaque lancée par des hackers d’#AntiSec dans le cadre de l’opération #LulzXmas.

En plus du site défacé, les hacktivistes d’#AntiSec ont publié le 29 décembre 2011 dans un pastebin, 75,000 noms, numéros de cartes de crédit, adresses et mots de passe de tous les clients de Stratfor et environ 860,000 nom d’utilisateur, emails et mots de passe de toutes personnes enregistrés dans les bases de données du site web de Stratfor, ces données ne constituaient qu’une petite partie de ce que Anonymous a saisi.

Aujourd’hui, ce qu’on peut appeler le « Scandale Stratfor » refait surface, wikileaks a entamé la publication de plus de 5 millions emails de la société de renseignement privée Stratfor couvrant une période allant de juillet 2004 à fin décembre 2011 récupérés par les hacktivistes anons, une information confirmée par Anonymous dans une publication twitter et un pastebin.

Nous avons promis emails et maintenant sont finalement publiés. Cinq millions (C'est 5,000,000) emails pour vous faire plaisir.

Nous vous avons promis ces emails et maintenant sont finalement publiés. Cinq millions (C’est 5,000,000) emails pour vous faire plaisir.

Ici pour consulter le Pastebin.

De son coté, Stratfor, la société américaine basée au Texas, a dénoncé aujourd’hui dans un communiqué la publication de ses emails par wikileaks, Stratfor qui se trouve actuellement dans l’œil du cyclone, a considéré que la publication des emails, piratés par des « voleurs » (selon Stratfor) en décembre dernier est une attaque directe contre la compagnie et son travail d’analyse géopolitique, le communique s’est adressé aux clients de Stratfor pour les rassurer que la divulgation de ces courriels ne signifie pas une nouvelle cyber attaque contre les systèmes et les données de la société qui restent sécurisées et protégées.

Ici pour consulter le communiqué de Stratfor, publié aussi sur sa page facebook.

Comme annoncé il y a plusieurs mois, #Antisec, cette fusion d’Anonymous et de Lulzsecurity et ayant pour but de voler et de publier toute information classifiée par les gouvernements, avait ciblé plusieurs sites gouvernementaux et firmes de sécurité durant l’année 2011 et même ce début de 2012, le site du partenaire du FBI Infragard, la dernière cible d’#AntiSec a été défacé, pour la deuxième fois ce vendredi 24 février dans le cadre de l’#OpFuckFBIFriday, la question qui se pose actuellement est la suivante :

pouvons-nous attendre à des nouvelles vagues de divulgation de documents confidentiels dans les prochains jours?….

LONDRES — Aujourd’hui, Wikileaks a lancé la publication des « Global Intelligence Files » (petits papiers du renseignement mondial), plus de 5 millions d’emails de la société de renseignement privée Stratfor, basée au Texas. Les emails couvrent une période allant de juillet 2004 à fin décembre 2011. Ils révèlent le fonctionnement interne d’une entreprise qui annonce être un service de renseignement privé, mais qui fournit des services de renseignement confidentiels à de grandes entreprises, comme Dow Chemical Corporation à Bhopal (Inde), Lokheed Martin, Northrop Grumman, Raytheon, ainsi qu’à des agences gouvernementales, telles que le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis (DHS), les « Marines » et l’Agence du renseignement pour la défense (DIA). Les emails dévoilent le réseau d’informateurs de Stratfor, sa structure de financement, les techniques de blanchiement d’argent et les méthodes psychologiques employées, par exemple :

« Vous devez réussir à le contrôler. Ce contrôle pourra être d’ordre financier, sexuel ou psychologique… Cela est destiné à lancer notre discussion sur la prochaine étape vous concernant. » — George Friedman, PDG, à Reva Bhalla, analyste chez Stratfor, le 6 décembre 2011, à propos de la façon de tirer parti d’un informateur Israélien fournissant des informations sur l’état de santé d’Hugo Chavez, président du Venezuela.

Les données contiennent des informations confidentielles à propos des attaques du gouvernement des États-Unis contre Julian Assange et WikiLeaks, ainsi que les efforts de Stratfor pour renverser WikiLeaks. Plus de 4 000 emails font mention de WikiLeaks ou de Julian Assange. Les emails révèlent également le système de « porte tambour » en place dans les sociétés de renseignement privées aux États-Unis. Les gouvernements et sources diplomatiques du monde entier offrent à Stratfor un accès anticipé à la politique et aux événements mondiaux en échange d’argent. Les « Global Intelligence Files » révèlent la façon dont Stratfor a recruté un réseau mondial d’informateurs, payés via des comptes bancaires en Suisse et des cartes de crédit pré-payées. Stratfor dispose à la fois d’informateurs déclarés et secrets, incluant notamment des employés gouvernementaux, du personnel travaillant dans les ambassades ainsi que des journalistes du monde entier.

Ces données montrent comment fonctionnent les agences de renseignement privées, et comment celles-ci prennent pour cible des individus pour le compte de leur clients, que ce soit des entreprises ou des gouvernements. Par exemple, Stratfor a surveillé et analysé les activités en ligne d’activistes basés à Bhopal, dont les « Yes Men », pour le compte du géant américain de la chimie Dow Chemical. Les activistes demandent réparation pour la catastrophe de gaz impliquant Dow Chemical et Union Carbide en 1984 à Bhopal, en Inde. La catastrophe a causé des milliers de morts, plus d’un demi-million de blessés, et des dégâts à long terme sur l’environnement.

Stratfor s’est rendu compte du risque que représentait l’utilisation routinière de pots-de-vin pour obtenir des informations d’employés des entreprises ou États ciblés. En août 2011, George Friedman, PDG de Stratfor, a annoncé en interne à ses employés : « Nous allons mandater un cabinet d’avocats pour créer des règles spécifiques à Stratfor dans le “Foreign Corrupt Practices Act”. Je ne tiens pas à me faire arrêter sur la place publique, et ça vaut pour tout le monde ici ».

L’utilisation des employés des entreprises ou États ciblés, à des fins de renseignements, par Stratfor, s’est rapidement transformée en un système de génération de profits d’une légalité douteuse. D’après les emails, en 2009, Shea Morenz, alors Directeur Général de Goldman Sachs, et George Friedman, PDG de Stratfor, ont eu l’idée d’« utiliser les renseignements » que Stratfor récupérait de son réseau d’employés des entreprises ou États ciblés, pour créer un fonds d’investissement stratégique captif. Dans un document confidentiel d’août 2011, marqué « DO NOT SHARE OR DISCUSS », George Friedman explique : « Le but de StratCap est d’utiliser les renseignements et les analyses de Stratfor pour faire du trading dans toute une gamme d’instruments géopolitiques, incluant les obligations gouvernementales, les devises, etc… ». Les emails montrent qu’en 2011, Morenz, de Goldman Sachs, a investi « substantiellement » plus de 4 millions de dollars et a rejoint le conseil d’administration de Stratfor. Au cours de l’année 2011, une structure complexe d’actions offshore a été montée, s’étendant jusqu’en Afrique du Sud, destinée à faire en sorte que StratCap semble légalement indépendant. Mais, en privé, Friedman a annoncé au personnel de Stratfor : « Ne voyez pas StratCap comme une organisation indépendante. Cela vous sera utile de le penser comme une autre facette de Stratfor, et Shea comme un autre directeur de Stratfor… Nous nous occupons déjà des portefeuilles et des échanges fictifs. » StratCap devrait être lancé en 2012.

Les emails de Stratfor nous montrent une société qui cultive des liens étroits avec les agences gouvernementales américaines, et emploie d’anciens agents du gouvernement des États-Unis. Stratfor prépare le plan prévisionnel de trois ans pour le commandant des « Marines », aux États-Unis, et entraîne les Marines américains et « d’autres agences gouvernementales de renseignement » à « devenir des agents Stratfor ». Le vice-président chargé du renseignement chez Stratfor, Fred Burton, est un ancien agent spécial affecté aux services de sécurité de la diplomatie des États-Unis, et était alors responsable de la division antiterrorisme. Malgré ces liens avec le gouvernement, Stratfor et les sociétés du même type opèrent dans le plus grand secret, sans le moindre contrôle politique ni responsabilité. Stratfor prétend opérer « sans idéologie ni agenda, ou préférence nationale », alors que ces emails révèlent que les équipes de renseignement privées s’alignent au plus près de la politique de l’État fédéral américain, et transmettent des conseils au Mossad — en particulier grâce à un informateur au sein du journal Israélien Haaretz, Yossi Melman, qui a secrètement transféré (avec la complicité de David Leigh, journaliste du « Guardian ») les câbles diplomatiques révélés par Wikileaks vers Israël, et ce en violation du contrat entre Wikileaks et le « Guardian ».

Assez ironiquement en l’état actuel des choses, Stratfor essayait de tirer parti de ce qu’il a appelé la « manne » des fuites, qui est apparue après les révélations faites par Wikileaks sur l’Afghanistan :

« Peut-on se procurer un peu de cette “manne des fuites” ? C’est visiblement une foire à la peur, c’est donc une bonne chose. Et nous avons quelque chose à offrir que les entreprises de sécurité informatique n’offrent pas, principalement notre intérêt particulier pour le contre-espionnage et la surveillance, que Fred et Sticks connaissent mieux que quiconque sur cette planète… Pourrions-nous développer des idées et des procédures autour du concept de sécurité réseau « anti-fuite », qui se concentrerait sur la prévention des fuites de données sensibles au travers de ses propres employés… En fait je ne suis pas si sûr qu’il s’agisse d’un problème informatique qui réclame une solution informatique. »

Tout comme les câbles diplomatiques de WikiLeaks, une bonne partie du contenu de ces emails sera mise en lumière dans les semaines à venir, grâce à nos partenaires et le public qui recherchent parmi ces emails et découvrent des liens. Les lecteurs remarqueront que même si une bonne partie des clients et abonnés de Stratfor travaillent dans des agences de renseignement et l’armée américaine, Stratfor a accordé une adhésion gratuite au général pakistanais très controversé Hamid Gul, ancien directeur du service de renseignements pakistanais (ISI) qui, d’après les câbles diplomatiques américains, a planifié une attaque par EEI sur les forces internationales présentes en Afghanistan en 2006. Les lecteurs découvriront la classification interne des emails de Stratfor, qui répartit la correspondance dans des catégories comme « alpha », « tactical », ou « secure ». Les correspondances contiennent aussi des noms de code pour des gens auxquels ils portent un intérêt particulier, comme « Izzies » (membres du Hezbollah), ou « Adogg » (Mahmoud Ahmedinejad).

Stratfor a passé des accords secrets avec des dizaines de médias et de journalistes — de Reuters au « Kiev Post ». La liste des « Confederation Partners » — à laquelle Strafor fait référence en interne comme sa « Confed Fuck House » — est incluse dans les données. Même s’il est acceptable pour des journalistes d’échanger des informations ou d’être payé par d’autres médias, ces relations sont compromettantes parce que Stratfor est une agence de renseignements privée qui propose des services à des gouvernements ou des clients privés.

WikiLeaks a également obtenu la liste des informateurs de Stratfor et — dans beaucoup de cas — des archives de ses transactions bancaires, incluant un paiement mensuel de 1200 $ à un informateur nommé « Geronimo », géré chez Stratfor par l’ex-agent fédéral Fred Burdon.

WikiLeaks a construit un partenariat d’investigation avec plus de 25 médias ou groupes d’activistes, afin d’informer le public à propos de cet important corpus de documents. Ces organisations ont eu accès à une base de données d’investigation sophistiquée, développée par Wikileaks, et ont, avec Wikileaks, analysé ces emails. D’importantes informations découvertes grâce à ce système seront révélées dans les médias dans les prochaines semaines, au fil de la publication des documents sources.

Source : http://www.wikileaks.org/the-gifiles-fr.html

La Direction centrale du renseignement intérieur française (DCRI) avait placé en garde à vue trois personnes ce mardi 24 janvier 2012, ces trois individus, deux hommes âgés de 26 et 36 ans et une femme sont soupçonnés d’avoir participé a des attaques par déni de service distribué (DDoS) contre le site internet d’EDF à plusieurs reprises les 20 et 23 avril et le 2 juin dans le cadre de l’opération Green Rights mené par le collectif Anonymous contre les sites web de plusieurs sociétés comme General Electric et le groupe italien Enel après les évènements dramatiques de Fukushima au Japan.

L’un des anons interpelés est connu sous le nom de Triskel, (la personne qui hébergeait la plateforme IRC francophone http://irc.lc/anonops) le site est actuellement fermé, Triskel avait laissé le message suivant « La justice française réclame au site IRC.LC de ne plus rediriger les visiteurs vers le chat IRC AnonOps, plateforme de communication du Collectif Anonymous. La fermeture fait suite à la garde à vue de 60 heures de Triskel, gestionnaire du site de redirection IRC.LC. », comme le montre la capture d’écran suivante, le message date d’hier soir.

Le message deTriskel 27-01-2012

Le message de Triskel 27-01-2012

Une source judicaire avait expliqué à AFP que les 3 anons présumés ont été interpellés mardi dans le Gard et en région parisienne, leurs ordinateurs ont été saisis et leurs disques durs épluchés, la source a ajouté que deux d’entre eux ont été présentées hier à un juge de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris.

Le parquet de Paris a adressé deux demandes d’entraide judiciaire à l’Allemagne et aux Etats-Unis, une information judiciaire été ouverte le jour même pour « entrave au fonctionnement d’un service de traitement de données », « accès frauduleux dans un service de traitement de données » et « participation à un groupement formé ou à une entente établie en vue de la préparation de ces infractions », cette information vise en particulier à identifier d’autres participants à cette attaque.

On rappel que plusieurs individus impliqués dans des attaques par déni de service (DDoS), -considérés par les gouvernements comme acte de piratage- ont été arrêtés et trainés en justice durant l’année 2011, alors qu’une action DDoS utilisé par anonymous s’agit simplement de milliers de personnes envoient simultanément des connections légitimes sur un serveur web accessible au public, en utilisant en même temps la bande passante ou le processeur dudit serveur au maximum de sa capacité, ce qui provoque un énorme « embouteillage » pour exprimer la protestation populaire.

Megaupload et l’ensemble des sites de son réseau comme Megavidéo, considérés comme les sites web de téléchargement et échange des fichiers les plus populaires dans le monde ont été fermé et saisi par le FBI et le ministère américain de la justice ce jeudi 19 janvier 2011, Le bureau fédéral a qualifié Megaupload d’« entreprise criminelle internationale qui serait responsable du piratage en ligne massif d’une grande variété de contenus protégés qui a généré 175 millions de dollars et causé plus de 500 millions de dollars de pertes aux ayants-droit » dans un communiqué publié hier.

Selon le même communiqué, 7 membres des deux entreprises, Megauplaod (juridiquement basé à Hong Kong et qui possède des serveurs dans plusieurs pays du monde) et Vestor Limited ont été inculpées des crimes suivants : conspiration de racket, conspiration de violation de copyright, conspiration de blanchiment d’argent, le communiqué du bureau fédéral a ajouté que 50 millions de dollars ont été saisi grâce aux 20 mandats exécutés aux Etats-Unis et dans huit autres pays.

megaupload saisi par le FBI 19-01-2012

megaupload saisi par le FBI 19-01-2012

Vous pouvez consulter le communiqué publié par le FBI (ici) ou le ministère américain de la justice (ici), et si les deux sites sont « down » à cause des attaques des anonymous, vous pouvez le consulter sur ce pad (le communiqué est en anglais).

Capture d'écran d'une partie deu communiqué publié par le FBI 19-01-2012

Capture d’écran d’une partie du communiqué publié par le FBI 19-01-2012

#OpMegaupload : La riposte des anonymous.

Considéré par le FBI comme l’une des plus grandes affaires de violation de droits d’auteur jamais traitées aux Etats-Unis, Anonymous a immédiatement répliqué par une des plus grandes cyber attaque par dénis de service distribué (DDoS) avec 5.635 participants contre plusieurs sites web, l’opération initiée par anonymous, et baptisée #OpMegaupload (Opération toujours en cours) a ciblé et mis hors service les sites de la maison Blanche, du ministère américain de la Justice, du FBI, du label Universal, des associations d’ayant-droits RIAA (Recording Industry Association of America ), Universal Music (UniversalMusic.com), HADOPI law site (HADOPI.fr), U.S. Copyright Office (Copyright.gov), Senator Christopher Dodd (ChrisDodd.com), Vivendi France (Vivendi.fr), BMI (BMI.com), Warner Music Group (WMG.com), Universal Music France (UniversalMusic.fr),   Belgian Anti-Piracy Federation (Anti-piracy.be/nl/) et MPAA (Motion Picture Association of America) quelques minutes après la fermeture de Magaupload.

Les attaques par déni de service lancés par anonymous depuis hier contre les sites gouvernementaux américains et Universal, n’ont pas cessé de s’amplifier, plusieurs anons ont rejoint le tchat sur IRC pour participer à ces attaques, comme le montre cette capture d’écran, prise aujourd’hui à 14 heures GMT, le site shop.mgm.com été inaccessible.

shop.mgm.com down 20/01/2012 14:00

shop.mgm.com down 20/01/2012 14:00

Anonymous a publié aussi dans un pad plusieurs informations personnelles des employés de Motion Picture Association of America (MPAA) et des leadeurs du parti démocrate américain.
Ici pour consulter le pad.

Les écoutes de masse de populations entières ne sont pas seulement une réalité, c’est une nouvelle industrie secrète existant dans plus de 25 pays.

On dirait un mauvais film, mais les systèmes d’interception de masse, fabriqués par des entreprises occidentales et utilisés également contre les «  opposants politiques  », sont aujourd’hui une réalité. Ce 1er décembre, Wikileaks a entamé la publication d’une base de données de centaines de documents venant de près de 160 entreprises de renseignement de l’industrie de la surveillance de masse. En collaboration avec Bugged Planet et Privacy International, ainsi que les medias de six pays – L’ARD en Allemagne, Le Bureau of Investigative Journalism au Royaume Uni, The Hindu en Inde, L’espresso en Italy, OWNI en France et le Washington Post aux États-Unis – Wikileaks met en lumière cette industrie secrète dont la croissance a explosé depuis le 11 Septembre 2001, et qui représente des milliards de dollars chaque année. WikiLeaks a publié 287 documents aujourd’hui, mais le projet « Un monde sous surveillance  » est lancé, et de nouvelles informations seront publiées cette semaine et dans l’année qui vient.

Les entreprises de surveillance internationales sont situées dans les pays disposant des technologies les plus sophistiquées, et ils vendent leur technologie dans tous les pays du monde. Cette industrie est, en pratique, non régulée. Les agences de renseignement, les forces militaires et les autorités policières sont donc capables d’intercepter sans être détectées, massivement et dans le plus grand secret, les appels téléphoniques, et de prendre le contrôle d’ordinateurs sans même que le fournisseur d’accès ne s’en rende compte ou n’apporte son aide. La position des utilisateurs peut être suivie à la trace s’ils ont sur eux un téléphone mobile, même si celui-ci est en veille.

Mais les dossiers du «  monde sous surveillance  » de WikiLeaks vont plus loin que de simples «  bons pays occidentaux  » exportant leur technologie à «  de mauvais pays en développement  ». Les sociétés occidentales vendent aussi un vaste catalogue d’équipements de surveillance aux agences de renseignement occidentales. Dans les histoires classiques d’espionnage, les agences de renseignement comme la DGSE ou le MI5 mettent sur écoute les téléphones d’une ou deux personnes d’intérêt. Lors des dix dernières années, c’est la surveillance de masse sans discrimination que est devenue la norme. Des sociétés de renseignement comme VASTech ont secrètement vendu des équipements enregistrant de manière permanente les appels téléphoniques de nations entières. D’autres enregistrent la position de tous les téléphones portables d’une ville, avec une précision à 50 mètres. Des systèmes capables d’infecter l’intégralité de personnes d’une population cible utilisant Facebook ou possédant un smartphone sont en vente dans ce marché du renseignement.

La vente d’outils de surveillance aux dictateurs

Lors du printemps arabe, quand les citoyens ont renversé les dictatures en Egypte et en Lybie, ils ont découvert les chambres d’écoutes où des équipements britanniques de Gamma, français d’Amesys, sud-africains de VAStech, chinois de ZTE suivaient leurs moindres mouvements en ligne et par téléphone.

Des entreprises de renseignement telles que SS8 aux États-Unis, Hacking Team en Italie et Vupen en France fabriquent des virus (chevaux de Troie) qui piratent les ordinateurs et les téléphones (y compris les iPhone, BlackBerry et Android), en prennent le contrôle, enregistrent tous les usages, mouvements et même les images et sons provenant de la pièce où ils se trouvent. D’autres sociétés, comme Phoenexia en République Tchèque, collaborent avec les militaires pour créer des outils d’analyse de la voix. Ils identifient les individus en déterminant leur genre, âge, niveau de stress et les suivent ainsi grâce à leurs « empreintes vocales ». Blue Coat, aux USA, et Ipoque en Allemagne vendent des outils aux gouvernements de pays comme la Chine et l’Iran pour empêcher que les dissidents ne se fédèrent par Internet.

Trovicor, une filiale de Nokia Siemens Networks, a fourni au gouvernement de Bahrein des technologies d’écoute qui ont permis de pister le défenseur des droits de l’homme Abdul Ghani Al Khanjar. Des détails de conversations sur son téléphone mobile personnel datant d’avant qu’il soit interrogé et battu durant l’hiver 2010-2011 lui ont été montrées.

Comment les entreprises de surveillance de masse partagent vos données avec l’État

En janvier 2011, la N.S.A. a inauguré un site dans le désert de l’Utah destiné à stocker à jamais des teraoctets de données tant américaines qu’étrangères, afin de les analyser dans les années à venir. Le tout pour 1,5 milliards de dollars.

Les entreprises de télécommunications sont disposées à révéler les données sur leurs clients aux autorités, quel que soit le pays. Les gros titres lors des émeutes au Royaume-Uni en août ont montré comment Research In Motion (RIM), qui commercialise les BlackBerry, a proposé au gouvernement d’identifier ses clients. RIM a participé à des négociations similaires avec les gouvernements indien, libanais, ceux d’Arabie Saoudite et des Émirats Arabes Unis, leur proposant de partager les données issues de BlackBerry Messenger.

Transformer les données en armes tue des innocents

Il existe plusieurs entreprises qui commercialisent actuellement des logiciels d’analyse de données, transformant celles-ci en de puissants outils utilisables par les militaires et les agences de renseignement. Par exemple, dans des bases militaires aux États-Unis, des pilotes de l’Armée de l’Air utilisent un flux vidéo et un joystick pour piloter des drones « Predator » lors de missions de surveillance au Moyen-Orient ou en Asie centrale. Ces données sont accessibles à des membres de la C.I.A. (Central Intelligence Agency) qui s’en servent pour lancer des missiles « Hellfire » sur leurs cibles.

Les représentants de la C.I.A. ont acheté des logiciels leur permettant de corréler instantanément des signaux téléphoniques et des empreintes vocales, pour déterminer l’identité et la position d’individus. L’entreprise Intelligence Integration Systems Inc. (IISI), basée dans l’État du Massachusetts, commercialise dans ce but un logiciel « d’analyse basée sur la position » appelé « Geospatial Toolkit ». Une autre société, Netezza, elle-aussi du Massachusetts et qui a acheté ce logiciel, en a prétendument analysé le fonctionnement et en a vendu une version modifiée à la C.I.A., version destinée à équiper des drones pilotés à distance.

IISI qui indique que son logiciel a une marge d’erreur de plus de 12 mètres, a porté plainte contre Netezza pour empêcher l’utilisation de ce logiciel. Le créateur de la société IISI, Rich Zimmerman a déclaré devant un tribunal qu’il a été «  stupéfait et abasourdi que la C.I.A. envisage de tuer des gens avec mon logiciel qui ne fonctionne pas  ».

Un monde orwellien

Partout dans le monde, les fournisseurs d’outils de surveillance massive aident les agences de renseignement à espionner des particuliers et des « groupes d’intérêt » à grande échelle.

Comment parcourir les documents du projet « un monde sous surveillance » ?

Le projet « un monde sous surveillance » de Wikileaks révèle dans le détail quelles sociétés font des milliards en vendant des systèmes de surveillance sophistiqués aux gouvernement acheteurs, passant outre les règles d’export, et ignorant superbement que les régimes auxquels ils s’adressent sont des dictatures ne respectant pas les droits humains.

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Source : Wikileaks.

http://spyfiles.org/

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