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Dans un récent rapport, l’OTAN a dénoncé la transparence et a qualifié de danger les fuites de documents gouvernementaux comme celles révélées par Wikileaks. Le rapport ne s’arrête pas là, puisqu’il qualifie Anonymous de « menace transnationale » qui doit être « infiltré » et les leaders doivent être « poursuivis ». On pourrait se demander qui représente une menace entre l’OTAN qui possède un arsenal militaire conventionnel et nucléaire et Anonymous, seulement armé d’ordinateurs qui n’a jamais détruit  d’infrastructures et de vies humaines.

Anonymous a décidé de répondre à l’OTAN qui ne semble pas avoir tout à fait compris les intentions du groupe. Ce communiqué est presqu’un véritable manifeste d’Anonymous qui rappelle les principes de base d’Anonymous et de ce que doit être une démocratie respectueuse des libertés individuelles:

Message à l’OTAN
Salutations, membres de l’OTAN. Nous sommes Anonymous.
Dans une publication récente, vous avez qualifié Anonymous de menace pour « les gouvernements et les peuples ». Vous avez aussi prétendu que le secret est « un mal nécessaire » et que la transparence n’est pas toujours la voie à suivre.
Anonymous aimerait vous rappeler que les gouvernements et les peuples, contrairement aux fondements supposés de la « démocratie », sont des entités distinctes avec des buts et des désirs souvent conflictuels. Quand le peuple et le gouvernement s’opposent, Anonymous se range toujours du côté du peuple qui doit avoir la priorité sur le gouvernement. La seule menace que représente la transparence pour un gouvernement est que cela l’oblige à rendre des comptes au peuple de ses actes et à en assumer les conséquences face au suffrage populaire. Votre propre rapport en cite un exemple parfait, l’attaque d’HBGary par Anonymous. Si le fait qu’HBGary agissait pour le compte de l’armée et des forces de sécurité est sans rapport, leurs actions n’en étaient pas moins illégales et moralement répréhensibles. Anonymous ne tolère pas que les gouvernements et/ou l’armée puissent se considérer au-dessus des lois et utiliser le cliché bidon de la « sécurité nationale » pour justifier des activités illégales et trompeuses. Si le gouvernement viole la loi, il doit en assumer les conséquences devant le scrutin populaire. Nous n’acceptons pas le statut quo actuel où un gouvernement peut raconter une histoire en publique et en dire une autre en privé. La malhonnêteté et le secret minent complètement le concept d’auto-détermination. Comment les citoyens peuvent-ils décider pour qui voter s’ils n’accordent aucune crédibilité aux acteurs politiques ?
Un gouvernement élu est censé « représenter » la nation qu’il gouverne. Cela signifie que les actions du gouvernement ne sont pas menées au nom des dirigeants, mais au nom du peuple tout entier. Il est inacceptable que le peuple, dans beaucoup de cas, n’ait absolument aucune confiance dans des politiques décidées en leur nom, derrière des portes clauses.
Anonymous et Wikileaks sont des entités distinctes. Les actions d’Anonymous ne sont ni soutenues ni ordonnées par Wikileaks. Cependant, Anonymous et Wikileaks ont un point commun : ils ne représentent une menace pour aucune organisation – à moins que cette organisation ne fasse quelque chose de mal et essaie de le dissimuler.
Nous ne voulons menacer aucun mode de vie. Nous ne souhaitons imposer aucun dictat. Nous ne voulons terroriser aucune nation.
Nous ne voulons que retirer le pouvoir à des intérêts particuliers pour le redonner au peuple, ce qui dans une démocratie n’aurait jamais du arriver.
Les gouvernements font la loi mais cela ne leur donne pas le droit de la violer. Si les gouvernements ne faisaient rien de sournois ou d’illégal, il n’y aurait rien d’embarrassant dans les révélations de wikileaks ou de scandaleux dans les actions d’HBGary. Les scandales ne résultent pas des révélations de Wikileaks ou d’Anonymous, mais du contenu même de ces révélations. La responsabilité de ce contenu ne relève que des décideurs politiques qui, comme toute entité corrompue, croyaient qu’ils étaient au-dessus des lois et qu’ils ne seraient jamais pris.
La réaction des gouvernements et des grandes entreprises, le plus souvent, a été de se demander « comment on peut éviter une telle fuite à l’avenir ». Les conseils donnés vont de l’amélioration de la sécurité à la diminution du nombre d’autorisations aux données sensibles et d’une plus grande répression des informateurs à la censure de la presse.
Notre message est simple : ne mentez pas aux gens et vous n’aurez pas à vous soucier de la révélation au publique de vos mensonges. Ne soyez pas corrompus et vous n’aurez pas à vous inquiétez que votre corruption soit dévoilée. Ne violez pas la loi et vous n’aurez pas à avoir peur d’avoir des problèmes.
N’essayez pas de concilier vos deux faces en essayant d’en cacher une. Ayez en une seule qui soit honnête et démocratique. Vous n’avez pas peur de nous comme une menace pour la société. Non, vous nous craignez parce que nous sommes une menace à votre hiérarchie établie. Anonymous a prouvé, ces dernières années, qu’une hiérarchie n’était pas nécessaire pour accomplir un progrès significatif. Peut être que ce que vous craignez chez nous, c’est que les gens prennent conscience de votre propre inanité à une époque qui a vu la dépendance des gens vis à vis de vous se renforcer. Votre vraie terreur n’est pas dans un collectif d’activistes, mais dans le fait que vous et tout ce pourquoi vous vous battez, par le cours des évènements qui change et par le progrès technologique, ne sont maintenant qu’un accessoire.
En conclusion, ne faîtes pas l’erreur de vous attaquer à Anonymous. Ne faîtes pas l’erreur de croire que vous décapitez un serpent sans tête. Si vous décapitez une tête d’une hydre, dix repousseront à sa place. Si vous arrêtez un Anon, dix autres viendront nous rejoindre pour venger cette voix dissidente que vous étouffez.
Votre seule chance de vaincre ce mouvement qui relie chacun d’entre nous est de l’accepter. Ce n’est plus votre monde désormais mais le notre, celui du peuple.
Nous sommes Anonymous
Nous sommes légion
Nous ne pardonnons pas
Nous n’oublions pas
Redoutez-nous…

Dès le début de l’operation algeria, on avait reçu des menaces et des intimidations:

commentaire publié sur "message d'avertissement au gouvernement algérien"

et des insultes :

com antisémite

La perle antisémite, toujours de la même personne

Puis, on est passé aux menaces physiques:

Commentaire dans la file des indésirables. Le message était adressé à moi (hayop)

C’était surtout la même IP qui nous a harcelé et qui a pris de multiples pseudos. On a blacklisté l’IP, la personne a changé l’IP à chaque fois. Ce même individu a fait des recherches sur des auteurs du blog, exposant devant eux les forums qu’ils fréquentaient avec leurs noms de plumes et leurs activités sur le net. Cet acharnement et cette volonté de trouver « les infos » qu’il voulait laisse des doutes sur la nature de l’individu ou de son employeur potentiel.

Le harcèlement a atteint son paroxysme avec un auteur du blog qui a vu son ordinateur piraté au moyen d’un trojan. Le hacker a pu récupérer son identité et son numéro de portable et en profite pour harceler sa victime. Il s’est même vanté auprès d’elle de ses forfaits.

Ces actions sont tout simplement ignobles et nous les dénonçons fermement. La liberté d’expression est un droit fondamental, chacun a le droit de pouvoir dire ce qu’il pense. Je laisse aux partisans des égimes autoritaires méditer cette citation faussement attribuée à Voltaire:

Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez les exprimer