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Iskander Debache

Iskander Debache

Le journaliste, l’opposant au régime algérien et militant des Droits de l’Homme, Iskander Debache, connu par ses articles hostiles au pouvoir, a fait l’objet d’une arrestation ce matin aux environs de 10 heures à son arrivée à l’aéroport d’Alger en provenance de Paris (vol N° AH 1009 d’Air Algérie). Le militant réfugié en France reconnu depuis 2005 et recherché en Algérie pour délit d’opinion aurait été arrêté par des policiers qui l’attendaient visiblement, avant même qu’il ne descende de l’avion et dirigé dans un premier temps au poste de police de l’aéroport. Selon son épouse, il s’agissait d’une simple vérification d’identité, aux dires d’un officier de police. Mais par la suite, elle perdra tout contact avec son mari qui serait actuellement entre les mains de la police politique (DRS).

M. Debache qui a décidé de rentrer en Algérie pour « des raisons particulièrement graves touchant à sa famille » a été gardé à l’aéroport d’Alger par la police des frontière, selon son épouse qui a pu le voir « La police le garde toujours à l’attente de l’arrivé de la DRS pour l’emmener ». a déclaré Mme Debache contactée par téléphone par l’observatoire des droits de l’homme de Tizi Ouzou.

Plusieurs organisations de lutte pour les droits de l’homme en Algérie comme le réseau des avocats (RADDH), la cellule des droits de l’Homme du FCN et l’observatoire algérien des droits de l’homme ont dénoncé cette interpellation et réclament la libération immédiate du journaliste Iskander Debache.

Communiqué de l’observatoire algérien des droits de l’homme

[En arabe]

علم المرصد الجزائري لحقوق الإنسان اليوم بإعتقال السيد إسكندر دباش بمطار هواري بومدين من طرف جهاز المخابرات أثناء عودته لأرض الوطن بعد غياب دام 21 سنة
إن المرصد يدين وبكل قوة هذا الإجراء التعسفي في حق هذا المواطن الجزائري الذي لم تصدر أية جهة قضائية وطنية أو دولية في حقه أي إجراء يقضي بتوقيفة وإعتقاله.
كما يحمل المرصد جهاز المخابرات ورئيس الجمهورية كامل المسؤولية عن حياة ومصير السيد إسكندر دباش الذي يصنف المرصد عملية إعتقاله التعسفية اليوم في خانة الإختطاف المتفق عليه.
ويدعو المرصد كافة المنظمات الحقوقية إلى التنديد بهذه الممارسات التي ماتزال مستمرة والتي تثبت مرة أخرى مسؤوليه هذا النظام في إختطاف آلاف المواطنين خلال العشرية الحمراء
كما يعرب المرصد عن كامل تضامنه مع زوجة المعني ومساندتها في هذه المحنة
إنتهى نص البيان
10/01/2013

حسن بوراس/ المكلف بالإعلام في المكتب التنفيذي

Observatoire Algérien des Droits de l’Homme

المرصد الجزائري لحقوق الانسان

Le lundi 27 février, Wikileaks a lancé la publication des « Global Intelligence Files » (petits papiers du renseignement mondial), plus de 5 millions d’emails de la société de renseignement privée Stratfor, basée au Texas. Les emails couvrent une période allant de juillet 2004 à fin décembre 2011. Ils révèlent le fonctionnement interne d’une entreprise qui annonce être un service de renseignement privé, mais qui fournit des services de renseignement confidentiels à de grandes entreprises, comme Dow Chemical Corporation à Bhopal (Inde), Lokheed Martin, Northrop Grumman, Raytheon, ainsi qu’à des agences gouvernementales, telles que le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis (DHS), les « Marines » et l’Agence du renseignement pour la défense (DIA). Les emails dévoilent le réseau d’informateurs de Stratfor, sa structure de financement, les techniques de blanchiment d’argent et les méthodes psychologiques employées.

Comment fonctionne STRATFOR ?

STRATFOR ou STRATEGIC FORECASTING recueille les informations auprès d’un certain nombre de sources ouvertes comme les articles publiés sur Internet, dans les magazines, les sites sociaux et de chat ainsi que les études universitaires et gouvernementales non classées confidentielles. À cela s’ajoute un réseau de ressources humaines composé d’informateurs répartis autour du monde et ayant des antécédents dans le milieu sécuritaire, militaire, économique, informationnel ou académique. STRATFOR diffuse ses rapports sous forme de correspondances auprès de 300.000 abonnées et un peu plus de deux millions agents de courriels qui reçoivent gratuitement les «mises à jour» de la société.

Dans son activité du renseignement, STRATFOR compte sur un groupe d’agents appelés «sources» dont le travail consiste à recueillir les informations et à mobiliser d’autres agents. La «source» obtient un salaire modulable selon l’importance de l’information obtenue. Et ces «sources» travaillent selon la pratique traditionnelle du renseignement, soit sous couverture diplomatique, journalistique ou académique. Les rapports de la «source» sont envoyés périodiquement par le courrier électronique au secteur des «Analystes» qui procèdent à l’évaluation de l’information, son analyse et sa classification puis son envoi par courrier électronique à d’autres listes d’adresses selon la catégorie de l’information (économique, politique, sécuritaire, terrorisme, etc.), la localisation géographique (Moyen-Orient, Asie Centrale, Amérique Latine, etc.) et son importance (L’importance de l’information se classe entre des notes allant A à F, la note A représentant l’information importante et la note F l’information sans intérêt). Les sources sont, elles aussi, classées selon une gradation préétablie de conditions comme sa crédibilité et son degré d’investissement à servir la société en informations.

Le deuxième flux d’informations est véhiculé par les «Contrôleurs» (Monitors) qui compilent les articles et les études publiées sur les journaux et sur internet et les envoient à l’«Officier de contrôle».

Le travail de cet «Officier de contrôle» est central puisqu’il procède au filtrage et à la catégorisation des informations en provenance des «Contrôleurs» par le biais du groupe des «Analystes» et à partir des «sources». Par la suite, il se charge de les envoyer à un certain nombre de listings de courriels en vue d’évaluation et d’analyse. Certains de ces listings de messagerie sont confidentiels, réservés aux analystes et directeurs de la société, d’autres ne le sont pas, en ce sens qu’elles atterrissent chez tous les employés de la société en tant qu’information.

Ensuite vient le tour des analystes qui procèdent à la collecte de tous ces renseignements et informations puis les envoient au service de la rédaction se chargeant de la mission de mettre en forme les rapports de renseignement avant de les vendre aux clients de la société. (Source : http://www.nawaat.org un des 25 médias partenaires de Wikileaks).

FW: Guide du Contrôleur (Monitor).

L’email ayant l’ID 286265, envoyé le 21 juillet 2009 à zucha@stratfor.com nous présente le guide des contrôleurs de Stratfor répartis autour du monde., le guide complet est composé de 6 fichiers (en anglais), chacun de ces fichiers est destiné aux guides dans une région précise.

Stratfor a devisé le monde en cinq régions, l’Europe-Asie, le Moyenne Orient et l’Asie centrale, l’Afrique, l’Asie orientale et l’Amérique latine; aujourd’hui on va présenter une partie du guide destiné aux contrôleurs dans la région Europe-Asie, la partie qui concerne les contrôleurs en France.

Le document original du site Wikileaks est accessible ici.

Email-ID

286265

Date

2009-07-21 02:01:51
A zucha@stratfor.com

Fichiers attachés.

# Nom du fichier Volume
20529 20529_Eurasia.doc 117.5KiB
20531 20531_mesa.doc 123.5KiB
20532 20532_Africa.doc 144KiB
20534 20534_East Asia.doc 121.5KiB
20537 20537_briefers.doc 43KiB
20539 20539_Latam.doc 107KiB

FRANCE :

Sécurité

  • Protestations des musulmans, les groupes musulmans, tout sur les musulmans… Cela inclut également tout les mouvements du gouvernement pour freiner le port du foulard et l’interdiction des constructions des mosquées.
  • Les attaques de l’ extrême droite anti-migrants. Déclarations des groupes politique d’extrême droite.
  • Les actions de l’union, toutes les allusions d’éventuelles émeutes ou grèves.
  • Le crime organisé dans le sud de la France, toute information en relation avec Marseille.
  • Les nouvelles lois et règlements anti-terroristes.
  • Les mouvements séparatistes :  basques et corses.

Politique

  • Toutes les élections doivent être surveillés attentivement, y compris les élections régionaux mineurs qui peuvent prévoir des changements dans l’opinion publique.
  • Nous avons besoin de surveiller ce qui se passe avec le Parti socialiste. Guerre de leadership et ainsi de suite.
  • Les choses qui peuvent sembler être des histoires de « l’intérêt humain », comme qui couche avec qui et ainsi de suite, important en France. Je voudrais savoir si quelqu’un avait des affaires au sein du.
  • Surveillez tout ce que le ministre de l’intérieur dit, il contrôle une grande partie de ce qui se passe dans le pays, plus est en charge de l’appareil de sécurité intérieure, qui est probablement le plus puissant en Europe.
  • Traquez les mouvements antimondialisation, ATTAC et autres ONG.
  • Tous signes d’éventuelles acquisitions militaires ou de réarmement.

Relations Internationales

  • La France a des relations avec TOUT LE MONDE. Nous avons besoin de savoir où les responsables français du ministère des Affaires étrangères vont et ce qu’ils font là-bas.
  • La France et l’Afrique, Bien qu’il y a beaucoup moins d’activité de la France en Afrique, ils ont encore beaucoup d’intérêts clés, surtout dans des endroits comme le Niger où Areva dirige pratiquement le pays. Mais la nouvelle base française aux Emirats Arabes Unis est emblématique d’une réévaluation française de sa politique étrangère, et les deux activités à cette nouvelle base et le mandat d’évolution dans l’ensemble, en regardant de près.
  • Tout ce qui se passe entre la France et l’Iran est d’un intérêt particulier.
  • Relations U.S./France :

    • Nicolas Sarkozy est une bonne impulsion sur ce qui se passe en France, particulièrement en ce qui concerne les États-Unis. Essayons d’avoir un sens de ce qu’il pense sur les États-Unis.
    • Toutes les initiatives prises par la France sur l’Iran, La Russie, La Corée du Nord, l’Afrique, qui pourrait être fait à la demande des États-Unis. Nous devons être conscients de ce que fait France et ce qu’elle pouvait faire pour les États-Unis.
    • Concurrence entre Airbus et Boeing.
    • Concurrence entre Areva et GE (pas vraiment une compétition, Areva a botté le cul de GE).

    Relations Russie/France :

    • Toutes les visites de dirigeants français en Russie.
    • Affaires commerciales, en particulier le secteur d’énergie doit être surveillées attentivement.
    • Les actions Française dans la périphérie Russe (Caucase, Asie centrale, la Biélorussie) doivent être suivis attentivement.

    Relations Union Européenne/France :

    • Que dit Sarkozy sur le dernier président de l’Union européenne.
    • Tous signes de clivages entre la France et l’Union Européenne. Comme avec l’Allemagne: surveiller toutes déclarations qui semblent hors de l’ordinaire, ou qui semblent en confrontation soit avec la Commission de l’union européenne, la France, la banque européenne centrale ou la cour de justice des communautés européennes. Les déclarations du chancelier sont particulièrement importants.
    • Les agendas soutenues par la France à l’intérieur de l’union européenne ? En relation avec l’énergie nucléaire.

Économie

  • Nous sommes au milieu de la récession, TOUT est essentiel. Lorsqu’une nouvelle donné sera publiée, elle devra être porté à notre attention.
  • Les faillites et les sauvetages bancaires sont importants.
  • Toutes les affaires nucléaires ou militaires à l’étranger.

STRATFOR.

Le 1er décembre dernier, Wikileaks a entamé la publication d’une base de données de centaines de documents venant de près de 160 entreprises de renseignement de l’industrie de la surveillance de masse existant dans plus de 25 pays occidentaux (310 documents sont déjà disponibles sur le site de Wikileaks). Les dossiers du « monde sous surveillance »« Spyfiles », publiés par Wikileaks ont montré que ces technologies d’espionnage ont été vendu à des régimes dictatoriaux, comme celui de Mubarak en Égypte, El Khadafi en Libye et de Bashar El Assad en Syrie et utilisé contre plusieurs opposants politiques lors des récentes révolutions, ces mêmes technologies sont utilisés par plusieurs agences de renseignements occidentales contre leurs propres citoyens.

Certaines sociétés comme la société américaine SS8, la société française Vupen et la société italienne Hacking Team ont développé des virus de type Trojan capable de prendre le contrôle à distance des ordinateurs personnels et mêmes des téléphones portables.

Digne de son nom, Hacking Team, fondée en 2003 par David Vincenzetti et Valeriano Bedeschi et localisé à Milan en Italie, regroupe aujourd’hui un groupe de 35 professionnels chargés du développement des outils de sécurité offensive, utilisés par plusieurs gouvernements et sociétés à travers le monde.

Les documents « SpyFiles » n° 31, 147 et 287 publiés récemment par Wikileaks, nous présentent le logiciel malveillant « SYSTEME DE CONTROLE A DISTANCE » / « REMOTE CONTROL SYSTEM (RCS) », un virus développé par la société italienne Hacking Team, ce Trojan est capable d’infecter et de contrôler plusieurs centaines de milliers de cibles à la fois et par plusieurs méthodes, il est furtif, « Untraceable » et assure la collecte d’une variété d’informations importante des systèmes infectés

Les documents originaux du site Wikileaks sont accessibles ici.

# Company Author Document Type Date Tags
31 HackingTeam D. Vincenzetti, V. Bedeschi Presentation 2008-10 TROJANS

Les documents attachés :

# Filename Size md5 / sha1
31 31_200810-ISS-PRGHACKINGTEAM.pdf 2.2MiB dd829cab5dbedc728c0a74ce6315dfb8ae

5259c8defb3ee86c7e2b2816259d1665e93db9

# Company Author Document Type Date Tags
147 HackingTeam Brochure 2011-10 HACKINGTEAM TROJAN

Les documents attachés :

# Filename Size md5  / sha1
147 147_HACKINGTEAM-RCS.pdf 10MiB 58dcf36c496759d4b4f23211c47023c3
a73c62dbaa11d68fe7aecd509ebf3422a2b9fb70

# Company Author Document Type Date Tags
287 HackingTeam Video unspecified HACKINGTEAM RCS TROJAN

Les documents attachés :

# Filename Size md5 / sha1
287 287_HACKINGTEAM-RCS.mp4 24.5MiB 025622fa1a4c8267330d6de1661e53a2
7d4294e694e1c20e025b9370016ffb3e82f03cfb

Les données sensibles sont souvent échangées à l’aide des canaux cryptés, la plupart de ces données ne se transmettent jamais sur le net. Parfois, la cible est même en dehors du domaine de surveillance des gouvernements. Pour cela, Hacking Team a développé un outil d’enquête furtif « Remote Control System » (surnommé même : Cheval de Troie fédéral), dédié aux agences de sécurité pour effectuer des enquêtes numériques sur le net. Ce logiciel d’écoute, disponible en deux versions, Desktop Édition pour les ordinateurs et Mobile Édition pour les portables et PDA permet à la fois le contrôle actif des données et le contrôle du processus.

Hacking Team -Remote Control System-
Hacking Team -Remote Control System-

Remote Control System: Desktop Édition.

Les futures guerres ne se dérouleront pas dans des champs de batailles traditionnels, mais dans des espaces cybernétiques, des états peuvent chuter si leurs systèmes de communication s’effondrent, l’arme principale dans ce scénario est le service de renseignement, une défense contre ce genre d’attaque est cruciale et la collecte des informations est la clé de la réussite. Remote Control System (RCS) est un système furtif pour attaquer, infecter et contrôler les ordinateurs et les smartphones même pour des communications cryptés (Skype, PGP, email sécurisé, …… etc).

Fonctionnement du RCS Desktop Édition :

RCS desktop édition est opérationnel sur, windows XP, windows 2003, windows Vista, Q109 : MAC OS et Q409 : LINUX.

1ere étape : Infection du système :

  •          Le Trojan pourra s’installer à distance par internet (HTTP Injection Proxy, …).
  •          Le Trojan pourra s’installer localement par un CD bootable ou par un flash disque (sur Windows, Linux, Mac, …Etc).

2eme étape : L’invisibilité du système :

  •          Le Trojan ne pourra être détecté par aucun antivirus, antimalwares ou anti-Keyloggers.

3eme étape : Monitoring & Logging :

  •          RCS contrôle les connections aux sites web.
  •          Les emails reçus et envoyés.
  •          Les documents écrits (genre Word, Excel…..).
  •          Les touches du clavier appuyés par la cible (pour détecter les mots de passe).
  •          Les documents imprimés.
  •          Les conversations cryptées comme Skype.
  •          Chat et messageries instantanés (MSN, Gtalk, AIM, ….).
  •          Les conversations audio à distances.
  •          RCS a la possibilité d’effectuer des captures d’écran si l’ordinateur est muni d’une webcam.

Remote Control System: Mobile Édition.

Les informations sont de plus en plus stockées dans des appareils mobiles, RCS Mobile dispose des mêmes privilèges de la version Desktop et fonctionne de la même façon,  cet outil de renseignement puissant assure la possibilité de récupérer et exploiter ces données. RCS Mobile pourra s’installer sur les téléphones les plus populaires (cette vidéo n’est pas disponible sur Wikileaks).

Fonctionnement du RCS Mobile Édition :

RCS Mobile édition est opérationnel sur, windows 5, windows 6, Q109 : iPhone,  Q409 : RIM BlackBerry et Q409 : Symbian.

1ere étape : Infection du système :

  •          Le Trojan pourra s’installer localement par une carte mémoire, par synchronisation avec un ordinateur.
  •          Le Trojan pourra s’installer à distance par CAB Installer et WAP Push.

2eme étape : L’invisibilité du système :

  •          RCS Mobile édition est complétement invisible et fonctionne même en mode Stand by.

3eme étape : Monitoring & Logging :

  •          Historique des appels.
  •          La liste des contacts.
  •          Calendrier.
  •          Les messages émail.
  •          Chat/IM messages.
  •          Interception des SMS/MMS.
  •          Localisation (par le signal cellulaire et le signal GPS).
  •          Les conversations audio à distances.
  •          Des captures d’écran.
  •          Interception des appels audio.

Le système de contrôle à distance « Remote Control System (RCS) » peut être gérer par une interface unique, simple et facile à utiliser.

Souvenez-vous, vous êtes surveillés.

Les écoutes de masse de populations entières ne sont pas seulement une réalité, c’est une nouvelle industrie secrète existant dans plus de 25 pays.

On dirait un mauvais film, mais les systèmes d’interception de masse, fabriqués par des entreprises occidentales et utilisés également contre les «  opposants politiques  », sont aujourd’hui une réalité. Ce 1er décembre, Wikileaks a entamé la publication d’une base de données de centaines de documents venant de près de 160 entreprises de renseignement de l’industrie de la surveillance de masse. En collaboration avec Bugged Planet et Privacy International, ainsi que les medias de six pays – L’ARD en Allemagne, Le Bureau of Investigative Journalism au Royaume Uni, The Hindu en Inde, L’espresso en Italy, OWNI en France et le Washington Post aux États-Unis – Wikileaks met en lumière cette industrie secrète dont la croissance a explosé depuis le 11 Septembre 2001, et qui représente des milliards de dollars chaque année. WikiLeaks a publié 287 documents aujourd’hui, mais le projet « Un monde sous surveillance  » est lancé, et de nouvelles informations seront publiées cette semaine et dans l’année qui vient.

Les entreprises de surveillance internationales sont situées dans les pays disposant des technologies les plus sophistiquées, et ils vendent leur technologie dans tous les pays du monde. Cette industrie est, en pratique, non régulée. Les agences de renseignement, les forces militaires et les autorités policières sont donc capables d’intercepter sans être détectées, massivement et dans le plus grand secret, les appels téléphoniques, et de prendre le contrôle d’ordinateurs sans même que le fournisseur d’accès ne s’en rende compte ou n’apporte son aide. La position des utilisateurs peut être suivie à la trace s’ils ont sur eux un téléphone mobile, même si celui-ci est en veille.

Mais les dossiers du «  monde sous surveillance  » de WikiLeaks vont plus loin que de simples «  bons pays occidentaux  » exportant leur technologie à «  de mauvais pays en développement  ». Les sociétés occidentales vendent aussi un vaste catalogue d’équipements de surveillance aux agences de renseignement occidentales. Dans les histoires classiques d’espionnage, les agences de renseignement comme la DGSE ou le MI5 mettent sur écoute les téléphones d’une ou deux personnes d’intérêt. Lors des dix dernières années, c’est la surveillance de masse sans discrimination que est devenue la norme. Des sociétés de renseignement comme VASTech ont secrètement vendu des équipements enregistrant de manière permanente les appels téléphoniques de nations entières. D’autres enregistrent la position de tous les téléphones portables d’une ville, avec une précision à 50 mètres. Des systèmes capables d’infecter l’intégralité de personnes d’une population cible utilisant Facebook ou possédant un smartphone sont en vente dans ce marché du renseignement.

La vente d’outils de surveillance aux dictateurs

Lors du printemps arabe, quand les citoyens ont renversé les dictatures en Egypte et en Lybie, ils ont découvert les chambres d’écoutes où des équipements britanniques de Gamma, français d’Amesys, sud-africains de VAStech, chinois de ZTE suivaient leurs moindres mouvements en ligne et par téléphone.

Des entreprises de renseignement telles que SS8 aux États-Unis, Hacking Team en Italie et Vupen en France fabriquent des virus (chevaux de Troie) qui piratent les ordinateurs et les téléphones (y compris les iPhone, BlackBerry et Android), en prennent le contrôle, enregistrent tous les usages, mouvements et même les images et sons provenant de la pièce où ils se trouvent. D’autres sociétés, comme Phoenexia en République Tchèque, collaborent avec les militaires pour créer des outils d’analyse de la voix. Ils identifient les individus en déterminant leur genre, âge, niveau de stress et les suivent ainsi grâce à leurs « empreintes vocales ». Blue Coat, aux USA, et Ipoque en Allemagne vendent des outils aux gouvernements de pays comme la Chine et l’Iran pour empêcher que les dissidents ne se fédèrent par Internet.

Trovicor, une filiale de Nokia Siemens Networks, a fourni au gouvernement de Bahrein des technologies d’écoute qui ont permis de pister le défenseur des droits de l’homme Abdul Ghani Al Khanjar. Des détails de conversations sur son téléphone mobile personnel datant d’avant qu’il soit interrogé et battu durant l’hiver 2010-2011 lui ont été montrées.

Comment les entreprises de surveillance de masse partagent vos données avec l’État

En janvier 2011, la N.S.A. a inauguré un site dans le désert de l’Utah destiné à stocker à jamais des teraoctets de données tant américaines qu’étrangères, afin de les analyser dans les années à venir. Le tout pour 1,5 milliards de dollars.

Les entreprises de télécommunications sont disposées à révéler les données sur leurs clients aux autorités, quel que soit le pays. Les gros titres lors des émeutes au Royaume-Uni en août ont montré comment Research In Motion (RIM), qui commercialise les BlackBerry, a proposé au gouvernement d’identifier ses clients. RIM a participé à des négociations similaires avec les gouvernements indien, libanais, ceux d’Arabie Saoudite et des Émirats Arabes Unis, leur proposant de partager les données issues de BlackBerry Messenger.

Transformer les données en armes tue des innocents

Il existe plusieurs entreprises qui commercialisent actuellement des logiciels d’analyse de données, transformant celles-ci en de puissants outils utilisables par les militaires et les agences de renseignement. Par exemple, dans des bases militaires aux États-Unis, des pilotes de l’Armée de l’Air utilisent un flux vidéo et un joystick pour piloter des drones « Predator » lors de missions de surveillance au Moyen-Orient ou en Asie centrale. Ces données sont accessibles à des membres de la C.I.A. (Central Intelligence Agency) qui s’en servent pour lancer des missiles « Hellfire » sur leurs cibles.

Les représentants de la C.I.A. ont acheté des logiciels leur permettant de corréler instantanément des signaux téléphoniques et des empreintes vocales, pour déterminer l’identité et la position d’individus. L’entreprise Intelligence Integration Systems Inc. (IISI), basée dans l’État du Massachusetts, commercialise dans ce but un logiciel « d’analyse basée sur la position » appelé « Geospatial Toolkit ». Une autre société, Netezza, elle-aussi du Massachusetts et qui a acheté ce logiciel, en a prétendument analysé le fonctionnement et en a vendu une version modifiée à la C.I.A., version destinée à équiper des drones pilotés à distance.

IISI qui indique que son logiciel a une marge d’erreur de plus de 12 mètres, a porté plainte contre Netezza pour empêcher l’utilisation de ce logiciel. Le créateur de la société IISI, Rich Zimmerman a déclaré devant un tribunal qu’il a été «  stupéfait et abasourdi que la C.I.A. envisage de tuer des gens avec mon logiciel qui ne fonctionne pas  ».

Un monde orwellien

Partout dans le monde, les fournisseurs d’outils de surveillance massive aident les agences de renseignement à espionner des particuliers et des « groupes d’intérêt » à grande échelle.

Comment parcourir les documents du projet « un monde sous surveillance » ?

Le projet « un monde sous surveillance » de Wikileaks révèle dans le détail quelles sociétés font des milliards en vendant des systèmes de surveillance sophistiqués aux gouvernement acheteurs, passant outre les règles d’export, et ignorant superbement que les régimes auxquels ils s’adressent sont des dictatures ne respectant pas les droits humains.

Pour chercher dans ces documents, cliquez sur le lien dans le panneau à gauche de cette page pour obtenir la liste par type, compagnie, date ou par mot-clé.

Pour visualiser ces sociétés sur une carte du monde, utilisez l’outil suivant chez Owni.

Source : Wikileaks.

http://spyfiles.org/

Ici pour accéder à la liste des documents.

« Les exportations d’armes vers des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du nord illustrent l’insuffisance des contrôles de trafic d’armes (Arms Transfer To The Middle East And North Africa « MENA »: Lessons For An Effective Arms Trade Treaty) » est le titre du nouveau rapport publié ce mercrdi 19 octobre par l’organisation non gouvernementale, Amnesty International. Le rapport composé de 100 pages se penche sur les transferts d’armes effectués vers les pays répressifs au Moyen-Orient et en Afrique du Nord avant les soulèvements de leurs peuples durant l’année 2011 tels que, l’Égypte, Bahreïn, la Libye, la Syrie et le Yémen depuis 2005.

Rapport d'Amnesty International

Photo prise par : © Peter Macdiarmid/Getty Images – Violents affrontements entre les forces de police et les manifestants anti gouvernement près de la mosquée d’El Istikama à El Giza, Le Caire, Egypt.

Les rédacteurs de ce rapport ont compilé entre les données des Nations Unis, l’Union Européenne et les ressources Nationales pour identifier les fournisseurs d’armes (Un pays comme la Russie ne publie pas de rapport annuel sur ses exportations d’armes, ce qui signifie que les transferts de ce type dans la région ne peuvent être quantifiés), les chiffres ont montré que les pays qui sont devenus actuellement très solidaire avec la population de du monde arabe comme l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, les États-Unis, la France, l’Italie, la République tchèque, le Royaume-Uni et la Russie, étaient les principaux fournisseurs d’armes  aux gouvernements dictatoriaux des cinq pays cités dans le rapport, le tableau suivant montre pour chaque pays qui étaient les principaux fournisseurs d’armes (pour quelques pays comme El Bahreïn et le Yémen, ils le sont toujours) :

« Au moins 20 États ont vendu et fourni des armes légères, des munitions, du gaz lacrymogène, des agents antiémeutes et d’autres équipements à l’Égypte, les États-Unis en tête avec des livraisons d’un montant de 1,3 milliards de dollars annuels (soit un peu plus de 940 millions d’euros). Ses autres fournisseurs incluent l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, l’Italie et la Suisse. …Les forces de sécurité égyptiennes et bahreïnites ont utilisé un grand nombre de fusils, avec des conséquences dévastatrices et meurtrières. »

« Au moins 11 États ont fourni au Yémen une assistance militaire ou autorisé l’exportation d’armes, de munitions et d’équipements associés vers ce pays, où quelque 200 manifestants ont perdu la vie en 2011. Ceux-ci incluent l’Allemagne, la Bulgarie, les États-Unis, l’Italie, la République tchèque, le Royaume-Uni, la Russie, la Turquie et l’Ukraine. »

Malgré les mesures prises par la communauté internationale cette année afin de limiter les exportations d’armes vers les 5 pays cités dans le rapport.  L’organisation a cependant rappelé que les protocoles en vigueur visant à réguler les exportations d’armes n’ont pas permis d’empêcher les transferts, par exemple, malgré la répression brutale qui continue à viser les manifestants, la communauté internationale n’a pas pris de mesures fortes pour mettre un terme aux transferts d’armes vers le Yémen.

Les recherches de l’ONG « Amnesty International » ont mis en évidence l’échec total des mesures de contrôle existantes concernant la vente d’armements, ainsi que la nécessité d’un traité sur le commerce des armes prenant pleinement en compte le besoin de respecter les droits humains, certains pays comme la Russie ne publie pas de rapport annuel sur ses exportations d’armes (Selon les recherches de l’ONG, 10 % des exportations d’armes de la Russie seraient à destination de la Syrie), ce qui signifie que les transferts de ce type dans la région ne peuvent être quantifiés.

Zoom sur le trafic d’armes vers la Lybie : les fournisseurs ont été payés deux fois !

Une grande partie de ce rapport (presque 17 pages) est consacré à la Lybie, le rapport a identifié 10 États – dont l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, l’Italie, le Royaume-Uni et la Russie – dont le gouvernement a autorisé la vente d’armements, de munitions et d’équipements associés au régime répressif du colonel Mouammar Kadhafi, en Libye, depuis 2005.

 « Des bombes à sous-munitions et des projectiles de mortier MAT-120 de fabrication espagnole, pour lesquels une licence d'exportation a été octroyée en 2007, ont été retrouvés à Misratah par les chercheurs d’Amnesty International lorsque les forces du colonel Kadhafi pilonnaient cette ville, ….. Ces équipements sont désormais prohibés par la Convention des Nations Unies sur les armes à sous-munitions, que l'Espagne a signée moins d'un an après avoir fourni des sous-munitions à la Libye. »

« Des bombes à sous-munitions et des projectiles de mortier MAT-120 de fabrication espagnole, pour lesquels une licence d’exportation a été octroyée en 2007, ont été retrouvés à Misratah par les chercheurs d’Amnesty International lorsque les forces du colonel Kadhafi pilonnaient cette ville, ….. Ces équipements sont désormais prohibés par la Convention des Nations Unies sur les armes à sous-munitions, que l’Espagne a signée moins d’un an après avoir fourni des sous-munitions à la Libye. »

Durant le conflit, les forces du colonel Mouammar Kadhafi ont commis des crimes de guerre et des violations susceptibles de constituer des crimes contre l’humanité, ces forces ont utilisé des armes lourdes tels que les chars, les bombes à sous-munitions, les mines anti-personnel et les roquettes Grad contre les forces du CNT en pleine zones surpeuplés comme Misratah, ces roquettes conçues pour frapper sans discrimination et largement utilisées par les deux camps ont causé des dégâts humaines et matériels importants.

Avertissement : les vidéos suivantes, prise après la chute de Tripoli comportent des scènes sensibles.

Selon le rapport, la France et le Qatar, ont fourni à plusieurs reprises des armes aux forces de l’opposition pendant le conflit, un haut diplomate français a déclaré que l’aviation militaire française a délivré une cargaison d’armes à des civils libyens et que ces civils étaient sur le point d’être massacré par les forces pro Kadhafi. Une autre cargaison d’armes en provenance de Qatar (de fabrication française) a été délivrée aux forces du CNT, selon un chercheur de l’ONG, les autorités Qatarienne ont fourni des munitions à l’opposition depuis le début du moi d’avril dernier.

Malgré l’embargo sur les armes appliqué sur la Lybie depuis le 26 février 2011, la chine a proposé au régime de Muammar Kadhafi une offre d’armes et de munitions d’un montant de 200 millions dollars, ces négociations secrètes ont fait l’objet d’une enquête publié par le journal canadien The Globe and Mail le 2 septembre 2011.

Le rapport complet d’Amnesty International sur les exportations d’armes vers des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du nord (en anglais) est accessible ici

Des relations controversés entre le régime de Mouammar Kadhafi et l’occident avant le conflit libyen.

Des documents découverts le 3 septembre 2011 par Human Rights Watch à Tripoli et publié le 9 septembre dernier fournissent de nouveaux détails sur l’étroite coopération entre les États-Unis, le Royaume-Uni et les services de renseignements libyens relatifs au transfert de personnes suspectées de terrorisme.

Une capture d’écran d’un des documents secret adressé à Musa Kousa -le chef des services secrets libyenne- et publié par Human Rights Watch le 9 septembre 2011.

Une capture d’écran d’un des documents secret adressé à Musa Kousa -le chef des services secrets libyenne- et publié par Human Rights Watch le 9 septembre 2011.

Les documents trouvés à Tripoli montrent que les gouvernements américain (pendant le mandat du président George W. Bush) et britannique ont cherché à obtenir des promesses de traitement humain d’un gouvernement pourtant bien connu pour pratiquer la torture. Compte tenu du bilan de Mouammar Kadhafi en matière de torture et de mauvais traitements.

Ici pour consulter le document américain publié par Human Rights Watch.

Politiciens où voyous ? Serviteurs du peuple où opportunistes ?, ces questions sont légitimes pour une partie importante des algériens, je dis bien une partie parce qu’une autre partie du peuple s’est impliquée dans une violente guerre de position au sein des partis « politiques » pour bénéficier d’un statut de député au niveau du parlement lors des prochaines élections législatives, un statut qui va leurs ouvrir les portes d’une paradis « corrompu ».

Au cours des derniers mois, le vieux parti, front de la libération national (FLN) s’est déchiré en deux parties, la première, légaliste, gouverné par Belkhadem, et l’autre, surnommée, mouvement de redressement. Ces deux groupes n’hésitent pas à faire usage de violence lors des conférences nationales du parti qui se transforme en affrontements.

Jeudi derniers, la petite ville de Draria (à l’ouest d’Alger) a été verrouillé par un impressionnant dispositif de sécurité afin d’éviter des affrontements entre les partisans des deux groupes du FLN lors d’une conférence nationale des redresseurs, même si ce rendez-vous n’a pas connu les mêmes dépassements de celui de Constantine quand une réunion s’est transformé en bagarre générale faisant de nombreux blessés, des incidents ont eu lieu avant la tenue du rassemblement entre quelques perturbateurs dont un fils de Belkhadem qui brandissaient des pancartes et des posters du secrétaire général du parti et les forces de sécurité installé autour de la salle qui réceptionnait la réunion.

A quelques kilomètres de Draria, une bataille sanglante s’est déclenché entre des dirigeants du parti, El Islah Elwatani au niveau de leur siège principal, situé à Belouizdad (ex-Belcourt -centre d’Alger-). Un vidéo amateur publié sur le compte facebook personnel de l’ex député Mohamed Salhi et relayé sur plusieurs sites et pages d’information montre l’ex député Miloud Kadri soufrant de plusieurs blessures causés par des coups d’armes blanches au niveau de sa jambe et de son visage.

Selon les témoignages de Mohamed Salhi et Miloud Kadri, le leadeur du parti et ex candidat au présidentielle de 2009, Mohamed DJahid Younsi a dressé une bande de 40 personne armés de couteaux et autres armes blanches tard dans la soirée du dimanche pour  attaquer le siège et le clan adversaire qui l’occupait depuis le samedi 15 octobre, ces violents affrontements ont fait plusieurs blessés qui ont été transféré à l’hôpital Mustapha Bacha après l’intervention des forces de police.

Le câble diplomatique 08ALGIERS1022, créé le 24 Septembre 2008 et publié par Wikileaks le 30 Aout 2011, nous présente une nouvelle preuve renforcé par plusieurs commentaires sur la combinaison « Politique-Argent » où bien « Pouvoir-Corruption » au sein du parlement algérien, cette institution, sensé représenter et défendre les intérêts des citoyens qui l’ont élu, est devenu un moyen utilisé par des groupes d’opportunistes et de « BAGGARAS » afin de bénéficier des privilèges d’un député pour mieux gérer leurs intérêts personnels.

Le télégramme diplomatique nous montre aussi comment une décision présidentielle signé par le président lui-même à ordonné une augmentation inhabituelle et considérable des salaires des parlementaire quelques mois seulement avant l’amendement de la constitution pour permettre à Bouteflika un troisième mandat présidentiel.

08ALGIERS1022 : Vous voulez devenir riche – Devenez un parlementaire.

Le câble original en anglais est accessible ici.

Numéro d’identification Créé le Publié le Classification Origine
 08ALGIERS1022 2008-09-24 07:22 2011-08-30 01:44 CONFIDENTIAL Embassy Algiers

1.      VZCZCXRO0667

2.      PP RUEHWEB

3.      DE RUEHAS #1022/01 2680722

4.      ZNY CCCCC ZZH

5.      P 240722Z SEP 08 ZDK

6.      FM AMEMBASSY ALGIERS

7.      TO RUEZC/USOFFICE EACTC

8.      RUEHNM/AMEMBASSY NIAMEY

C O N F I D E N T I A L SECTION 01 OF 02 ALGIERS 001022

SIPDIS

E.O. 12958: DECL: 09/23/2018

TAGS: PGOV ECON AG

OBJET: Vous voulez devenir riche – Devenez un parlementaire

La lettre C en début des chapitres annonce des commentaires confidentiels.

Classé par: DCM Thomas F. Daughton; reasons 1.4 (b) and (d).

SOMMAIRE :

1. (C) SOMMAIRE: La décision du 17 septembre qui consiste à augmenter considérablement les salaires des membres des deux chambres parlementaires (Le conseil de la nation et l’assemblé populaire nationale APN) a été largement critiqué par le public et les principaux titres des journaux qui criait, « Honte à vous » et « Deviens un député et deviens riche ! ». La décision, prise par une ordonnance présidentielle retentissante ratifiée par le parlement, augmente le salaire de base d’un député « junior » de 180,000 dinars (Environ 3000 dollars américains) à 300,000 dinars (5000 dollars américains) par mois. Le salaire minimum en Algérie est de 12.000 dinars (200 dollars américain) par mois. Les députés eux-mêmes avaient des difficultés pour justifier cette augmentation en comparant leur statut à celui des députés dans les pays voisins et européens, mais le public irrité s’est concentré sur leurs positions à l’égard de la société algérienne. En conséquence, les réactions à l’augmentation de salaire ont été amères et méprisantes, comme plusieurs de nos contacts l’ont senti, le gouvernement à beaucoup fait pour récompenser soit même mais elle a peu fait pour améliorer les conditions socioéconomiques de la vie quotidienne de ses citoyens.

FIN DU SOMMAIRE.

Le siège de l'assemblé populaire algérien -Alger-

Le siège de l'assemblé populaire algérien -Alger-

UN MEILLEUR SALAIRE CRÉE T-IL UNE MEILLEURE PERFORMANCE?

¶2. (C) Mahmoud Koudiri, le ministre chargé des relations avec le parlement, a défendu l’augmentation des salaires à la presse le 18 septembre en disant que les salaires des députés devraient être considérés comme une partie de la politique nationale sur les salaires, et que les augmentations devraient toucher tous les autres secteurs. Il a ajouté ses croyances que les parlementaires bien payés « vont faire un travail meilleur ». Sous l’augmentation, 300,000 dinars (5000 dollars américains) est le salaire brute mensuel d’un parlementaire junior, dont 250,000 dinars (Environ 4200 dollars américains) est le salaire net. En addition à ce salaire, les députés reçoivent une indemnité mensuelle de logement de 63,000 dinars (1050 dollars américains) et une allocation alimentaire de 20,000 dinars (presque 340 dollars américains). Les présidents des commissions parlementaires et les vices présidents des deux chambres parlementaires recevront un autre montant supplémentaire de 30,000 dinars (500 dollars américains) par mois, suite à ce que Koudiri l’a appelé, leurs « position spécial ». L’augmentation est rétroactive au premier janvier, ce qui signifie que chaque député recevra un montant initial de presque 1 million de dinars (16,700 dollars américains).

¶3. (C) MP (la députée) Sakina Messadi du Front de la libération national (FLN) a reconnu le sentiment amer du public à l’égard de cette augmentation et elle a essayé de nous l’expliquer le 20 septembre. Même s’il est vrai que le peuple est choqué par cette augmentation et il sent que nous avons ignoré ses plaintes, elle a dit, « tous les serviteurs civils et mêmes les militaires » ont bénéficié récemment d’une augmentation importante, malheureusement, elle a ajouté, « seulement notre augmentation était sous les spotlights des medias ».

QU’EST CE QUE VOUS AVEZ FAIT POUR MOI DERNIEREMENT ?

¶4. (C) Achira Mameri du quotidien francophone l’Expression nous a dit le 20 septembre que cette augmentation était hors du contact avec la réalité économique difficile des citoyens, surtout durant le mois de ramadhan où les familles algériennes luttent durement contre la hausse des prix des commodités pour mettre la nourriture sur la table d’El iftar tous les nuits. Selon Mameri, les députés « ont profité du moi de Ramadhan pour se casher » en travaillant quelques heures et quelques jours seulement de la semaine, mais « ils (les députés) sont venu tous « en courant » pour assister la session du 17 septembre pour ratifier l’augmentation de leurs salaires. Mameri a dit qu’elle a confronté le président du parlement Abdelaziz Ziari sur cette question, qui est devenu « défensif » et il l’a dit « être un député est une question de statut, et des salaires plus élevés permettront une bonne représentation ».

Louisa Hanoune

Louisa Hanoune

¶5. (C) Deux parties de l’opposition, le partie des travailleurs Trotskiste (PT) et le partie de base berbère, le rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), ont voté contre l’augmentation, mais pour des raisons différentes. La présidente du PT (partie des travailleurs) Louiza Hanoune a considéré cette augmentation comme « provocation du public », ce même parlement a gonflé ses propres salaires tout en refusant toute augmentation des allocations des personnes handicapées ou des retraités, dont beaucoup d’entres eux survivent avec un revenu mensuel de 4000 ou 5000 dinars (entre 67 à 83 dollars américains) par mois. Noureddine Ait Hamouda, leadeur du groupe parlementaire du RCD, nous a dit le 20 septembre que le RCD a voté contre cette mesure parce que « l’approche globale a été tort ». Ait Hamouda nous a expliqué que le président Bouteflika est censé avoir recours à de telles ordonnances seulement en cas d’urgence. « Nous ne considérons pas que nos salaires sont une urgence », a-t-il conclu.

ALGIERS 00001022  002.8 OF 002

COMMENTAIRE : TOUT POUR LES BENJAMINS (L’ARGENT)

¶6. (C) Alors que ces augmentations sont inhabituelles, l’écart entre le salaire minimum d’un balayeur des rues et les députés dont leurs salaires sont soudainement plus élevé de 25 fois est extrême pour l’Algérie. Comme presque toutes les lois, l’augmentation du salaire provient de la présidence et elle a été approuvée par le président Bouteflika lui-même avant de faire son chemin vers le parlement. Selon la constitution, si le Parlement ne parvient pas d’approuver une telle législation, il est automatiquement dissous.

Des augmentations des salaries récentes des autres secteurs de la société n’ont pas reçu le même degré de mépris et de critiques publique, nos contacts nous ont dit, « c’est parce que le parlement a une responsabilité de représenter et défendre les intérêts du peuple ». Cette augmentation était différente, cependant, parce que pour les Algériens ordinaires, le gouvernement est plus que jamais hors de contact avec les problèmes socioéconomiques quotidiens qui les concernent, et cette augmentation n’est qu’une nouvelle preuve sur un système qui ne s’intéresse qu’a ses intérêts.

FIN DU COMMENTAIRE.

PEARCE