Articles Tagués ‘protestation’

Plus de 200 morts depuis le début du mouvement de protestation, le 15 mars, en Syrie, et rien n’indique que ce décompte macabre soit arrivé à son point culminant. Les manifestations se poursuivent et même s’amplifient dans le pays.
La répression aussi. Plusieurs milliers de Syriens ont participé le 18 avril aux obsèques de sept de leurs tués la veille à Homs par les forces de police. “Zenga zenga, dar b’dar, nous voulons te renverser Bachar”, scandent les manifestants en empruntant au tyran de Tripoli (Kadhafi) son expression “zenga, zenga”. Les autorités syriennes, pour leur part, continuent à mettre en cause des groupes armés appartenant à des organisations djihadistes qui (suite…)

تجمع الآلاف من المحتجين اليوم الجمعة بساحتي الحكومة والقصبة تلبية للدعوة التي أطلقها المعتصمون بساحة الحكومة ب »إعلان مظاهرة مليونية » و يوم غضب
ويطالب المحتجون من خلال اللافتات التي يرفعونها وهتافاتهم بالخصوص ب »رحيل الوزير الأول » و »حل الحكومة المؤقتة » و »إعلان نظام برلماني » و »تشكيل مجلس تأسيسي » و »حل مجلسي النواب والمستشارين » و »تعليق عمل اللجان الوطنية الثلاث وإعادة تشكيلها » كما دعوا إلى إيقاف العمل بالدستور وتشكيل حكومة إنقاذ وطني وتطهير المنظمات والجمعيات والنقابات من عناصر الفساد و إرجاء الاستجابة للمطالب الاجتماعية وصياغة مجلة صحافة و قانون انتخابي جديدين
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من جهة أخرى رفع المحتجون مطالب أخرى على غرار إعلان العفو التشريعي العام وحل التجمع الدستوري الديمقراطي وإرجاء محاسبة أذيال النظام السابق إلى حين ضمان محاكمة عادلة لهم. كما يلاحظ اختلاف المطالب في بعض الأحيان بالنظر إلى تنافر جموع المحتجين التي ضمت مجموعات تراوحت بين أقصى اليمين وصولا إلى أقصى اليسار
وتقاطر الآلاف من المحتجين واغلبهم من الطلبة من مختلف كليات العاصمة وتلاميذ المدارس والمعاهد منذ ساعات الصباح الأولى على ساحة الحكومة حتى غص بهم المكان وأمام تزايد أعدادهم وتحول مركز الثقل إلى ساحة القصبة خيرت عناصر الأمن والجيش الوطنيين أن تغير مواقعها وتراجعت إلى مشارف شارع 9 افريل مكتفية بمراقبة هذا التجمع الشعبي السلمي (suite…)

D’après la présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), Souhayr Belhassen, le bilan s’élèverait à 35 tués au 11 janvier.

homme tué à Thala le 9/01

Photo prise e 9/01 à Thala, la répression de la manifestation a fait 8 morts et 9 blessés parmi les manifestants

C’est le prix qu’il a fallu pour attirer l’attention des médias sur les mouvements de protestation en Tunisie. Alors que les anonymous ont lancé l’operation tunisia pour soutenir les mouvements de lutte contre la dictature totalitaire de Ben Ali, les médias n’ont commencé qu’à s’y intéresser après les épouvantables massacres de ces derniers jours (23 tués rien que le weekend dernier). Ce qui est encore plus abject, c’est l’absence presque totale de réactions des gouvernements étrangers. Dans son éditorial de l’édition d’aujourd’hui, le journal le monde notait amèrement « le silence de Paris sur la tragédie tunisienne« . Quand il s’agit de condamner l’Iran, Sarkozy est parmi les premiers présents. Le 29/12, l’élysée publiait un communiqué dans lequel le président français déclarait:

Sarkozy condamne «la répression sanglante des manifestations en Iran». Il met en garde le pays, au nom de la France, «contre des arrestations supplémentaires, qui aggraveraient encore la situation».

«Depuis le vote du 12 juin 2009, le peuple iranien réclame pacifiquement le droit de s’exprimer librement, et celui de choisir son destin. Comme à chaque fois qu’un peuple réclame la liberté et la justice, la France est à ses côtés», dit la présidence de la République. Elle demande «l’arrêt des violences, la libération de tous les opposants emprisonnés et le respect des droits de l’homme».

Force est de constater lorsqu’un peuple est réprimé par un régime ami, la France n’est pas de son côté. Pire, la ministre des affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie a refusé de condamner la Tunisie car la France n’a pas à se poser en « donneur de leçons« . Ses propos frisent le ridicule quand elle ajoute: « Plutôt que de lancer des anathèmes, je crois que notre devoir est de faire une analyse sereine et objective de la situation. » Soit, faisons une analyse sereine et objective de la situation:

réflexion

  • La Tunisie est dirigée depuis 1987 par le même homme, Ben Ali, décrié pour son autoritarisme. De nombreuses ONG comme Amnesty international dénoncent les multiples violations des droits de l’homme commise (exécution d’opposants, tortures, interdiction de mouvements d’opposition, censure des médias etc…). Depuis le début des mouvements de protestations plusieurs blogueurs ont été arrêtés. On est toujours sans nouvelles du blogger Hamadi Kaloutcha, arrêté le 6/01.
  • La Tunisie est un pays qui connait une très forte corruption. L’ancien ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie n’hésitait pas à qualifier la famille de Ben Ali de « mafieuse ».  Alors que les jeunes font face à un chômage endémique, la famille de Ben Ali continue de s’enrichir grâce aux pots de vin, élément clé dans la vie tunisienne pour réussir. Sans dessous de table ou piston, ce n’est même pas la peine d’espérer un bon emploi.
  • La répression des dernières manifestations a été particulièrement sanglante, 23 morts confirmés par la FIDH mais le nombre de tués pourrait s’élever à 50 personnes.

Une fois cette analyse sereine effectuée, il saute aux yeux que la Tunisie agit aux mépris de toute norme démocratique sans aucun respect pour les droits humains les plus fondamentaux. Le gouvernement français ne peut rester impassible devant les évènements atroces qui se déroulent sur l’autre rive de la Méditerranée. Le fait que la Tunisie soit un partenaire économique et un allié dans la lutte contre le terrorisme ne justifie pas un soutien sans bornes du régime quand celui-ci se rend coupable d’actes de répression extrêmement graves.

Il est heureux que Catherine Ashton, la haute-représentante de l’Union Européenne (l’UE) aux affaires étrangères, ait appelé à la libération des opposants détenus dans les geôles tunisiennes. Cependant, ce n’est pas suffisant. L’UE doit cesser les négociations avec la Tunisie pour lui octroyer un « statut avancé » qui intensifierait les relations commerciales et politiques tant que les droits de l’Homme ne seront pas respectés.

On notera que Ben Ali n’a rien compris à la situation du peuple tunisien. Il promet la création de 300 000 emplois, on ne sait avec quelle baguette magique. Une seule chose est souhaitable, qu’il quitte le pouvoir avec sa clique corrompue et laisse les citoyens tunisiens vivre librement.

Ben Ali and co, dégagez!

Les deux blogueurs tunisois Slim Amamou et Azyz Amamy ont été arrêtés jeudi à Tunis. 

 

Slim est l’un des blogueurs tunisiens les plus connus. Il a dénoncé l’année dernière une opération de phishing des comptes mails des internautes tunisiens. Il a également été parmi les initiateurs de l’opération “Nhar 3la 3ammar” et l’un des organisateurs de la manifestation contre la censure le 22 mai 2010 à Tunis.
La veille de cette manifestation, il a été arrêté avec son cosignataire Yassine Ayari et détenu pendant plus de 12h à la fin desquelles il a été obligé de d’enregistrer une vidéo appelant à l’annulation de la manifestation.


Azyz Amamy, 27 ans, a suivi de près la révolte de Sidi Bouzid, dont il est originaire,  sur son site http://azyz404.blogspot.com, actuellement inaccessible. 

 








Le blogueur et militant Hamadi Kaloutcha (http://www.facebook.com/Kaloutcha.Hamadi) a été arrêté à son domicile aux alentours de 6 heures du matin par quatre ou cinq policiers en civil. Un ordinateur portable et une unité centrale ont également été saisis. Les policiers ont déclaré à son épouse qu’ils l’emmenaient au commissariat le plus proche, qu’ils avaient “seulement quelques questions à lui poser” et que “cela ne prendrait que quelques heures”. On est toujours sans nouvelles de lui. 

À Bizerte, c’est Sleh Edine Kchouk, militant de l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET),et blogueur qui a été arrêté. La police a saisi son ordinateur.