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Human Rights Watch (HRW) a critiqué les autorités algériennes sur l’interdiction des manifestations publiques à Alger dans un communiqué de presse, intitulé « Algérie : Forte répression des manifestations à l’approche des élections » et rendu publique aujourd’hui le 9 mai 2012. L’ONG a rappelé que malgré la levée de l’état d’urgence, le gouvernement algérien continue l’interdiction « par la force » des rassemblements à Alger.

Communiqués de presse Human Rights Watch

Algérie : Forte répression des manifestations à l’approche des élections.

Mises en détention et autres tactiques visant à bloquer tout rassemblement dans la capitale.

(Paris, le 9 mai 2012) – Les autorités algériennes ont recouru à des arrestations, parmi d’autres tactiques, pour empêcher les gens de manifester dans la capitale pendant la période précédant les élections du 10 mai 2012, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Les forces de sécurité continuent de placer en détention les gens qui essaient de manifester pacifiquement à Alger, dont au moins un candidat aux élections, et ont empêché des gens d’arriver jusqu’à la ville si elles les suspectaient d’avoir l’intention de manifester.

Le gouvernement a levé l’état d’urgence en février 2011. Les forces de sécurité, néanmoins, justifient leurs actions en se basant sur les lois répressives régissant les rassemblements publics, notamment une interdiction des rassemblements à Alger, la capitale, imposée suite à une manifestation ayant dégénéré en 2001. Ces lois vont à l’encontre des obligations de l’Algérie en termes de droits humains prescrites par le droit international. Le gouvernement devrait mettre un terme aux restrictions non justifiées de la liberté de rassemblement à Alger, a déclaré Human Rights Watch.

« Si les autorités algériennes ont vraiment l’intention de respecter les droits humains et les réformes démocratiques, elles devraient assouplir les lois pour montrer qu’elles ne craignent pas de laisser les Algériens exercer leur droit de rassemblement », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.

Les forces de sécurité ont pris des mesures préventives et utilisé la force contre des groupes ayant tenté de braver l’interdiction des manifestations dans la capitale, particulièrement lorsque le motif de la manifestation était considéré comme politiquement sensible. Généralement, les forces de sécurité essaient de bloquer l’accès à l’endroit prévu pour une manifestation. Puis elles y pénètrent pour disperser tous ceux qui ont réussi à atteindre l’endroit, arrêtant certaines personnes et les transportant vers les postes de police, où elles les détiennent durant plusieurs heures avant de les remettre en liberté.

Dans son important discours du 14 avril 2011, le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé des réformes, entre autres des amendements de la Constitution et des lois sur les élections, les partis politiques et les médias.

Depuis, le Parlement a approuvé de nouvelles lois dans tous ces domaines. Pourtant, le droit à la liberté de rassemblement reste fortement compromis. Les autorités n’ont ni levé l’interdiction de 2001, à durée illimitée, ni révisé la loi de 1991 régissant les rassemblements, qui exige une autorisation préalable pour toute manifestation publique.

Une interdiction illimitée de toutes les manifestations ne constitue pas une réponse adaptée à une marche ayant dégénéré en violences il y a 11 ans, mais plutôt une négation du droit des gens à se rassembler, a déclaré Human Rights Watch.

L’Algérie est un État partie du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), qui garantit le droit de rassemblement pacifique, ainsi que la liberté d’association et d’expression. Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies, qui vérifie si les États se conforment au pacte, a prévenu l’Algérie que ses lois et pratiques concernant les rassemblements ne répondent pas aux critères de base exigés des États parties en termes de droits humains.

Arrestations arbitraires à Alger
Il y avait une forte présence policière le 20 avril à Alger, pour l’anniversaire des manifestations de 1980. Des Kabyles (Amazighs algériens) se sont rassemblés chaque année à cette date pour demander que leurs droits culturels soient mieux respectés. Abdelwahab Farsaoui, président du Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), un mouvement de jeunes gens fondé en 1992 autour des thèmes des droits humains et de la démocratisation, a décrit à Human Rights Watch un incident qui s’est produit au centre-ville d’Alger :

J’étais avec neuf autres membres du RAJ, nous devions rencontrer un journaliste de la télévision française. Le rendez-vous était fixé en face de la Grande Poste. Quand nous sommes arrivés, nous avons vu un grand déploiement de forces de sécurité en train de vérifier les cartes d’identité des gens et d’arrêter certains d’entre eux. Il y avait eu un appel à manifester à Alger le 20 avril. Un groupe de policiers est arrivé et nous a demandé nos cartes d’identité. Puis ils nous ont arrêtés, bien que nous protestions  que nous n’avions rien fait. Ils nous ont emmenés dans une voiture de police jusqu’au poste de Cavaignac [au centre d’Alger], où nous sommes restés plusieurs heures avant d’être relâchés tard dans l’après-midi.

Farsaoui a précisé que pendant qu’il était au poste de police, il avait vu un autre groupe, des étudiants d’en-dehors d’Alger, la plupart de Tizi-Ouzou, arrêtés en même temps que les membres du RAJ. Un policier les interrogeait. Ils ont dit qu’ils étaient venus à Alger pour passer un examen de français au Centre culturel français, et lui ont montré la convocation à l’examen. Le policier a répondu, selon Farsaoui, « mais vous êtes censés passer l’examen demain. Tizi-Ouzou n’est qu’à une heure et demie d’Alger, vous auriez dû arriver demain ».

Redouane Boudjemâa, professeur de journalisme à l’Université d’Alger et membre du Groupe arabe d’observation des médias (Arab Working Group on Media Monitoring), une organisation non gouvernementale indépendante, a déclaré à Human Rights Watch que, le 20 avril, dix de ses étudiants avaient été empêchés de se rendre à Alger pour la semaine de cours débutant après le congé du vendredi :

Mes étudiants m’ont appelé pour me dire qu’ils ne pourraient pas assister aux cours du samedi parce que le vendredi, la police les avait empêchés d’embarquer sur les trains pour Alger. Ils avaient quitté la capitale pour le week-end, pour rentrer dans leurs villes d’origine. La plupart sont de Tizi-Ouzou [en Kabylie]. Le Comité national des étudiants amazighs démocrates avait appelé à marcher de l’Université d’Alger jusqu’au siège du gouvernement. Je pense que le gouvernement essayait de limiter le mouvement en empêchant les jeunes hommes de rentrer dans la capitale.

Dans un autre incident récent, le 26 avril, la police a arrêté plusieurs militants connus qui étaient en train de manifester en face du tribunal de Sidi Mohamed à Alger, par solidarité avec Abdelkader Kherba, membre du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC), qui avait été arrêté le 18 avril et passait alors en jugement.

Les forces de sécurité ont arrêté Hakim Addad, ancien secrétaire général du RAJ, qui est candidat du Front des forces socialistes (FFS) aux élections législatives du 10 mai, de même que Tahar Belabès, porte-parole du CNDDC ; Mourad Tchiko, membre du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP); Abdou Bendjoudi, militant du Mouvement des jeunes indépendants pour le changement (MJIC); et Yacine Zaïd, membre de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH).

Addad a déclaré à Human Rights Watch que les manifestants se comportaient pacifiquement et se contentaient d’exiger la libération de Kherba. Ils ne gênaient pas le flux de la circulation et ne provoquaient pas de désordre, a-t-il déclaré. Après avoir arrêté les manifestants, la police les a répartis entre plusieurs commissariats d’Alger et les a détenus pendant plusieurs heures avant de tous les relâcher sans inculpation.

Kherba lui-même a été poursuivi pour avoir participé à une manifestation pacifique. La police l’a arrêté en face du tribunal de Sidi Mohamed, où il était venu manifester sa solidarité avec les greffiers, qui étaient alors en grève depuis dix jours et organisaient un sit-in pour exiger de meilleures conditions de travail pour le personnel du tribunal. Kherba avait une caméra et filmait le sit-in quand il a été arrêté, a déclaré Amine Sidhoum, son avocat, à Human Rights Watch.

Les autorités ont inculpé Kherba d’« incitation directe à un rassemblement illégal » ainsi que d’« entrave à la liberté du travail » en vertu des articles 55 et 56 de la loi n° 90-02 du 6 février 1990, une loi « relative à la prévention et au règlement des conflits collectifs de travail et à l’exercice du droit de grève ». L’article 55 interdit d’amener ou de maintenir une cessation de travail; et l’article 56 interdit d’utiliser la fraude ou la violence pour entraver la liberté du travail. Sidhoum a déclaré qu’il avait plaidé que ces charges ne pouvaient pas s’appliquer aux actions de Kherba étant donné que les greffiers étaient déjà en grève depuis dix jours.

Lors de la première audience de l’affaire Kherba, le 26 avril, le procureur général a requis une peine de trois ans de prison. Mais le 3 mai, le tribunal l’a condamné à an avec sursis et à une amende de 20 000 dinars algériens (267 US$), avant de le libérer le même jour.

Contexte juridique
La loi algérienne régissant les rassemblements, promulguée en 1989 pendant une période d’ouverture politique et juridique, a été modifiée par le Parlement en 1991, alors que le pays a été le théâtre de manifestations massives et parfois de violents affrontements entre manifestants opposés au gouvernement et forces de sécurité.

La loi de 1991 a fortement restreint le droit à la liberté de rassemblement en modifiant les conditions légales pour tenir une manifestation, obligeant le groupe prévoyant un rassemblement à obtenir l’autorisation des autorités, au lieu de simplement les avertir.

Les « manifestations publiques » comprennent les parades, les processions, et de façon générale toutes formes de rassemblements organisés dans les voies et espaces publics. Les organisateurs de manifestations publiques doivent en demander la permission huit jours avant l’événement.

Le wali (gouverneur de province) doit annoncer son accord ou son interdiction du rassemblement public au moins cinq jours avant la date prévue. Lui ou ses subordonnés peuvent interdire tout rassemblement en informant ses organisateurs qu’il constitue « un risque réel de troubler l’ordre public » ou bien qu’« il paraît clair que l’objectif réel du rassemblement menace le maintien de l’ordre public ». De plus, la loi interdit toute activité, lors des rassemblements, qui seraient contraires aux « constantes nationales [les caractéristiques constitutives et immuables de la Nation] » ou qui pourraient « porter atteinte aux symboles de la révolution du 1er novembre, à l’ordre public ou aux bonnes mœurs ».

Participer à, ou inviter autrui à participer à une manifestation non déclarée est passible, selon la même loi, de trois mois à un an de prison et d’une amende de 3 000 à 15 000 dinars algériens (40 à 200 US$).

De février 1992 à février 2011, l’Algérie a été soumis à un état d’urgence qui a restreint davantage le droit à la liberté de rassemblement, en conférant au ministère de l’Intérieur de vastes pouvoirs, dont le droit d’interdire tout rassemblement « susceptible de troubler l’ordre public et la quiétude ».

Malgré la levée de cet état d’urgence, l’interdiction illimitée de toutes les manifestations reste en vigueur à Alger. Les autorités ont imposé cette interdiction le 18 juin 2001, quatre jours après une énorme marche pro-amazigh à Alger, qui avait attiré des participants de toute la Kabylie, région majoritairement amazighe, et qui avait dégénéré en pillages de boutiques et en affrontements entre la police, les manifestants et des jeunes gens du coin. Quatre personnes avaient été tuées et plus de 300 blessées. Justifiant l’interdiction, le gouvernement avait alors déclaré sa « ferme détermination à faire face à la grave dégradation de la situation observée pendant les événements tragiques et malheureux de ces derniers jours ».

Source.

Le communiqué est disponible aussi en arabe et en anglais.

Arrêté le 18 avril alors qu’il assistait à une manifestation pacifique organisée par les travailleurs du secteur de la justice afin de revendiquer l’amélioration des conditions de travail en tant qu’observateur -une manifestation violemment réprimée par la police-, Abdelkader Kherba, ce jeune militant et membre du Comité National pour la Défense des Droits des Chômeurs (CNDDC) et la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) risque trois ans de prison ferme pour « incitation à attroupement, trouble de l’ordre public et usurpation d’identité » requis par le procureur lors de l’ouverture de son procès au tribunal d’Alger.

Abdelkader Kherba

Abdelkader Kherba

Actuellement en détention à la prison de Serkaji au centre d’Alger, l’arrestation « arbitraire » d’Abdelkader Kherba, – l’activiste des droits de l’homme qui a commencé une grève de la faim en signe de protestation contre sa détention arbitraire –  suscite une large condamnation locale et internationale, hier et en marge du procès, une quarantaine d’activiste ont tenté d’organiser un sit-in devant le tribunal d’Alger pour défendre la cause de Abdelkader Kherba, un sit-in brutalement dispersé par les forces de police, selon les témoignages du syndicaliste et membre du  CNDDC Yacine Zaid, recueillis par le site d’information algérien « DNA-ALGERIE », « un grand nombre de policiers en civil a tenté de nous empêcher de nous rassembler……… Avant même l’ouverture du procès, une dizaine de personnes ont été arrêtées devant le jardin du Square Saïd, non loin du tribunal. Une dizaine d’autre été dispersée par des policiers », selon les mêmes témoignages, un journaliste d’une agence de presse étrangère a été arrêté avant d’être relâché après vérification d’identité.

Une fois auditionnés, les militants arrêtés ont été conduit vers un hôpital de la capitale pour un contrôle de santé, puis relâchés.

Considérée comme une arrestation arbitraire et qui a pour but de museler toute personne qui proclame et qui demande ses droits élémentaires, plusieurs organisations comme le Rassemblement action jeunesse (RAJ) et la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh) ont dénoncé l’arrestation et la peine requise à l’encontre d’Abdelkader Kherba, ces ONG nationales ont condamné aussi la répression dont ont été victimes des citoyens, chômeurs et représentants de la société civile venus soutenir Abdelkader Kherba.

D’autres ONG internationales ont condamné cette nouvelle entrave des droits des citoyens algériens comme l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, l’Observatoire a interpellé le président de la république, le ministre de l’Intérieur et d’autres responsables algériens à intervenir de toute urgence pour mettre un terme à toute forme de harcèlement, y compris judiciaire » à l’encontre de tous les défenseurs des droits de l’Homme en Algérie.

Actions requises par l’Observatoire pour soutenir Abdelkader Kherba :

L’Observatoire vous prie de bien vouloir écrire aux autorités algériennes en leur demandant de :

i. Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de l’ensemble de MM. Abelkader Kherba, Hakim Addad, Tahar Belabès, Mourad Tchiko, Abdou Bendjoudi et Yacine Zaïd, ainsi que de l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme algériens ;

ii. Libérer de manière immédiate et inconditionnelle MM. Abelkader Kherba, Hakim Addad, Tahar Belabès, Mourad Tchiko, Abdou Bendjoudi et Yacine Zaïd, ainsi que tous les défenseurs détenus arbitrairement, en ce que le harcèlement judiciaire dont ils font l’objet ne semble viser qu’à sanctionner leurs activités de défense des droits de l’Homme ;

ii. Mettre un terme à toute forme de harcèlement, y compris judiciaire, à l’encontre de MM. Abelkader Kherba, Hakim Addad, Tahar Belabès, Mourad Tchiko, Abdou Bendjoudi et Yacine Zaïd ainsi que de tous les défenseurs des droits de l’Homme algériens, afin qu’ils puissent mener leurs activités de défense des droits de l’Homme librement et sans entrave ;

iii. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à :
son article 1 qui dispose que « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international »,

et son article 12.2, qui dispose que « l’État prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration » ;

iv. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par l’Algérie.

Adresses :

M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, Présidence, El-Mouradia, Alger, Algérie, Tél : 00 213 21 69 15 15 ; Fax : +213 21 69 15 95. E-mail : President@el-mouradia.dz
M. Farouk Ksentini, Président de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, Avenue Franklin Roosevelt, Allée du Peuple, 16000 Alger, Tél : +00 213 (0) 21230311 / 230214
M. Abdelaziz Ziari, Président de l’Assemblée populaire nationale, 18 boulevard Zirouf Youcef, 16000 Alger, Tél : 00 213 021 73 86 00 / 10
M. Daho Ould Kablia, Ministre de l’Intérieur, Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Locales, de l’Environnement et de la Réforme Administrative, Rue du Docteur Saâdane, Alger ; Tél : 00 213 (0) 21 73 23 40 / 00 213 (0) 21 73 23 48 / 00 213 (0) 21 73 12 00 00 213 ; Fax : (00 213 0) 21 92 12 43
M. Tayeb Belaiz, Ministre de la Justice, Ministère de la Justice, 8 Place de Bir-Hakem. El-Biar, Alger, Algérie. Tél : 00 213 (0) 21 92 16 08 ; Fax : 00 213 (0) 21 74 76 64 / + 213 21 92 17 01 / 29 56
Procureur général de la Wilaya de Relizane, Fax : + 213 469 149 993
S.E. Idriss Jazaïry, Ambassadeur, Représentant permanent de l’Algérie auprès de l’ONU à Genève, Route de Lausanne 308, CH-1293, Bellevue, Suisse, E-mail : mission.algerie@mission-algerie.ch, Fax : +4122 / 774.30.49
Ambassadeur de l’Algérie auprès du Royaume de Belgique, Avenue Molière 207, 1050 Bruxelles, Fax : 0032 343 51 68, E-mail : Iinfo@algerian-embassy.be

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques d’Algérie dans vos pays respectifs.

Ici pour lire le communiqué de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme.

L’arrestation d’Abdelkader Kherba a suscité l’indignation de l’organisation non gouvernementale Frontline Defenders, dans un communiqué rendu publique hier, l’ONG demande au gouvernement algérien d’assurer la libération immédiate et sans condition de Kherba Abdelkader et d’abandonner toutes les charges contre lui, Frontline Defenders invite le gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires afin de garantir l’intégrité physique et psychologique de Kherba Abdelkader pendant sa grève de la faim et de veiller à ce que tous les défenseurs des droits humains en Algérie, soient en mesure d’opérer sans restrictions ni représailles, y compris le harcèlement judiciaire.

Vous pouvez lire l’intégralité du communiqué de Frontline Defenders ici (en anglais).

Traduction en français :

Arrestation arbitraire d’Abdelkader Kherba : Condamnation de Frontline Defenders.

Liberté pour Abdelkader Kherba

Liberté pour Abdelkader Kherba

Le 26 avril 2012, le procès de défenseur des droits humains M. Abdelkader Kherba commencera à Sidi Mohamed. Il a été arrêté par la police judiciaire le 18 avril 2012 alors qu’il assistait à une manifestation devant l’édifice des tribunaux à Sidi Mohamed. Il a ensuite été accusé de «incitation directe à attroupement» et placé en détention provisoire. Kherba Abdelkader est un membre du Comité National pour la Défense des Droits des Chômeurs (CNDDC) et la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH).

Kherba Abdelkader a été arrêté alors qu’il assistait à une manifestation organisée par les travailleurs du secteur de la justice afin de revendiquer l’amélioration des conditions de travail. Kherba Abdelkader, qui a assisté à la manifestation en tant qu’observateur ainsi qu’afin d’exprimer sa solidarité, a eu son appareil photographique confisqué au moment de son arrestation. Le lendemain, 19 avril 2012, Kherba Abdelkader a été emmené devant le procureur de Sidi Mohamed qui l’a interrogé au sujet de sa présence à la manifestation. Le procureur a formalisé l’accusation de «incitation directe à attroupement» en vertu de l’Article 100 du Code Pénal et a ordonné qu’il soit placé en détention provisoire. Kherba Abdelkader est actuellement détenu à la prison de Serkaji, et il sera emmené devant le tribunal le 26 avril pour l’ouverture du procès. Suite à son arrestation, Kherba Abdelkader a commencé une grève de la faim en signe de protestation contre sa détention arbitraire.

Front Line Defenders exprime sa préoccupation face à l’arrestation et la détention de Kherba Abdelkader, et estime qu’elles soient directement liées à son travail légitime et pacifique pour la défense des droits humains, en particulier son engagement avec le Comité de Défense des Chômeurs et la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme. Compte tenu de la grève de la faim qu’il a commencé, Front Line Defenders est également préoccupé par l’intégrité physique et psychologique de Kherba Abdelkader pendant sa détention.

Front Line demande instamment aux autorités algériennes de:

  1. Assurer la libération immédiate et sans condition de Kherba Abdelkader et abandonner toutes les charges contre lui, car elles semblent être motivées uniquement par son travail légitime et pacifique en défense des droits humains;
  2. Prendre toutes les mesures nécessaires afin de garantir l’intégrité physique et psychologique de Kherba Abdelkader pendant sa grève de la faim;
  3. Veiller à ce que tous les défenseurs des droits humains en Algérie, exerçant leurs activités légitimes de défense des droits humains, soient en mesure d’opérer sans restrictions ni représailles, y compris le harcèlement judiciaire.

Le verdict est attendu pour le 3 mai.

Mohamed Kadri, reporter photographe au quotidien Waqt El Djazair, a fait l’objet, ce dimanche 18 mars, d’une agression « sauvage » perpétrée par des agents de police alors qu’il couvrait une manifestation organisée aujourd’hui au centre d’Alger par des retraités de l’Armée victimes de la lutte anti-terroriste.

caricature prise sur le site la revolucionvive.org.ve

caricature prise sur le site la revolucionvive.org.ve

Le syndicat national des journalistes (SNJ) a indiqué dans un communiqué rendu publique aujourd’hui que le reporter photographe a subi une agression physique et s’est vu dessaisi de son matériel de travail.

Selon le même communiqué, le syndicat national des journalistes interpelle publiquement les plus hautes autorités du pays, le directeur général de la Sûreté nationale, le ministre de l’Intérieur, en particulier pour prononcer des sanctions exemplaires à l’encontre des agresseurs, le communiqué a ajouté que le syndicat (SNJ) a décidé de se constituer spontanément partie civile dans cette affaire qui sera portée devant la justice.

Les forces de police ont aussi sauvagement réprimé la manifestation organisée par une quarantaine des militaires blessés durant la période du terrorisme devant l’Assemblé populaire nationale (APN), selon le journal Elwatan, plusieurs manifestants ont été arrêtés, tabassés et transportés vers le commissariat de Ben Aknoun.

Manifestation des militaires blessés pendant la période du terrorisme à Alger Source Elwatan

Manifestation des militaires blessés pendant la période du terrorisme à Alger Source Elwatan

Le communiqué du syndicat national des journalistes.

Mohamed Kadri, reporter photographe au quotidien Wakt El Djazair a fait l’objet, ce dimanche 18 Mars 2012 d’une agression sauvage _ Il est difficile de trouver un autre qualificatif _ perpétrée par des policiers zélés,  alors qu’il assurait la couverture d’une manifestation publique organisée par des retraités de l’Armée, au cœur d’Alger.

Notre confrère subira en effet une agression physique et se verra dessaisi de son matériel de travail par des agents indignes de l’uniforme qu’ils portent.

Particulièrement scandalisé par ce grave dépassement, encore un autre, à l’encontre de la corporation journalistique, le Syndicat national des journalistes interpelle publiquement les plus hautes autorités du pays, le Directeur général de la sûreté nationale,  le ministre de l’Intérieur, en particulier pour prononcer des sanctions exemplaires à l’encontre des agresseurs. Ceux de ce 18 mars déjà, mais pas seulement.

Le Syndicat engage la responsabilité des pouvoirs publics dans la protection et la préservation de l’intégrité physique et morale des femmes et hommes de la presse dans l’accomplissement de leur travail.

Il va sans dire que le Syndicat qui assure Mohamed Kadri ainsi que l’ensemble de nos confrères d’El Wakt de son entière solidarité, se constitue spontanément partie civile dans cette affaire qui sera portée devant la Justice.

P/ le syndicat national des journalistes Le Secrétaire général Kamel Amarni.

Mise à jour : 20-03-2012:

Vingt quatre heures après l’agression sauvage du photographe Mohamed Kadri , la journaliste Hanane Driss du quotidien « La Tribune des lecteurs » a fait elle aussi l’objet d’une agression brutale commise par un policier alors qu’elle était en train de couvrir une manifestation devant l’Assemblée populaire nationale (APN) au centre d’Alger.

Le syndicat national des journalistes algériens a condamné l’aspect répétitif de ces graves dérapages à l’encontre des femmes et hommes de la presse, le SNG exige dans un communiqué rendu publique aujourd’hui la prise des mesures immédiates et effectives et des sanctions exemplaires à l’encontre des agresseurs qu’il qualifie de tristes individus indignes de l’uniforme qu’ils portent.

Le FBI a annoncé hier dans un communiqué l’arrestation de six pirates informatiques liés à LulzSec, Internet Feds et Anonymous aux Etats Unis, l’Irlande et l’Angleterre, ces hackers ont été arrêté et accusé par les autorités américaine pour attaques informatiques contre les sites web des gouvernements, des grandes entreprises, des médias et des particuliers, le FBI  a estimé que ces attaques ont fait au total un million de victimes dont 860.000 clients et abonnés de la société américaine privée de renseignement et d’analyse stratégique, STRATFOR.

Vous pouvez consulter le communiqué du FBI ici.

Le communiqué du FBI a ajouté qu’Hector Xavier Monsegur, de New York, connu sous le pseudo de « SABU » été arrêté en juin 2011, et il a plaidé coupable le 15 août 2011 à douze accusations de piratage informatique, selon la chaine de télévision américaine FOX, le célèbre membre de LulzSec « SABU », 28 ans, chômeur et père de deux enfants collaborait avec le FBI depuis l’été dernier pour démasquer les hacktivistes Anonymous, selon les mêmes sources, SABU qui risque jusqu’à 124 ans et six mois de prison a accepté de collaborer pour être en mesure de continuer à voir ses deux enfants.

Hector Xavier Monsegur a.k.a. Sabu

Hector Xavier Monsegur a.k.a. Sabu

Un chat log datant du 11 aout 2011 publié par wikileaks sur twitter hier et retwitter par AnonymousIRC montre que SABU, le présumé informateur du FBI a essayé de piéger des hackers anonymes.

Ici pour consulter le Pastebin.

Les noms des hackers inculpés :

Hector Xavier Monsegur a.k.a. Sabu, Xavier DeLeon, Leon de New York, accusé du hack de HB Gary et Fox

Jeremy Hammond a.k.a. Anarchaos, sup_g, burn, yohoho, POW, tylerknowsthis, crediblethreat de Chicago, Illinois, accusé par le FBI du hack de stratfor et la divulgations de ses données confidentiels.

Ryan Ackroyd a.k.a. Kayla, lol, lolsoon, Jake Davis a.k.a. topiary, atopiary, Darren Martyn a.k.a. pwnsauce, raepsauce, networkkitten, Donncha O’Cearrbhail a.k.a. palladium sont accusés du hack de Fox, Sony et PBS.

Quelques heures seulement après le coup de filet mené par le FBI, considéré par un des responsable impliqué dans l’enquête comme un coup dévastateur contre Anonymous, les hackers d’#AntiSec ripostent et défacent 25 sites liés à Panda Security et le site web du forum des officiers du Correctionnel de Delaware (toujours inaccessible).

Panda security saisi par #AntiSec

Panda security saisi par #AntiSec

Le forum des officiers du Correctionnel de Delaware piraté

Le forum des officiers du Correctionnel de Delaware piraté

Dans un pad relayé par le compte twitter d’AnonymousIRC, les hacktivistes d’#AntiSec ont annoncé le piratage des 25 sites de Panda Security et la publication des emails et les Hash (MD5) des mots de passe de son personnel, Panda Security est accusée par Anonymous d’aider le FBI pour traquer les activistes du collectif à travers le monde.

Capture d'écran du site panda security 06/03/2012  Source : THN

Capture d'écran du site panda security 06/03/2012 Source : THN

Liste des sites liés à Panda Security défacés par #AntiSec :

cybercrime.pandasecurity.com

antivirus-offers.pandasecurity.com

blog.cloudantivirus.com

cloudofficeprotection.pandasecurity.com

cloud.pandasecurity.com

cloudpartnercenter.pandasecurity.com

cloudprotectionbeta.pandasecurity.com.tar.gz

cloudprotection.pandasecurity.com

facebookfriends.pandasecurity.com

forgetsecurity.co.uk

forgetsecurity.co.za

forgetsecurity.es

go.pandasecurity.com

info.pandasecurity.com

information.pandasecurity.com

lavuelta.pandasecurity.com

maintenance.pandasecurity.com

momentos.pandasecurity.com

ondersteuning.pandasecurity.com

pandacompetition.pandasecurity.com

pandalabs.pandasecurity.com

prensa.pandasecurity.com

press.pandasecurity.com

promo.pandasecurity.com

protectyourfamily.pandasecurity.com

research.pandasecurity.com

securitytothecloud.pandasecurity.com

serviciospro.pandasecurity.com

servicos.pandasecurity.com

suporte.pandasecurity.com

techcenter.pandasecurity.com

uninstall.cloudantivirus.com

wiki.cloudantivirus.com

http://www.cnccs.es

http://www.forgetsecurity.de

Les hacktivistes anons trahit par leur camarade SABU, ont salué les membres d’#AntiSec arrêtés, les personnes qui ont vraiment cru qu’ils peuvent faire du changement, les hackers ont salué aussi les anons et les simples citoyens qui se sont battu pour leurs libertés en Tunisie, Egypte, Lybie, Syrie, Bahreïn, Yemen, Iran, etc….etc.

Ils ont ajouté qu’AntiSec se battra jusqu’à la fin.

Ici pour consulter le Pad.

Et ici pour consulter le miroir du site défacé.

Pour plus d’informations :

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Tour d’horizon et dernières informations sur WikiLeaks : Février 2012

A l’occasion de la sortie des GIFiles (« The Global Intelligence Files ») publiés cette semaine, il est intéressant d’aller prendre des nouvelles de notre lanceur d’alerte.

Andrew Winning / Reuters

Julian Assange
Il n’est encore condamné dans aucun pays. On sait qu’il est assigné à résidence en Angleterre, toujours dans l’attente d’une décision de la Cour Suprême Britannique concernant son extradition vers la Suède, où il est accusé de viol. Décision qui doit être rendue dans le mois de mars.
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20110712.OBS6915/julian-assange-du-mandat-d-arret-a-la-justice-britannique.html
Julian Assange a passé plus de 450 jours en prison depuis le 7 décembre 2010.

Bradley Manning
Informateur présumé de WikiLeaks qui aurait délivré des documents de l’armée américaine. Son procès a commencé le 24 février 2012, pour 22 chefs d’accusation. http://www.bradleymanning.org/
Il encourt la prison à perpétuité. Sa défense a révélé que le gouvernement américain avait offert de négocier afin de « poursuivre » Assange.
Bradley manning est en détention dans l’attente d’un jugement depuis plus de 640 jours.

La censure
Les Etats-Unis veulent poursuivre Julian Assange au nom de l’« Espionage Act ». Cependant, WikiLeaks a remis un document à la rédaction de « L’Expressen » qui stipule qu’ils sont en possession d’échanges qui compromettraient le ministre suédois des affaires étrangères. Carl Bildt y est désigné comme informateur pour l’administration américaine, ce qui est contraire aux lois suédoises. Des rapports qui seront rendus publics s’il y a menace d’extradition d’Assange vers les USA.

JD.GIZMODO

Donate
WikiLeaks est toujours sous le coup d’un blocus financier extrajudiciaire depuis décembre 2010 imposé par VISA, Mastercard, Paypal, Bank of America, et Western Union.
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/07/13/wikileaks-plainte-a-bruxelles-contre-visa-et-mastercard_1548164_651865.html
La Commission Européenne n’a toujours pas décidé d’ouvrir une enquête formelle.
Il est évidemment possible de faire un don à WikiLeaks par le biais d’autres moyens: https://shop.wikileaks.org/donate

En mai 2012, débutera le procès des hackers « Paypal 14 », présumés soutiens de WikiLeaks dans cette affaire, arrêtés en 2011.
http://wearelegionthedocumentary.com/2012/attorney-stanley-cohen-defends-the-paypal-14/

L’épopée dans sa chronologie: http://fr.wikipedia.org/wiki/WikiLeaks#R.C3.A9actions_et_poursuites

FoWL

De manière plus encourageante, deux projets originaux :
Julian Assange conduit actuellement des interviews pour un programme sur l’évolution du monde dont le premier épisode sera diffusé en mars.
http://www.wikileaks.org/New-Assange-TV-Series.html
Et
WikiLeaks lance son réseau social indépendant afin de réunir tous les sympathisants de la cause qui voudraient contribuer à la mission et promouvoir les valeurs!
Une communauté pour trouver du soutien: « WikiLeaksFriends » (ou FoWL) https://wlfriends.org/

La Direction centrale du renseignement intérieur française (DCRI) avait placé en garde à vue trois personnes ce mardi 24 janvier 2012, ces trois individus, deux hommes âgés de 26 et 36 ans et une femme sont soupçonnés d’avoir participé a des attaques par déni de service distribué (DDoS) contre le site internet d’EDF à plusieurs reprises les 20 et 23 avril et le 2 juin dans le cadre de l’opération Green Rights mené par le collectif Anonymous contre les sites web de plusieurs sociétés comme General Electric et le groupe italien Enel après les évènements dramatiques de Fukushima au Japan.

L’un des anons interpelés est connu sous le nom de Triskel, (la personne qui hébergeait la plateforme IRC francophone http://irc.lc/anonops) le site est actuellement fermé, Triskel avait laissé le message suivant « La justice française réclame au site IRC.LC de ne plus rediriger les visiteurs vers le chat IRC AnonOps, plateforme de communication du Collectif Anonymous. La fermeture fait suite à la garde à vue de 60 heures de Triskel, gestionnaire du site de redirection IRC.LC. », comme le montre la capture d’écran suivante, le message date d’hier soir.

Le message deTriskel 27-01-2012

Le message de Triskel 27-01-2012

Une source judicaire avait expliqué à AFP que les 3 anons présumés ont été interpellés mardi dans le Gard et en région parisienne, leurs ordinateurs ont été saisis et leurs disques durs épluchés, la source a ajouté que deux d’entre eux ont été présentées hier à un juge de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris.

Le parquet de Paris a adressé deux demandes d’entraide judiciaire à l’Allemagne et aux Etats-Unis, une information judiciaire été ouverte le jour même pour « entrave au fonctionnement d’un service de traitement de données », « accès frauduleux dans un service de traitement de données » et « participation à un groupement formé ou à une entente établie en vue de la préparation de ces infractions », cette information vise en particulier à identifier d’autres participants à cette attaque.

On rappel que plusieurs individus impliqués dans des attaques par déni de service (DDoS), -considérés par les gouvernements comme acte de piratage- ont été arrêtés et trainés en justice durant l’année 2011, alors qu’une action DDoS utilisé par anonymous s’agit simplement de milliers de personnes envoient simultanément des connections légitimes sur un serveur web accessible au public, en utilisant en même temps la bande passante ou le processeur dudit serveur au maximum de sa capacité, ce qui provoque un énorme « embouteillage » pour exprimer la protestation populaire.