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Quelques centaines d’étudiants en médecine, en pharmacie et en chirurgie dentaire ainsi que des médecins résidents de différents départements du pays, se sont rassemblés ce mercredi 11 mai devant le Centre Hospitalo-universitaire « Mustapha Bacha » au centre d’Alger, pour marcher vers le siège de la présidence à El Mouradia afin de satisfaire leurs revendications pédagogiques et sociales, cette tentative s’est transformée en affrontements avec la police près du CHU Mustapaha Bacha causant plusieurs dizaines de blessés parmi les étudiants.

Un dispositif MONSTRE de policiers s’est déployé à proximité du CHU Mustapaha dès les premières heures de la matinée pour empêcher toute tentative de marche, « selon des témoins, au moins 37 camions antiémeutes ont assiégé l’hôpital ainsi qu’une vingtaine d’autres camions stationnés au niveau des ruelles adjacentes ».

Les étudiants protestataires ont tenté à deux reprises de forcer le cordon sécuritaire pour entamer leur marche, mais ils ont été accueillis à des coups de matraques, non satisfait de réprimer cette tentative de marche, les policiers ont chassé les étudiants à l’intérieur de la loge de l’hôpital Mustapha qui s’est transformée en véritable cellule de torture. « Je suis là pour tabasser et je le fais avec plaisir» Ces propos ont été lancés par un policier à des étudiants, selon le témoignage de Salim Hamiche, délégué des étudiants en chirurgie dentaire au journaliste d’El watan.

Les étudiants en pharmacie ne veulent pas lâcher et organisent un sit-in le même jour à la Fac central.

Les étudiants en pharmacie en grève depuis plus de 3 mois ont essayé de sortir vers 16 heures dans la rue Didouche Mourad, près de la Fac central pour manifester, après l’arrestation de l’un de leurs camarades lors des affrontements avec les forces anti émeutes la matinée à l’intérieur du CHU Mustapha.

Dans un climat extrêmement tendu, des dispositifs importants de force anti émeutes ont rapidement encerclé le siège de l’université, une fois l’étudiant relâché, les manifestants qui sont plus déterminés que jamais à poursuivre leur mobilisation dans les prochains jours jusqu’à la satisfaction complète de leur revendications se sont dispersés sans incidents.

Marche de la coordination nationale pour le changement et la démocratie – CNCD –(parties politiques)  à Alger et Oran.

La CNCD, a choisi une nouvelle stratégie d’action. Trois rassemblements étaient organisés à Alger ce matin à 11 H00 (10H00 GMT)   pour faire chuter le régime en Algérie, une qui devrait partir du cartier Ain El Benian (15 km d’Alger vers la place des martyrs centre d’Alger), la deuxième, du cartier populaire El Madania –Ex Salambier- en direction du siège de la télévision  national juger comme outil de propagande du régime Algérien et une dernière qui commença d’Hussein Dey – quartier populaire qui se situe à 6 km est d’Alger vers la place 1 mais –Centre d’Alger-, plus une autre marche à Oran (2eme ville en Algérie, 450 km ouest d’Alger).

A Hussein Dey, ils n’étaient qu’une trentaine de manifestants devant le nouveau palais de justice, encadrés par un nombre identique de policiers. Il y avait parmi eux Ali Yahia Abdennour, le président d’honneur de la LADDH.

Dans le quartier d’El Madania, le dispositif policier était bien plus impressionnant. Les arrestations ont été opérées avant le début de la marche. Les policiers étaient munis de photos et venaient interpeller directement les personnes qu’ils recherchaient. Les arrestations étaient musclées. Les manifestants, quelques dizaines, ont été pris à partie par une cinquantaine de personnes pro‑Bouteflika. Ces derniers agitaient au‑dessus de leur tête des portraits du président et scandant des slogans favorables à Bouteflika ont lancé des pétards et d’autres projectiles contre les responsables du RCD.

A Ain Benian, en milieu de matinée, une vingtaine de personnes étaient rassemblées devant la grande mosquée. Vers midi, l’endroit du rassemblement était déjà vide. La police a réussi à disperser les manifestants.

La marche de la CNCD à Oran, qui devait partir de la Place du 1er Novembre (ex‑Place d’Armes) en direction du siège de la wilaya a été brutalement empêchée par la police, déployée en force. Selon des sources concordantes -TSA-ALGERIE, plusieurs personnes interpellées parmi eux  figurent des militants de la CNCD Oran et aussi des journalistes venus couvrir l’événement (7 journalistes selon ESA -envoyés spéciaux Algérie-), et conduites dans des commissariats d’Oran pour les libérer après audition des heures après.