Articles Tagués ‘politique’

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De nouveaux articles seront très vite publiés.

N’oubliez pas la manifestation du 15 octobre qui est un évènement mondial.

 

Le 15 octobre – Tous ensemble pour un changement mondial

Le 15 octobre des gens du monde entier descendront dans les rues et sur les places. De l’Amérique à l’Asie, de l’Afrique à l’Europe, ces personnes se mobilisent pour réclamer leurs droits et exiger une vraie démocratie. Maintenant il est temps de nous réunir dans une protestation mondiale non-violente.

Le pouvoir en place travaille au profit de quelques-uns en ignorant aussi bien la volonté de la majorité que le prix humain et environnemental que nous payons. Cette situation intolérable doit cesser.

Unis d’une seule voix, nous allons faire savoir aux politiciens, et aux élites financières qu’ils servent, que c’est à nous, le peuple, de décider de notre avenir.

Nous ne sommes pas des marchandises entre leurs mains, ni entre celles des banquiers, qui ne nous représentent pas.

Le 15 octobre nous nous rencontrerons dans les rues afin d’initier le changement mondial que nous voulons. Nous allons manifester pacifiquement, débattre et nous organiser jusqu’à l’obtenir.

Il est temps de nous unir. Il est temps pour eux de nous écouter.

Peuples du monde, mobilisez-vous le 15 Octobre!

 

Plus d’infos sur 15october.net

La police espagnole a annoncé  ce vendredi 10 juin l’arrestation de trois « Hacktivists » liés à l’organisation internationale « Anonymous », ces trois personnes sont accusés d’être derrières les récentes attaques contre des sites internet officiels, et présenté comme « les responsables !!!!! »  des Anonymous en Espagne.

Le communiqué de la police a déclaré avoir retrouvé un serveur informatique dans le domicile d’un de ces Anons qui sont originaires de Barcelone (nord-est), Valence (est) et Almeria (sud de l’Espagne), le communiqué a ajouté qu’à partir de ce serveur plusieurs attaques « de piratage informatique selon la déclaration de la police » ont été menées contre les sites des gouvernements d’Egypte, d’Algérie, de Libye, d’Iran, du Chili, de Colombie, de Nouvelle-Zélande, les sites des banques espagnoles BBVA et Bankia, le groupe d’électricité italien Enel et les récentes attaques contre les sites web de la police régionale de Catalogne, de la Commission électorale espagnole ou encore du syndicat UGT « ces sites ont subi des cyber manifestations par DDoS (deni de service) et non pas du piratage informatique ».

Le piratage en soi est défini par la loi comme « un accès non autorisé à un ordinateur ou un réseau », alors qu’on parle d’une action DDoS simplement lorsqu’il s’agit de milliers de personnes procédant simultanément à des connections légitimes sur un serveur web accessible au public, en utilisant en même temps la bande passante ou le processeur dudit serveur au maximum de sa capacité, ce qui provoque un énorme ʺembouteillageʺ, Anonymous utilise cette nouvelle façon d’exprimer la protestation populaire, comme c’est le cas avec les formes traditionnelles de protestation pacifique (manifestations, sit-in, blocage de carrefour ou piquets de grève), les Anonymous bloquent l’accès aux infrastructures de ses opposants pour faire passer son message.

La police a estimé que le serveur était utilisé pour lancer des attaques contre la boutique en ligne de Sony Playstation, « les Anonymous ont déclaré qu’ils n’étaient pas derrière l’attaque contre Sony Playstation Network, vous pouvez consulter l’article ici ».

Environs 120 personnes auraient été légèrement blessées ce vendredi 27 mai 2011 parmi les « Indignés » qui occupaient la Place de Catalogne au centre de Barcelone depuis quelques jours pour protester contre le chômage, l’austérité et la corruption des partis politiques. Les MOSSOS « la police catalane » ont chargé et commis des violences impardonnables sur les indignés de Barcelone.

Les Indignés face au MOSSOS

Les Indignés face au MOSSOS

Selon les autorités Espagnole, la police a procédé à l’évacuation musclée de la place pour permettre aux supporters du FC Barcelone d’utiliser l’endroit pour les festivités liées à la finale de la Ligue des champions ce samedi entre le Barça et Manchester, mais selon les Indignés, les forces anti émeutes catalans avaient instruction de charger et de frapper sans pitié ce matin quelconque personne se trouvant sur la place, quelque que soit sa nationalité, sa race, sa condition, sa religion, son sexe et son âge sous prétexte du nettoyage de la place de catalogne a Barcelone.

Le matraque pour tout le monde

Le matraque pour tout le monde

Les « indignés » récupèrent la place de Catalogne.

Quelques heures après leurs évacuations par la force de la plaza Catalunya, les indignés « entre 3 et 4000 » ont repris le control de la place malgré l’utilisation des balles en caoutchouc par les policiers anti émeutes qui ont été submergés par le nombre des manifestants, ils ont immédiatement procédé à la reconstruction du village des tentes, détruit en début de matinée par les services de nettoyage de la ville de Barcelone, dont le travail justifiait l’intervention de la police.

Ils n’ont pas, en revanche, récupéré leurs matériel informatique saisi par la police, cela n’a pas empêché les manifestants de se réorganiser grâce au réseau social twitter afin d’organiser une nouvelle manifestation de protestation contre l’action répressif de la police le jour même vers 19 heures.

La torture continue en Tunisie depuis le renversement de Zine ben Ali mais elle ne semble pas être systématique, a déclaré samedi le rapporteur spécial des Nations unies.
La Tunisie devra enquêter « énergiquement » sur la torture massive pratiquée sous le règne autoritaire de Ben Ali, renversé le 14 janvier par une révolution populaire, a ajouté Juan Mendez.L’avocat envoyé par l’Onu concluait une mission d’une semaine en Tunisie, durant laquelle il a rencontré le gouvernement intérimaire, des associations et des victimes. Il a déclaré que les nouveaux dirigeants du pays étaient d’accord avec le fait que la torture devait être éliminée et il les a pressés d’agir rapidement. »Il y a encore des cas (de torture) et le gouvernement ne devrait pas être pleinement satisfait« , a dit Mendez à la presse. « Je ne pense pas que l’on puisse dire que c’est généralisé ou systématique« , a-t-il ajouté.Sur les centaines de Tunisiens arrêtés au début du mois en marge de manifestations dénonçant la lenteur des réformes, l’avocat argentin a souligné, sur la base des informations obtenues, que 66 avaient été sévèrement traités.

Ces personnes, dont un tiers de mineurs, ont été détenues pendant 12 heures sans pouvoir parler à un avocat ou à leur famille, a dit Mendez.

« Elles ont été forcées de s’agenouiller et de rester dans des positions inconfortables« , a-t-il dit, ajoutant qu’il y avait des preuves de passages à tabac et de brûlures de cigarettes.

Mendez, lui-même torturé en Argentine durant la dictature pour avoir défendu des prisonniers politiques, a souligné qu’il n’était pas inhabituel que ces pratiques se poursuivent après la chute d’un régime autoritaire.

« C’est une transition. Ce qui est important, c’est que le gouvernement dise qu’il ne le tolère plus et qu’il l’empêche.« 

Le rapporteur de l’Onu s’est par ailleurs inquiété de l’avancée, trop lente selon lui, des poursuites contre les dirigeants de l’ancien régime.

« Je m’inquiète que nous n’ayons entendu parler jusqu’à présent que de poursuites contre M. Ben Ali et une poignée d’anciens ministres et conseillers« , a-t-il dit, ajoutant que les enquêtes en cours visaient 60 hauts dirigeants.

« Nous aimerions en savoir davantage sur les motifs des poursuites, par quel tribunal, le rythme de l’enquête.« 

Les pratiques de l’ère Ben Ali, détaillées dans le rapport, « sont parmi les plus émouvantes, les plus touchantes et les plus tristes » que l’avocat ait jamais entendues, a-t-il dit.

Le gouvernement de Tunis pourra lire le rapport de Mendez avant qu’il soit transmis dans les prochaines semaines au Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

stop torure

Le rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à la liberté d’opinion et d’expression, Frank La Rue a critiqué la situation de la presse et des libertés publiques en Algérie à l’issus de ses entretiens avec des membres du gouvernement, des journalistes, des représentants de syndicats autonomes et des responsables de partis politiques  lors d’une conférence de presse au terme d’une visite en Algérie de sept jours (ces déclarations ont largement censurées par les médias publics « radios, télévision et agence de presse »).

Frank La Rue -Rapporteur spécial des Nations Unies-

Frank La Rue -Rapporteur spécial des Nations Unies-

Mr Frank La Rue a critiqué Le code pénal algérien amendé en mai 2001 pour y introduire deux articles, le 144 et le 144 bis, particulièrement répressif à l’égard des journalistes et prévoit des peines de prison pour les journalistes coupables de diffamation, d’offense ou d’injure à l’égard des institutions de l’État. « Cela relève clairement de l’intimidation qui affecte la liberté d’expression en ce sens qu’elle crée l’auto‑censure chez les journalistes », a‑t‑il dit, il a noté que l’accès à l’information auprès des institutions publiques est vraiment difficile et parfois impossible pour les journalistes Algériens, et il a critiqué l’absence d’organisations indépendantes pour  représenter et défendre l’éthique professionnelle des journaliste « Dans toutes les sociétés démocratiques, la transparence des activités publiques joue un rôle crucial dans le renforcement de la confiance du public ».

Le rapporteur de l’ONU n’a pas caché son inquiétude de l’article 46 de l’ordonnance du 27 février 2006 appliquant la charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui prévoit des peines de prison allant jusqu’à cinq ans de prison et des amendes pouvant atteindre 5500 euros pour des personnes que ça soit en Algérie ou à l’étranger, jugés d’avoir utiliser les blessures de la tragédie nationale pour porter atteinte aux institutions de la République algérienne, nuire à l’honorabilité de tous ses agents ou ternir l’image de l’Algérie sur le plan international, selon Mr Frank La Rue « La paix est basée sur le droit à la vérité et le droit de l’accès à la justice pour les victimes ».

Concernant le sujet des disparus, Mr Frank La Rue a  invité l’Algérie à collaborer avec les Nations Unies pour que les familles des disparus puissent connaitre le sort de leurs enfant, et de trainer les responsables de ces disparitions en justice, au lieu d’appliquer une censure terrible sur ce sujet, « ….Et pour les cas des familles de disparus, elles doivent avoir le droit de s’exprimer en public ».

Le nombre de « disparus » en Algérie depuis la décennie 1990 avoisinerait les 7000.

Il n’a pas raté l’occasion pour appeler le gouvernement à arrêter l’usage de la force contre les manifestations pacifiques, il a indiqué qu’il était témoin d’usage excessif  de la force pour réprimer  plusieurs manifestations pacifiques par les dispositifs policiers. « J’ai pu observer une marche des étudiants qui a été violemment dispersée par les forces de l’ordre », Il a estimé qu’il est important que la liberté de manifester pacifiquement soit complémentaire avec la liberté d’opinion et d’expression qui doit être garantie  par l’Etat.

Repression des marches à Alger

Repression des marches à Alger

De son coté, Le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales Mr Dahou Ould Kablia a qualifié « d’inopportunes » les déclarations du rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à la liberté d’opinion et d’expression, invité le mercredi 20 avril à la radio chaîne Algérienne, le ministre a dit « La Constitution algérienne accorde le maximum de libertés qui peuvent ne pas exister dans d’autres pays. Des pays qui nous donnent la leçon aujourd’hui. Il s’agit de la liberté de conscience, la liberté syndicale, la liberté d’expression, la liberté de réunion, la liberté d’association. Il y avait eu peut-être une petite restriction avec l’application de l’état d’urgence. Maintenant que cet état d’urgence a été levé, toutes ces libertés vont être restaurées et l’accès aux médias également autorisé et encouragé », il a ajouté « Elles ne nous engagent absolument pas. Ceux qui veulent nous donner des leçons, doivent bien se garder de le faire ».

Le rapport final sur la liberté d’opinion et d’expression en Algérie sera présenté, en 2012, au Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Venus des différentes universités du pays, plusieurs milliers d’étudiants ont bravé pour la première fois depuis des années l’impressionnant dispositif de sécurité déployé par la police autour de la Grande Poste pour répondre à l’appelle à la marche lancé par la coordination autonome des étudiants vers le Palais du Gouvernement comme prévu.

Le cordon sécuritaire placé à l'entrée du tunnel des Facultés

Le cordon sécuritaire placé à l’entrée du tunnel des Facultés

Devant le cordon sécuritaire important placé à l’entrée du tunnel des Facultés pour empêcher la marche vers le Palais du Gouvernement de commencer.

Les milliers d’étudiants ont foncé sur des barrières métalliques, érigées par la police au niveau de la Grande poste, et entament leur marche vers la Présidence de la République, à El Mouradia, sur les hauteurs d’Alger.

Début de la marche des étudiants

Début de la marche des étudiants

Scandaient des slogans hostiles au pouvoir et en faveur de la démocratie « Pouvoir assassin », « Zenga, zenga, dar bdar, houkouma tachâal ennar » (le gouvernement met le feu dans toutes les ruelles et dans toutes les maisons), slogan inspiré d’un discours de Kadhafi, « y en a marre du ministère, y en a marre de la misère », « Nous ne sommes pas des voyous, nous sommes des étudiants » « Dégage Haraoubia [ministre de l’Enseignement supérieur], on est toujours des révolutionnaires »

Vers 12 h 15: La tentative policière de bloquer la progression des étudiants vers la Présidence de la république par la force a échoué, la marche à tourné à l’affrontement au niveau de l’avenue Pékin, non loin de la Présidence de la république, des dizaines de blessés parmi les manifestants selon le journaliste d’Elwatan.

La police charge violement les étudiants

La police charge violement les étudiants

La police charge violement les étudiants

La police charge violement les étudiants

Une fois les étudiant ont réussi à atteindre le lycée Bouamama (Ex-Décartes), à quelques centaines de mètres du siège de la Présidence. Un impressionnant dispositif policier a été déployé à hauteur du lycée Bouamama pour empêcher que les étudiants n’accèdent au Palais présidentiel  d’El Mouradia, mais les étudiants n’ont pas arrêter leurs tentative de forcer le barrage sécuritaire, scandaient « El Châab yourid iskat el nidham » ( le peuple veut la chute du système), « Bouteflika Ouyahia houkouma irhabia » (Bouteflika, Ouyahio, gouvernement terroriste) ou encore, « Y en a marre de ce pouvoir », la police à violement chargé les manifestants et ils ont réussi à repousser les étudiants jusqu’à proximité de l’hôtel El Djazair (ex-Saint-Georges). Les affrontements ont fait de nombreux blessés parmi les étudiants et plusieurs policiers ont également été touchés. Une cinquantaine d’étudiants ont été blessés et plusieurs autres ont été arrêtés, a constaté sur place un journaliste d’elwatan.com.  Les forces de sécurité ont usé de la matraque jusqu’à mettre en danger la vie de plusieurs étudiants qui se sont retrouvés avec de graves blessures à la tête.

Les étudiants à proximité de la Présidence de la République

Les étudiants à proximité de la Présidence de la République

Les policiers ont même tenté d’empêcher des étudiants de filmer ou de prendre des photos de la bastonnade. A rappeler qu’une vidéo était prise lundi 11 avril dans laquelle une étudiante est violemment repoussée par une policière avant de tomber par terre circule actuellement sur le net.

Les étudiants semblent satisfaits de leur action  et estiment avoir brisé un tabou. Celui de marcher dans la capitale, ont quitté vers 15h30 El Mouradia, ils ont même réussi à se rassembler à nouveau devant la Grande Poste, pour démontrer aux forces de sécurité que leur pratiques de répression n’ont pas eu raison de leur courage et de leur détermination à poursuivre leur marche à Alger.